Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
les dieux de l'Olympe
Chute des géants Giulio Romano
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Chapitre III : Enlèvement de Proserpine. LES habitants d’Eleusis montraient encore l’endroit où Proserpine avait été enlevée par Pluton, et celui où leurs femmes avaient commencé à chanter des Hymnes en l’honneur de Cérès. C’était près d’une pierre appelée agelaste, sur laquelle, disaient-ils, Cérès s’était assise, absorbée dans le chagrin que lui causait la perte de sa fille. Auprès de cette pierre était un lieu nommé Callichore. Pour que ce prétendu rapt de Proserpine ne fût pas regardé comme une fable, les Eléusiens assuraient qu’il s’était fait chez eux. Les Siciliens en disaient autant de leur pays pour la même raison, suivant ce qu’en dit Ovide dans le quatrième livre des Fastes, et plusieurs autres Poètes. Cicéron (In Verrem.) fait une fort belle description du lieu de la Sicile, où Proserpine fut enlevée en cueillant des fleurs. Mais les Eléusiens et les Siciliens regardaient comme une histoire véritable ce qui n’était qu’une allégorie fabuleuse, puisque l’Isis d’Egypte, la même que Cérès, ne fut jamais à Eleusis ni en Sicile ; qu’elle n’eut point de fille du nom de Proserpine ; et qu’enfin, quoi qu’on en dise, son enlèvement n’est qu’une allégorie, non de la culture des terres ordinaires, mais de la culture du champ Philosophique. Si cette histoire n’était qu’une allégorie de la manière de semer et de cueillir les grains, pourquoi faire un mystère de ce que le dernier des Paysans savait parfaitement ? D’ailleurs est-il croyable que dans le temps fixé pour le règne prétendu de Cérès en Sicile, et de son arrivée dans l’Attique, on ne sut pas cultiver la terre pour en recueillir les fruits ? L’Écriture Sainte nous prouve le contraire. En un mot, sans entrer dans une dissertation trop longue sur ce sujet, voyons seulement ce qu’était Pluton, le ravisseur de Proserpine ; Proserpine, elle-même, et Cérès sa mère. Cette dernière faisait son séjour ordinaire en un lieu délicieux de la Sicile, nommé Enna, ou fontaine agréable, suivant Cicéron (loco citato) et selon Brochart (Chan. liv. I. chan. 28.), où il y avait de belles prairies arrosées de fontaines d’eau vive : suivant Diodore de Sicile, les violettes et autres fleurs y croissaient en grand nombre. Comparons l’idée que les Auteurs nous donnent du séjour de Cérès ave : celle que les Philosophes nous donnent du lieu où habite la leur. Nous en avons déjà rapporté une partie en traitant de Nysa, où Bacchus fut élevé : mais il est à propos d’en remettre la description sous les yeux du Lecteur. Homère (Odyss. 1. 9. v. 109.) parle de la Sicile en ces termes : Sans le travail du soc, sans le soin des semailles, La terre fait sortir de ses riches entrailles Tous ses dons, arrosés aussitôt par les Cieux. On pourrait comparer ce pays-là avec celui de Nysa, où des prairies émaillées des plus belles fleurs réjouissent la vue et l’odorat ; où les fruits croissent en abondance, parce que le terrain est arrosé par des fontaines agréables d’eau vive. Voici la description que fait le Cosmopolite de l’Ile des Philosophes. « Cette Ile est située vers le midi ; elle est charmante, et fournit à l’homme tout ce qui peut lui être nécessaire pour l’utile et l’agréable. Les Champs-Élysées de Virgile peuvent à peine lui être comparés. » Tous les rivages de cette Ile sont couverts de myrtes, de cyprès et de romarins. Les prairies verdoyantes, et remplies de fleurs odoriférantes et de toutes couleurs, présentent un coup d’oeil des plus gracieux, et font respirer, un air des plus suaves. Les collines sont décorées de vignes, d’oliviers et de cèdres. Les forêts sont composées d’orangers et de citronniers. Les chemins publics, bordés de lauriers et de grenadiers, offrent aux voyageurs sa la douceur de leur ombre contre les ardeurs du Soleil. On y trouve enfin tout ce qu’on peut souhaiter. A l’entrée du jardin des Philosophes se présente une fontaine d’eau vive, très claire, qui se répand partout, et l’arrose tout entier, dit d’Espagnet (Can. 52 et 53.). Tout auprès se trouve des violettes, qui arrosées abondamment par les eaux dorées d’un fleuve, prennent la couleur du plus beau saphir. On y voit ensuite des lis et des amaranthes. » Voilà Enna, où sont des fontaines agréables d’eau vive, où l’on voit des prairies dans lesquelles naissent des violettes et des fleurs de toutes espèces. C’est dans ces lieux admirables que Proserpine, en se promenant avec ses compagnes, cueillit une fleur de narcisse, lorsque Pluton l’enleva pour en faire son épouse, et partager avec elle l’Empire des Enfers. Quelle idée nous présente-t-on de Pluton ? Tous les noms qu’on lui a donnés inspirent l’horreur, la tristesse ; ils signifient tous quelque chose de noir, de sombre ; on nous le représente, en un mot, comme le Roi de l’Empire ténébreux de la mort, et néanmoins comme le Dieu des richesses. Son nom Adès, signifiait perte, mort. Les Phéniciens l’appelaient Muth, qui veut dire mort. Les Latins le nommaient Sumanus, les Sabins Soranus, terme qui a du rapport avec cercueil, d’autres, Orcus, Argus, Februus. On lui mettait des clefs a la main, au lieu du sceptre ; on lui offrait des sacrifices de brebis noires. Les Grecs enfin le nommaient Pluton ou Plouton, de , Dieu de richesses. Comment les Philosophes s’expriment-ils au sujet de leur Pluton, après cette belle description du pays Philosophique ? Il faut, disent-ils, enlever une Vierge belle, pure, aux joues vermeilles (D’Espagnet, Can. 58, Synésius, Artéphius, la Tourbe, etc.), et la marier. Joignez la belle Beja avec Gabertin : après leur union, ils descendront dans l’empire de la mort. On n’y verra qu’horreur et ténèbres ; la robe ténébreuse se manifestera : notre homme avec sa femme seront ensevelis dans les ombres de la nuit. Cette noirceur est la marque de la dissolution ; et cette dissolution (Flamel, Explicat. des figur. hiérogl.) est appelée par les Philosophes, mort, perte, destruction, et perdition. Aussi a-t-on voulu faire venir Ades, un des noms de Pluton, du mot Phénicien Ed, ou Aiid, qui signifie perte, destruction. De là, continue Flamel, sont sorties tant d’allégories sur les morts, tombes et sépulcres. Quelques-uns l’onc nommée putréfaction, corruption, ombres, gouffre, enfer. Que veut-on de plus précis ? Toutes les circonstances de ce rapt indiquent celles de la dissolution des Philosophes, Proserpine cueille des fleurs avec les filles de sa suite. Pluton la voit, l’enlève, et part dans le moment sur son char attelé de chevaux noirs. Il rencontre un lac près duquel était la Nymphe Cyanée, qui veut arrêter son char ; mais Pluton d’un coup de sceptre s’ouvre un chemin qui les conduit aux Enfers. La Nymphe désolée fond en pleurs, et est changée en eau. Cérès est la terre des Philosophes, ou leur matière : Proserpine, sa fille, est la même matière encore volatile, mais parvenue au blanc ; ce que nous apprend son nom Phéréphata, du grec , je porte, et de , je luis, ou , lumière ; comme si l’on disait je porte la lumière ; parce que la couleur blanche indique la lumière, et qu’elle succède à la couleur noire, symbole de la nuit. Ce noir est même appelé de ce nom par les Philosophes, comme on peut le voir dans leurs Ouvrages, particulièrement dans celui du Philalèthe, qui a pour titre, Enarratio Methodica trium Gebri Medicinarum, pag. 48, édit. de Londres, a648, où il appelle la matière Philosophique devenue noire, la noirceur de la nuit, la nuit même, les ténèbres ; et la matière sortie de la noirceur, le jour, la lumière. Ce Phéréphata Philosophique mis dans le vase avec sa mère, pour faire l’élixir, se volatilise, et produit différentes couleurs. Ces parties qui se volatilisent avec elles, sont les filles de la suite: la Fable dit qu’elle cueillait des narcisses, parce que le narcisse est une fleur blanche, et que cette blancheur disparaissant, le narcisse est cueilli. Pluton l’enlevé dans ce moment, et prend le chemin de l’Enfer. Avant que la couleur noire paraisse dans cette seconde opération, plusieurs autres couleurs se succèdent ; la céleste ou bleuâtre se manifeste ; elles deviennent ensuite plus foncées, et semblent un chemin qui conduit au noir : c’est pourquoi la Fable dit que Pluton arriva près d’un lac, et y rencontra la Nymphe Cyanée, du grec , bleuâtre. L’eau mercurielle renfermée dans le vase n’est-elle pas un vrai lac ? Le ravisseur de Proserpine n’a point d’égard aux prières de la Nymphe Cyanée, et d’un coup de sceptre il s’ouvre un chemin aux Enfers ; n’est ce pas la matière devenue bleuâtre, qui continue de prendre une couleur plus foncée jusqu’au noir qui lui succède ? Alors la Nymphe fond en pleurs, et se trouve changée en eau, c’est-à-dire que la dissolution de la matière en eau est parfaite, et la Nymphe Cyanée disparaît avec la couleur bleue. Voila donc Proserpine arrivée dans l’Empire ténébreux de Pluton. Elle y règne avec lui, et ne reviendra voir sa mère qu’au bout de six mois. En attendant que son retour nous donne lieu de l’expliquer. Suivons la mère dans ses recherches. Cérès informée du rapt de sa fille, la cherche par mer et par terre. Elle arrive enfin auprès du lac de la Nymphe Cyanée ; mais la Nymphe fondue en pleurs et changée en eau, ne pouvait plus lui en donner des nouvelles. Elle aperçut le voile de sa fille qui flottait sur l’eau, et jugea par-là que le ravisseur y avait passé. Aréthuse, Nymphe d’une fontaine de même nom, dont les eaux s’écoulent dans les lieux voisins du Styx, confirma Cérès dans son idée, et voulue consoler cette mère affligée, en lui apprenant que sa fille était devenue l’épouse du Dieu des Enfers. A cette nouvelle, Cérès monte sur son char, traverse l’air, va trouver Jupiter, et lui demande sa fille, qui était aussi la sienne. Jupiter consent qu’elle lui soit rendue, pourvu qu’elle n’ait pas même goûté des fruits qui naissent dans les Enfers. Mais Ascalaphe, qui seul lui avoir vu cueillir une grenade, dont elle avait mangé trois grains, n’eut pas la discrétion de le taire. Jupiter ordonna donc que Proserpine demeurerait six mois avec son mari, et six mois avec sa mère. Cérès satisfaite du jugement de Jupiter, partit pour Eleusis. Arrivée près de cette Ville, elle s’assit sur une pierre, pour se reposer de ses fatigues, et fut ensuite trouver Eleusis, père de Triptolème, qu’elle nourrit, et lui enseigna l’art de semer et de cueillir les grains. Il n’est plus question de Proserpine, et la Fable ne dit pas que Cérès l’ait revue depuis son voyage d’Eleusis. Nous avons vu Cérès enfermée dans le vase avec fa fille Phéréhata ; la mère la cherche par mer et par terre, parce qu’il y a de l’eau et de la terre dans le vase. Cette eau forme le lac Cyanée, sur lequel Cérès voit flotter le voile de sa fille, c’est-à-dire une petite blancheur qui commence à paraître à mesure que la couleur noire s’éclaircir. « J’ai fait peindre un champ azuré et bleu, dit Flamel (Loco citato.) pour montrer que je ne fais que commencer à sortir de la noirceur très noire car l’azuré et bleu est une des premières couleurs que nous laisse voir l’obscure femme, c’est-à-dire, l’humidité cédant un peu à la chaleur et sécheresse... la femme a un cercle blanc en forme déroule au à l’entour de son corps, pour le montrer que notre rebis commencera à se blanchir de cette façon, blanchissant premièrement aux extrémités, tout à l’entour de ce cercle blanc. » Voilà le lac Cyanée, avec le voile de Proserpine qui flotte sur ses eaux. Cérès juge que le ravisseur s’est échappé par ce lac, et la Nymphe Aréthuse lui apprend que sa fille est épouse du Dieu des Enfers. Suivant ce que nous venons d’apprendre de Flamel, Cérès ne pouvait s’y tromper. D’ailleurs la couleur de l’eau un peu rougeâtre orangée, tout auprès de la lisière de ce cercle indiqué par la Nymphe Aréthuse, la confirme dans son idée. Car, suivant Guido de Monte (Scala Philosoph.), « le signe que la couleur noire commence à disparaître, que le jour va succéder à la nuit, et que la première blancheur se manifeste, est quand l’on voit un certain petit cercle capillaire, c’est-à-dire passant sur la tête, qui paraîtra à l’entour de la matière aux côtés du vaisseau, en couleur dans ses bords tirant sur l’orangé. » Le nom de la Nymphe annonce assez cette couleur, puisqu’il vient du grec , fer, , je suis agité. La volatilisation ne se fait que par l’agitation des parties, et la dissolution du fer dans l’eau donne une couleur orangée. On dit aussi que les eaux de la fontaine du même nom coulent auprès de celles du Styx, parce qu’on suppose que le Styx est un des fleuves de l’Enfer, signifié par la couleur noire. Cérès, après ces nouvelles, monte sur son char, traverse les airs, et va trouver Jupiter, c’est cette volatilisation de la matière qui commence alors à monter dans l’espace du vase occupé par l’air. Elle demande sa fille à Jupiter, ou cette couleur grise qui succède à la noire. A la grise succède la blanche, que nous avons dit être Proserpine ou Phéréphata ; ce qui a fait dire qu’elle était fille de Cérès et de Jupiter. Ce Dieu consent son retour, à condition qu’elle aura gardé une exacte abstinence depuis qu’elle était dans les Enfers ; mais Ascalaphe dit qu’elle a mangé trois grains de grenade. Jupiter avait raison, et Ascalaphe était le seul qui pouvoir accuser Proserpine ; car dès que la couleur rouge, indiquée par les trois grains de grenade, commence à se manifester sur le blanc, elle ne peut plus se rétrograder ; le rouge se fortifiera de plus en plus. Pourquoi Ascalaphe est-il l’accusateur ? C’est que le commencement du rouge est orangé, et qu’Ascalaphe est fils de Mars, suivant ce qu’en dit Homère, et le Mars des Philosophes est le commencement de la couleur rouge : His imperabant Ascalaphus et Jalmenus filii Martis Quos peperit Astyoche in domo Actoris Azidoe. Iliad. l. 2. vers 112. Ces deux vers prouvent parfaitement ce que nous venons de dire ; car Astyoché était fille de Phalente, de , clair, blanc, rocher qui paraît dans la mer. Aussi Astyoché mit au monde Ascalaphe dans la maison d’Actor Azide, c’est-à-dire sur le rivage précieux, rivage, et , précieux, estimable ; il signifie aussi de vil prix : ce qui convient en tout au magistère des Philosophes, précieux infiniment par ses propriétés, et de vil prix quant à la matière dont il est composé. Ascalaphe indique par lui-même l’état de la matière, puisqu’il signifie dur au toucher. Cérès contente part pour Eleusis, et se repose de ses fatigues sur une pierre appelée agelaste. N’est-ce pas la terre Philosophique, qui, après s’être élevée au haut du vase, en se volatilisant, retombe au fond où elle se fixe et se ramasse en un tout, signifié par agelaste, assembler. Cérès va ensuite trouver Eleusis, donc elle nourrit le fils Triptolème. Nous avons expliqué cette visite de Cérès et le reste de son histoire. Quant à la pierre que l’on montrait près de Callichore, en témoignage de la venue de Cérès dans l’Attique, on saura une fois pour toutes, que de telles pierres sont toujours des signes hiéroglyphiques de la fixité de la matière. Telle est celle que Saturne dévora et rendit, qui sur déposée sur le Mont-Hélicon ; celle dont Mercure tua Argus ; celle que Cadmus jeta au milieu des hommes armés nés des dents du dragon qu’il avait semées ; celle ou Pyrithoüs se reposa dans sa descente aux Enfers : celle que Sisyphe roula sans cesse, etc. Revenons à nos Thesmophories. Louis Vives (In lib. 7. c. 20. August. de Civ. Dei.) ajoute les images des Dieux aux choses qui étaient portées dans les solennités par des vierges et des femmes. Le grand Hiérophante portait la représentation du Créateur, le Porte-flambeau avoir celle du Soleil, le Ministre de l’Autel, celle de la Lune ; et celui qui était chargé d’annoncer la solennité au Peuple, portait celle de Mercure. Examinons le tout par parties. Le quatrième jour de la fête, des boeufs traînaient par les rues un chariot, dont les roues étaient faites comme des tambours. Pourquoi par des boeufs ? et pourquoi cette forme de roues ? C’est que le boeuf ou le taureau était l’hiéroglyphe de la matière de l’Art chez les Egyptiens, et que cette matière réduite en mercure, conduit tout l’oeuvre. Les roues étaient faites en tambour, parce qu’elles représentaient la forme du matras Philosophique, que Flamel compare à une écritoire. « Ce vaisseau de terre, dit-il (Explicat. de ses fig. hiérogl.), fait en forme de fourneau, est appelé par les Philosophes le triple vaisseau ; car dans son milieu il y a un étage, sur lequel il y a une écuelle pleine de cendres tièdes, dans lesquelles est posé l’oeuf Philosophique, qui est un matras de verre, que tu vois peint en forme d’écritoire, et qui est plein des confections de l’Art. » Ces roues représentaient même le fourneau qui doit être fait en forme de tour. Or un tambour debout sur son plat ressemble à une tour. On ne dit point ce qu’il y avait sur ce chariot couvert, mais ce que des femmes portaient à sa suite, l’indique assez. C’étaient des gâteaux, de la laine blanche, des grenades et des pavots. Le chariot était couvert, non pas tant pour cacher ce qu’il y avait dedans, que pour marquer que le vase devait être scellé hermétiquement, et signifier l’obscurité ou la couleur noire qui arrive à la matière : c’est pourquoi le jour n’y entrait par aucune ouverture. A sa suite étaient ces femmes, et non dedans, parce qu’elles portaient des gâteaux de farine, et de la laine blanche, pour indiquer que la couleur noire avoir précédé la blanche, qu’elles montraient dans leurs corbeilles d’Or. Les grenades venaient ensuite, pour signifier la grenade Philosophique qu’avait mangé Proserpine. Enfin paraissait le pavot, dernière couleur qui- survient à la matière, comme le dit Pythagoras (La Tourbe.) : « Il se lève de trois parts kuhul noir, puis lait blanc, sel fleuri, marbre blanc, étain, lune, et des quatre parts se lèvent, airain, rouille de fer, safran, grenade, sang et pavot. Et la Tourbe : sachet que notre oeuvre à plusieurs noms, suivant ses différents états, lesquels nous voulons décrire : magnésie, kuhul, soufre, gomme, lait, marbre, safran, rouille, sang, pavot et or sublimé, vivifié et multiplié, teinture vive, élixir et médecine, etc. Brimellus, ibid. : Prenez la matière que chacun connaît, et lui ôtez sa noirceur, et puis lui fortifiez son feu à temps, et il viendra diverses couleurs ; le premier jour safran, le second, comme rouille ; le troisième, comme pavot du désert, le quatrième, comme sang fortement brûlé ; alors, vous avez tout le secret. » On défendait à tout profane de regarder ce chariot et sa suite, parce que tout l’oeuvre y était indiqué hiéroglyphiquement, et que l’on craignait que quelque profane ne le devinât. Le cinquième jour on marchait toute la nuit dans les rues ; c’est qu’après avoir pour ainsi dire enseigné, par la procession de la veille, la théorie de l’oeuvre, on venait le lendemain à instruire de la pratique. Cette procession nocturne indiquait plus clairement, que le chariot couvert, ce qui se passe pendant que la couleur noire occupe la matière ; et c’est le temps, comme nous l’avons dit, où Cérès, cherchait Proserpine. Le sixième, on conduisait d’Eleusis à Athènes la statue d’un grand jeune-homme couronné de myrte, et portant à la main droite un flambeau. On l’appelait Iacchos. On l’accompagnait avec de grands cris de joie, et ces danses. Ce Jeune-homme était l’enfant Philosophique, le fils de Sémélé, Bacchus même, qui, suivant Hérodote (In Euterpe, ch. 123.), gouverne les Enfers conjointement avec Cérès, parce que l’un est la partie fixe ignée de la matière, et l’autre la partie humide et volatile : I nferorum principatum tenere Cererem et Bacchum AEgyptii aïunt. La veille, tout ce faisait dans l’obscurité de la nuit : le lendemain Bacchus semblait naître ; on l’avait regardé presque comme perdu dans les cendres de sa mère ; tout le monde était dans la tristesse ; mais dès qu’il paraît avec les marques de la victoire qu’il vient de remporter sur les horreurs du tombeau, et qu’il porte la couronne de myrte, il répand la joie dans tous les coeurs : chacun s’empresse de la faire voir en criant Iacchos, Iacchos, voilà Bacchus, voilà Bacchus. Le flambeau qu’il porte à la main, signifie bien qu’il a chasse les ténèbres. Les danses que l’on fait à sa suite, sont la circulation des parties volatiles avant leur fixation. Nicolas Flamel à suivi l’idée de ces processions pour former ses figures hiéroglyphiques du Charnier des Saints Innocents de Paris, où pour indiquer la suite des opérations et la succession des couleurs, il a fait peindre des hommes et femmes en procession, habillés de différentes couleurs, avec cette inscription : Moult plaît à Dieu procession, S’elle est faire en dévotion. Enfin les représentations du Créateur, que portait le grand Hiérophante, indiquait que Dieu était l’Auteur de tout, qu’il avait mis lui-même dans la matière du grand oeuvre ou médecine dorée, les propriétés qu’elle a qu’il en est l’auteur, et que puisqu’il a daigné donner la connaissance de cette matière et de la manière de la travailler, c’est à lui seul qu’il faut en rendre grâces, et non au Soleil, à la Lune et à Mercure, qui ne font que des noms donnés aux différents ingrédients qui compétent cette médecine. Nous avons fait voir qu’Osiris ou le Soleil était chez les Egyptiens l’hiéroglyphe de la partie fixe ; Isis ou la Lune, celui de la partie volatile, et que Mercure n’avait été supposé par eux le conseil d’Isis, que parce que le mercure Philosophique fait tout, et que sans lui on ne peut rien faire. Le Soleil est son père, et la Lune sa mère, et le mercure contient l’un et l’autre, disent les Philosophes. Les Poètes ont ajouté a la fable de Proserpine, qu’elle avait eu un fils qui avait la forme d’un Taureau ; et que Jupiter, pour avoir commerce avec elle, s’était métamorphosé en Dragon ; ils disent aussi que le Taureau était père de ce Dragon ; de manière qu’ils étaient père l’un de l’autre ; ce qui parait d’abord un paradoxe des plus outrés. Comment en effet le fils peut-il être père de son propre père ? J’en appelle aux Mythologues pour m’expliquer un fait si inouï, et en même temps inaccordable à leur système d’histoire ou de morale. C’est cependant une chose qui se passe dans le grand oeuvre ; et rien n’est si commun dans les traités des vrais Philosophes, que ces paradoxes appareils. Rien au monde de si inintelligible que cela ; preuve que ceux qui en onc été les inventeurs, onc voulu cacher quelque chose secrète sous une allégorie aussi difficile à expliquer. Que Cérès ait eu Phéréphata de Jupiter, son père eu son grand-père, il n’y a rien courre la nature, que Jupiter eût eu un fils de Proserpine, sa petite-fille, rien encore d’extraordinaire : ce sont deux incestes attribués à Jupiter ; on lui en a supposé bien d’autres. Mais que pour jouir de Proserpine, il prenne la forme d’un Dragon, et que de ce commerce il en naisse un Taureau, père de ce même Dragon, je ne vois pas d’autres moyens d’accorder tout cela, que de dire avec Hermès (Sept. Chap. ch. 4.) : « Vous qui voulez parfaire l’Art, joignez le fils de l’Eau, qui est Jupiter, à Buba, et vous aurez le secret caché. » L’Auteur du Rosaire : « On ne peut rien faire de mieux dans le monde, que de me marier avec mon, fils. Joignez-moi donc avec ma mère, attachez-moi à son sein, gardez-vous de mêler avec nous quelque chose d’étranger, et continuez l’oeuvre ; car rien ne s’unit mieux que les choses de même nature. Ma mère m’a engendré, et je l’engendre, à mon tour. Elle commence par prendre l’empire sur moi ; mais je dominerai sur elle, car je deviens le persécuteur de ma propre mère, avant que j’en aie reçu des ailes. Malgré cela, la nature parle toujours en elle, elle me nourrit, elle a tous les soins du monde de moi : elle me porte dans son sein jusqu’à ce que j’aie atteint un âge parfait. » Flamel : « Remettez l’enfant dans le ventre de sa mère qui l’a engendré, alors il deviendra son propre père. » Raymond Lulle (Codicille, ch. 14.) : « Il faut inhumer la mère dans le ventre du fils qu’elle a engendré, afin qu’il l’engendre à son tour. On a déjà vu ce qu’on doit entendre par les Dragons et les Taureaux. Toute l’explication de cette parenté consiste par conséquent à savoir qu’il y a une unique matière du Magistère, composée néanmoins du volatil et du fixe. Le Dragon ailé et la femme indiquent le volatil, et le Dragon sans aile avec le Taureau sont les symboles du fixe. Le mercure Philosophique ou dissolvant des Philosophes se compose de cette matière, que les Philosophes disent être le principe de l’or. L’or des Sages naît de cette matière, elle est par conséquent sa mère : dans les opérations de l’oeuvre, il faut mêler le fils avec la mère ; alors le fils, qui était fixe et désigné par le Dragon sans aile, fixe aussi sa mère, et de cette union naît un troisième fixe, ou le Taureau. Voilà le Dragon père du Taureau. Qu’on refasse le mélange de ce nouveau-né avec la femme, ou sa partie volatile dont il a été tiré, alors il en résultera le Dragon sans aile, qui deviendra fils de celui qu’il a engendré ; parce que la matière crue est appelée Dragon avant sa préparation, et dans le temps de chaque disposition ou opération de l’oeuvre. Ce qui a fait dire à Arisléus (La Tourbe.) : « La pierre est une mère qui conçoit son enfant, et le tue et le met dans son ventre... après il tue sa mère et la met dans son ventre, et la nourrir.... C’est l’un des plus grands miracles donc on ait ouï parler ; car la mère engendre le fils, et le fils engendre sa mère et la tue.» C’est-à-dire, que l’or se dissout dans le dissolvant volatil des Philosophes ; donc il est tiré ; c’est alors la mère qui tue son enfant. Cet or, en se fixant, fixe sa mère avec lui ; voilà l’enfant qui engendre sa mère, et la tue en même temps, parce que de volatile qu’elle était, il l’engendre en fixité ; et fixer le volatil, c’est le tuer. Voilà tout le mystère de ce paradoxe découvert. Mais pourquoi portait-on les représentations du Soleil, de la Lune et de Mercure ? nous l’avons dit ci-devant ; il faut cependant l’expliquer un peu plus au long. Ceux qui ont voulu parler les premiers allégoriquement de la médecine dorée, et de la matière dont elle se fait, ont dit que cette matière était commune, et connue de tout le monde ; et comme il n’y a rien dans l’Univers de si connu que le Soleil et la Lune, auxquels les Egyptiens donnaient les noms d’Osiris et d’Isis, ils ont pris ces deux Planètes pour signes hiéroglyphiques de la matière du grand oeuvre, parce que la couleur blanche de la Lune et le jaune-rouge du Soleil convenaient d’ailleurs aux couleurs qui surviennent successivement à cette matière dans les opérations. On ne doit pas s’imaginer qu’ils les aient pris pour hiéroglyphes de l’or et de l’argent vulgaires, si ce n’est relativement, et comme on dit secumdario. Il fallait employer des choses connues pour être signes de choses inconnues, sans quoi on aurait ignoré l’un et l’autre. Ils ajoutaient ensuite Mercure comme le ministre, parce qu’il est le factotum de l’oeuvre, et le milieu au moyen duquel on unit les teintures du Soleil et de la Lune, comme le disent les Philosophes. D’ailleurs le Mercure est comme le fils de la matière indiquée par le Soleil et la Lune ; ce qui a fait dire à Hermès (Table d’Emeraude.) : Le Soleil est son père, et la Lune sa mère. L’image du Soleil marquait donc la force active du sujet Philosophique, et la Lune la force passive, c’est-à-dire l’agent et le patient, le mâle et la femelle tirés de la même racine ; deux en nombre, différents seulement par leur forme et leurs qualités, mais d’une même nature et d’une même essence, comme l’homme et la femme, dont l’un dans la génération est agent, l’autre patient ; l’un chaud et sec, l’autre froid et humide. Le Mercure était comme le sperme des deux réunis. C’est dans ce sens que tous les Philosophes en ont parlé, comme on peut en juger par les textes suivants. « Le Soleil, dit l’Auteur du Rosaire, est le mâle, la Lune est la femelle, et Mercure le sperme ; car pour qu’il se fasse une génération, il faut joindre le mâle avec la femelle, et de plus qu’ils donnent leur semence. ». Raymond Lulle (Theor. Test. c. 47.) ; « Cuisez également votre oeuvre avec résidence et constance ; et faites votre composé des choses qui doivent y entrer ; savoir, du Soleil, de la Lune et du Mercure. » Le Rosaire « Je vous déclare que notre Dragon, le Mercure, ne peut mourir qu’avec son frère et sa Soeur, et avec un seul, mais avec les deux : le frère est le Soleil, et sa soeur est la Lune. » Ces façons de parler des Philosophes nous annoncent assez ce que nous devons penser de ces représentations du Soleil, de la Lune et de Mercure. Ce dernier texte de l’Auteur du Rosaire explique même à ceux qui sont au fait de l’oeuvre, comment il faut entendre la filiation et la paternité réciproques du Dragon et du Taureau.
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