La quête de la Cabbale originelle par le génial Fabre d'Olivet. La Langue hébraïque restituée, une monumentale recherche sur l'hermétisme et la connaissance historique. Sur l’origine de la Parole, et sur l’étude des Langues qui peuvent y conduire, suite 2. Car la connaissance de la Parole, celle des éléments et de l’origine du langage, ne sont point au nombre de ces connaissances que l’on transmet facilement à d’autres, ou qu’on démontre à la manière des géomètres. Avec quelque étendue qu’on les possède, quelques racines profondes qu’elles aient jetées dans un esprit, quelques fruits nombreux qu’elles y aient développés, on n’en peut jamais communiquer que le principe. Ainsi, rien dans la nature élémentaire ne se propage ni tout de suite, ni tout à la fois : l’arbre le plus vigoureux, l’animal le plus parfait, ne produisent point simultanément leur semblable. Ils jettent, selon leur espèce, un germe d’abord très différent d’eux, qui demeure infertile, si rien d’extérieur ne coopère à son développement. Les sciences archéologiques, c’est-à-dire toutes celles qui remontent aux principes des choses, sont dans le même cas. C’est en vain que les sages qui les possèdent s’épuisent en généreux efforts pour les propager. Les germes les plus féconds qu’ils en répandent, reçus par des esprits incultes, ou mal préparés, y subissent le sort de ces semences qui, tombant sur un terrain pierreux, ou parmi les épines, y meurent stériles ou étouffées. Les secours n’ont pas manqué à nos savants ; c’est l’aptitude à les recevoir. La plupart de ceux qui s’avisaient d’écrire sur les langues ne savaient pas même ce que c’était qu’une langue ; car il ne suffit pas pour cela d’avoir compilé des grammaires, ou d’avoir sué sang et eau pour trouver la différence d’un supin à un gérondif ; il faut avoir exploré beaucoup d’idiomes, les avoir comparés entre eux assidûment et sans préjugés ; afin de pénétrer, par les points de contact de leur génie particulier, jusqu’au génie universel qui préside à leur formation, et qui tend à n’en faire qu’une seule et même langue. Parmi les idiomes antiques de l’Asie, il en est trois qu’il faut absolument connaître si l’on veut marcher avec assurance clans le champ de l’étymologie, et s’élever par degrés jusqu’à la source du langage. Ces idiomes, que je puis bien, à juste titre, nommer des langues dans le sens restreint que l’on donne à ce mot, sont le chinois, le sanscrit, et l’hébreu. Ceux de mes Lecteurs qui connaissent les travaux des savants de Calcutta, et particulièrement ceux de William Jones, pourront s’étonner que je nomme l’hébreu en place de l’arabe dont cet estimable écrivain fait dériver l’idiome hébraïque, et qu’il cite comme l’une des langues-mères de l’Asie. Je vais expliquer ma pensée à cet égard, et dire en même temps pourquoi je ne nomme ni le persan ni le tatare oïghoury que l’on pourrait penser que j’oublie. Lorsque W. Jones jetant sur le vaste continent de l’Asie et sur les îles nombreuses qui en dépendent, un oeil observateur, y plaça cinq nations dominatrices entre lesquelles il en partagea l’héritage, il créa un tableau géographique d’une heureuse conception, et d’un grand intérêt, que l’historien ne devra pas négliger ; mais il eut égard en établissant cette division, plutôt à la puissance et â l’étendue des peuples qu’il nommait, qu’à leurs véritables titres à l’antériorité ; puisqu’il ne craint pas de dire que les Persans, qu’il range au nombre des cinq nations dominatrices, tirent leur origine des Hindous et des Arabes , et que les Chinois ne sont qu’une colonie indienne ; ne reconnaissant ainsi que trois souches primordiales, savoir. celle des Tatares, celle des Hindous, et celle des Arabes. Quoique je ne puisse lui accorder entièrement cette conclusion, je ne laisse pas d’en inférer, comme je viens de le dire, que cet écrivain en nommant les cinq nations principales de l’Asie, avait eu plus d’égard à leur puissance qu’à leurs véritables droits à l’antériorité. Il est évident du moins, que s’il n’eût pas dû céder à l’éclat dont le nom arabe s’est environné dans ces temps modernes, grâce à l’apparition de Mahomet, et à la propagation du culte et de l’empire islamiste, W. Jones n’eut point préféré 1e peuple arabe au peuple hébreu, pour en faire une des souches primordiales de l’Asie. Cet écrivain avait fait une étude trop sûre des langues asiatiques pour ne pas savoir que les noms que nous donnons aux Hébreux et aux Arabes, quoiqu’ils paraissent très dissemblables, grâce à notre manière de les écrire, ne sont au fond que la même épithète modifiée par deux dialectes différents. Tout le monde sait que l’un et l’autre peuple rapporte son origine au patriarche Hébereu : or, le nom de ce prétendu Patriarche ne signifie rien autre chose que ce qui est placé derrière ou ’ au-delà, ce qui est éloigné, caché, dissimulé, privé du jour ; ce qui passe, ce qui termine, ce qui est occidental, etc. Les Hébreux, dont le dialecte est évidemment antérieur à celui des Arabes, en ont dérivé hébri, et les Arabes harbi, par une transposition de lettres qui leur est très ordinaire dans ce cas. Mais soit qu’on prononce hébri, soit qu’on prononce harbi, l’un ou l’autre mot exprime toujours que le peuple qui le porte se trouve placé ou au-delà, ou à l’extrémité, ou aux confins, ou au bord occidental d’une contrée. Voilà, dès les temps les plus anciens, quelle était la situation des Hébreux ou des Arabes, relativement à l’Asie, dont le nom examiné dans sa racine primitive, signifie le Continent unique, la Terre proprement dite, la Terre de Dieu. Si, loin de tout préjugé systématique, on considère attentivement l’idiome arabe, on y découvre les marques certaines d’un dialecte qui, en survivant à tous les dialectes émanés d’une même souche, s’est successivement enrichi de leurs débris, a subi les vicissitudes du temps, et, porté, au loin par un peuple conquérant, s’est approprié un grand nombre de mots étrangers à ses racines primitives ; s’est poli, s’est façonné sur les idiomes des peuples vaincus, et peu à peu s’est montré très différent de ce qu’il était à son origine ; tandis que l’idiome hébraïque, au contraire, et j’entends par cet idiome celui de Moyse, éteint depuis longtemps dans sa propre patrie, perdu pour le peuple qui le parlait, s’est concentré dans un livre unique, où presque aucune des vicissitudes qui ont altéré l’arabe n’a pu l’atteindre. C’est là surtout ce qui le distingue, et ce qui me l’a fait choisir. Cette considération n’a point échappé à W. Jones. Il a bien vu que l’idiome arabe, pour lequel il sentait d’ailleurs beaucoup de penchant, n’avait produit aucun ouvrage digne de fixer l’attention des hommes avant le Koran, qui n’est encore qu’un développement du Sépher, de Moyse ; tandis que ce Sépher, refuge sacré de l’idiome hébreu, lui paraissait contenir, indépendamment d’une inspiration divine, plus de vraie sublimité, de beautés exquises, de moralité pure ; d’histoire essentielle et de traits de poésie et d’éloquence, que tous les livres ensemble, écrits dans aucune langue, et dans aucun siècle du monde. Quoique ce soit beaucoup dire, et qu’on pût, sans faire le moindre tort au Sépher, lui comparer et même lui préférer certains ouvrages également fameux parmi les nations, j’avoue qu’il renferme pour ceux qui peuvent le lire, des choses d’une haute conception et d’une sagesse profonde ; mais ce n’est point assurément dans l’état où il se montre aux lecteurs vulgaires qu’il mérite de tels éloges,, à moins qu’on ne veuille se couvrir les yeux du double bandeau de la superstition et du préjugé. Sans doute W. Jones l’entendait dans sa pureté, et c’est ce que 1’aime à croire. Au reste, ce n’est jamais que par des ouvrages de cette nature qu’une langue acquiert des droits à la vénération. Les livres des principes universels appelés King par les Chinois, ceux de la science divine appelés Veda ou Beda par les Hindous, le Sépher de Moyse, voilà ce qui rend à jamais illustres et le chinois, et le sanscrit, et l’hébreu : Quoique le tatare oïghoury soit une des langues primitives de l’Asie, je ne l’ai point fait entrer au nombre de celles dont l’étude est nécessaire à celui qui veut remonter au principe de la Parole ; parce que rien ne saurait ramener à ce principe, dans un idiome qui n’a point de littérature sacrée.
Moïse présentant les Tables de la Loi, par Champaigne Philippe 1663
Extraits de ce monument de la Connaissance qu’est le livre : la Langue hébraïque reconstituée, par Fabre d’Olivet, clé de la Cabbale Mère des Tables de la Loi du Sépher de Moïse.
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