Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Chapitre Premier : DES ANIMAUX RÉVÉRÉS EN EGYPTE ET DES PLANTES HIEROGLYPHIQUES. Du Boeuf Apis. Tous les Historiens qui parlent de l’Egypte font mention du Boeuf Sacré. « Nous ajouterons à ce que nous avons rapporté du culte rendu aux animaux, les attentions et le soin, que les Egyptiens ont pour le Taureau sacré, qu’ils appellent Apis. Lorsque ce Boeuf est mort (Diodor. l. i. c. 4.), et qu’il a été magnifiquement inhumé, des Prêtres commis pour cela en cherchent un semblable, et le deuil du peuple cesse lorsque ce Taureau est trouvé. Les Prêtres à qui l’on confie ce soin, conduisent le jeune animal à la ville du Nil, ou ils le nourrissent pendant quarante jours. Ils l’introduisent ensuite dans un vaisseau couvert, dans lequel on lui a préparé un logement d’or, et l’ayant conduit à Memphis avec tous les honneurs dus à un Dieu, ils le logent dans le temple de Vulcain. Pendant tout ce temps-là, les femmes seules ont permission de voir le Boeuf ; elles se tiennent debout devant lui d’une manière très indécente. C’est le Seul temps où elles puissent le voir . » Strabon (Geogr. I. dernier.) dit que ce Boeuf doit être noir, avec une seule marque blanche formée en croissant de lune, au front ou sur l’un des côtés. Pline est du même sentiment (L.E.c.46.). Hérodote (L. III. C. 28.) en parlant d’Apis, que les Grecs nomment Epaphus, dit qu’il doit avoir été conçu par le tonnerre ; qu’il doit être tout noir, ayant une marque carrée au front, la figure d’une aigle sur le dos, celle d’un escarbot au palais, et le poil double à queue (Herode. 1.3.c.28.). Pomponius Mela est d’accord avec Hérodote, quant à la conception d’Apis, de même qu’Elien. « Les Grecs, dit ce dernier, le nomment Epaphus, et prétendent qu’il tire son origine d’Io l’Argienne, fille d’Inaque ; mais les Egyptiens le nient, et en prouvent le faux, en assurant que l’Epaphus des Grecs est venu bien des siècles après Apis. Les Egyptiens le regardent comme un grand Dieu, conçu d’une Vache par l’impression de la foudre ». On nourrissait ce Taureau pendant quatre ans, au bout desquels on le conduisait en grande solennité à la fontaine des Prêtres, dans laquelle on le faisait noyer, pour l’enterrer ensuite dans un magnifique tombeau. Plusieurs Auteurs font mention des Palais superbes, et des appartements magnifiques que les Egyptiens bâtissaient à Memphis pour loger le Taureau Sacré. On sait les soins que les Prêtres se donnaient pour son entretien, et la vénération que le peuple avait pour lui. Diodore nous apprend que de son temps le culte de ce Boeuf était encore en vigueur, et ajoute qu’il était fort ancien. Nous en avons une preuve dans le Veau d’or que les Israélites fabriquèrent dans le désert. Ce peuple sortait de l’Egypte, et avait emporté avec lui son penchant pour Idolâtrie Egyptienne. Il s’était écoulé bien des siècles depuis Moïse jusqu’à Diodore, qui vivait, suivant son propre témoignage, du temps de Jules César, et fut en Egypte sous le règne de Ptolomée Aulete, environ 55 avant la naissance de J. C. Les Egyptiens, du temps du voyage de cet Auteur, ignoraient probablement la véritable origine du culte qu’ils rendaient à Apis, puisque leurs sentiments variaient sur cet article. Les uns, dit-il, pensent qu’ils adorent ce Boeuf, parce que l’âme d’Osiris, après sa mort, passa dans le corps de cet animal, et de celui-ci dans ses successeurs. D’autres racontent qu’un certain Apis ramassa les membres épars d’Osiris tué par Typhon, les mit dans un Boeuf de bois, couvert de la peau blanche d’un Boeuf, et que pour cette raison on donne à la ville le nom de Busiris. Cet Historien rapporte les sentiments du peuple ; mais il avoue lui-même que les Prêtres avaient une autre tradition secrète, conservée même par écrit. Les raisons que Diodore déduit, d’après les Egyptiens, du culte qu’ils rendaient aux animaux, lui ont paru fabuleuses à lui-même, et sont en effet si peu vraisemblables, que j’ai cru devoir les passer sous silence. Il n’est pas surprenant que le Peuple et Diodore n’en aient pas su le vrai, puisque les Prêtres, obligés à un secret inviolable sur cet article, s’étaient bien donné de garde de les leur déclarer. Ce sont ces mauvaises raisons qui ont jeté un si grand ridicule sur le culte que les Egyptiens rendaient aux animaux. Regardés dans tous les temps comme les plus sages, les plus avisés, les plus industrieux des hommes, la source même où les Grecs et les autres Nations puisèrent toute leur Philosophie et leur Sagesse, comment les Egyptiens auraient-ils donné dans de si grandes absurdités ? Pythagore, Démocrite, Platon, Socrate, etc. savaient bien sans doute qu’elles renfermaient quelques mystères que le peuple ignorait, mais dont les Prêtres étaient parfaitement instruits. Ce culte était par lui-même si puéril, qu’il ne pouvait être tombé dans l’esprit d’un aussi grand homme que l’école Hermès Trismégiste son inventeur, s’il n’avait eu des vues ultérieures, qu’il ne jugea pas à propos de manifester à d’autres qu’aux Prêtres, pensant que les instructions qu’on donnait d’ailleurs au peuple pour lui faire connaître le vrai Dieu, et en conserver le culte, suffiraient pour l’empêcher de tomber dans l’idolâtrie. Hé, malgré les instructions journalières que l’on donne de la vraie Religion, et du culte religieux qui doit l’accompagner, combien les peuples n’y introduisent-ils pas de superstitions ? Je ne crois pas, dit M. l’Abbé Banier (Myth T, I. p. 512.), qu’il y eut de Religion dans le monde qui fut exempte de ce reproche. Si l’on n’avait égard qu’aux pratiques populaires, qui ne sont souvent qu’une superstition peu éclairée. Le secret confié aux Prêtres d’Egypte n’avait donc pas pour objet le culte du vrai Dieu ; et le culte des animaux était relatif à ce secret. Intimidés par la peine de mort, et connaissant d’ailleurs les conséquences funestes de la divulgation de ce Secret, ils le gardaient inviolablement. Le peuple ignorant les vraies causes de ce prétendu culte des animaux, ne pouvaient en donner que des raisons frivoles, conjecturales et fabuleuses. Il eût fallu les apprendre de ceux qui avaient été initiés, et ils ne les disaient pas. Les Historiens qui n’étaient pas de ce nombre se sont trouvés dans le même cas que Diodore. L’on entrevoit seulement à travers les nuages de ces traditions fabuleuses, quelques rayons de lumière que les Prêtres et les Philosophes avaient laissés échapper. Horus Apollo n’a suivi lui-même que les idées populaires dans l’interprétation qu’il a donné des hiéroglyphes Egyptiens. Ce n’est donc pas aux explications qu’en donnent ces Auteurs, qu’il faut s’en tenir, puisqu’on sait très bien qu’ils n’étaient pas du nombre des initiés, et que les Prêtres ne leur avaient pas dévoilé leur secret. Il faut examiner seulement le simple récit qu’ils font des choses, et voir s’il y a moyen de trouver une base sur laquelle tout cela puisse rouler, un objet auquel et les animaux pris en eux-mêmes, et les cérémonies de leur culte pré-tendu, puissent tendre et se rapporter en tout, au moins dans leur institution primitive. Tous ceux qui, comme le P. Kircher, ont voulu donner dans leurs propres idées, ou fonder leurs interprétations sur celle des Historiens qui n’étaient pas au fait, ont prouvé clairement par leurs explications forcées, qu’il ne faut pas s’en rapporter à eux. La base dont j’ai parlé est la Philosophie Hermétique ; et l’objet de ce culte n’est autre que la matière requise de l’Art Sacerdotal, et les couleurs qui lui surviennent pendant les opérations, lesquelles, pour la plupart, sont indiquées par la nature des animaux, et par les cérémonies qu’on observait dans leur culte. Afin d’en convaincre ceux qui voudraient encore en douter, examinons chaque chose en particulier. Il fallait un Taureau noir, ayant une marque blanche au front ou à l’un des côtés du corps, cette marque devait avoir la forme d’un croissant, selon quelques Auteurs ; ce Taureau devait même avoir été conçu par les impressions de la foudre. On ne pouvait mieux désigner la matière de l’Art Hermétique que par tous ces caractères. Quant à sa conception, Haymon dit en termes exprès qu’elle s’engendre parmi la foudre et le tonnerre. Le noir est le caractère indubitable de la vraie matière, comme le disent unanimement tous les Philosophes Hermétiques, parce que la couleur noire est le commencement et la clef de l’oeuvre. La marque blanche en forme de croissant, était l’hiéroglyphe de la couleur blanche qui succède à la noire, et que les Philosophes ont nommé Lune. Le Taureau par ces deux couleurs avait un rapport avec le Soleil et la Lune, qu’Hermès (Table d’Emeraude.) dit être le père et la mère de la matière. Porphyre confirme cette idée, en disant que les Egyptiens avaient consacré le Taureau Apis au Soleil et à la Lune, parce qu’il en portait les caractères dans ses couleurs noires et blanches, et le scarabée qu’il devait avoir sur la langue. Apis était plus en particulier le symbole de la Lune, tant à cause de ses cornes qui représentent le croissant, que parce que la Lune n’étant pas dans son plein, a toujours une partie ténébreuse indiquée par le noir, et l’autre partie blanche, claire et resplendissante, caractérisée par la marque blanche, ou en forme de croissant. Ces raisons étaient suffisantes pour faire choisir un Taureau de cette espèce pour caractère hiéroglyphique, préférablement à tout autre animal ; mais les Prêtres en avaient d’autres encore, dont le motif n’était pas moins raisonnable. Le Soleil produit cette matière, la Lune l’engendre ; la terre est la matrice où elle se nourrit, c’est elle qui nous la fournit, comme les autres choses nécessaires à la vie, et le Boeuf est le plus utile à l’homme, par sa force, sa docilité, son travail dans l’agriculture, dont les Philosophes emploient sans cesse l’allégorie pour exprimer les opérations de l’Art Hermétique. C’est pour cette raison que les Egyptiens disaient allégoriquement qu’Isis et Osiris avaient inventé l’agriculture ; et qu’ils en faisaient les Symboles du Soleil et de la Lune. Osiris et Isis n’étaient pas mal désignés par le Boeuf, même suivant les idées que quelques Auteurs attribuent aux Egyptiens à cet égard. Osiris signifie feu caché, le feu qui anime tout dans la Nature, et qui est le principe de la génération et de la vie des mixtes. Les Egyptiens pensaient, suivant le témoignage d’Abénéphi, que le génie et l’âme du monde habitaient dans le Boeuf ; que tous les signes ou marques distinctives d’Apis étaient autant de caractères symboliques de la Nature ; les Egyptiens, au rapport d’Eusebe, disaient aussi qu’ils remarquaient dans le Boeuf beaucoup de propriétés solaires, et qu’ils ne pouvaient mieux représenter Osiris ou le Soleil, que par cet animal. Mais s’il est vrai, dira-t-on, que les Prêtres d’Egypte ne prétendaient pas donner au peuple Apis pour un Dieu, pourquoi lui décerner un culte et des cérémonies ? je réponds à cela, que le culte n’était pas un culte de latrie ou une véritable adoration, mais seulement relatif, et des cérémonies telles que celles qui sont en usage dans les fêtes publiques, ou à peu près comme l’on donne de l’encens aux personnes vivantes, ou aux figures qui sont représentées sur leurs tombeaux. C’est une pure marque de vénération pour leur rang, ou pour leur mémoire, et l’on ne prétend pas leur rendre les mêmes honneurs qu’à la Divinité. Les Prêtres avaient d’ailleurs deux raisons plausibles d’en agir ainsi. Pénétrés de reconnaissance envers le Créateur, pour une grâce si spéciale que celle de la connaissance de l’Art Sacerdotal, ils voulaient non seulement lui en rendre des actions de grâces en particulier, mais ils voulaient aussi engager le peuple à y joindre les siennes, puisqu’il profitait de cette grâce, quoique sans le savoir, par les avantages qu’il retirait des productions de l’Art Hermétique. On présentait en conséquence à ce peuple, qui ne se conduit guère que par les sens, l’animal le plus utile et le plus nécessaire, pour l’engager à penser au Créateur et à recourir à lui, en lui donnant occasion de réfléchir sur ses bienfaits. Il ne pouvait voir Dieu. Tout occupé des choses terrestres, il lui fallait un objet sensible qui le lui rappelât sans cesse, et en particulier dans certains temps, c’est-à-dire, les jours de fêtes et de pompes instituées pour cela. C’est l’idée que l’on doit avoir des Prêtres d’Egypte à cet égard ; et je crois que l’on doit penser avec le P. Kircher, et bien d’autres savants, que ces Prêtres qui furent les maîtres de ces Philosophes, à qui la postérité a consacré le nom de sages par excellence, étaient trop sensés pour croire à la lettre les fables d’Osiris, Isis, Horus, Typhon, etc. et pour rendre un culte aussi extravagant à des animaux ou autres symboles de la Divinité. Les témoignages d’Hermès Trismégiste même, de Jamblique sur les mystères des Egyptiens, ce que disent Plotinus dans son troisième livre des Hypostases, Hérodote, Diodore de Sicile, Plutarque, etc. sont plus que suffisants pour fixer ce que nous devons en penser. Défions-nous des Auteurs Grecs et Latins, qui n’étaient pas toujours assez bien instruits des mystères des Egyptiens, que les Prêtres leur cachaient comme à des profanes. La seconde raison est que le secret de l’Art Sacerdotal étant d’une nature à ne pas être communiqué sans avoir éprouvé la discrétion et la prudence de ceux que l’on se proposait d’initier, les jeunes Prêtres que l’on y disposait par des instructions, ayant toujours ces hiéroglyphes devant les yeux, sentaient réveiller leur curiosité, et se trouvaient animés, par leur présence, à la recherche de ce qu’ils pouvaient signifier. Ils passaient leur noviciat de sept ans à recevoir ces instructions, et à s’exercer sur ce que ces animaux représentaient, afin de savoir parfaitement la théorie avant que de s’adonner à la pratique. Il fallait aussi avoir égard au peu, le qu’on ne voulait pas instruire du fond du mystère, et employer des explications feintes, mais avec un air de vraisemblance, qui peut du moins l’empêcher de soupçonner le vrai fond de la chose. Sans cette adresse, les Prêtres n’auraient pu garder tranquillement un secret dont le peuple aurait senti tout l’avantage. Les idées de Religion que ce peuple y accommoda dans la suite, devinrent aussi un frein qu’il posa lui-même à sa curiosité. Le feu entretenu perpétuellement dans le temple de Vulcain aurait bien pu l’irriter ; mais les explications simulées, les fables allégoriques que l’on débitait à ce sujet, empêchaient de faire attention à son véritable objet. La matière de l’Art philosophique était donc désignée par Osiris et Isis, dont le symbole hiéroglyphique était le Taureau, dans lequel les Egyptiens disaient que les âmes de ces Dieux avaient passé après leur mort ; ce qui lui faisait donner le nom de Sérapis, et les engageait à lui rendre les mêmes honneurs qu’à Osiris et Isis. Nous en dirons deux mots ci-après. Les Grecs, instruits par les Egyptiens, représentaient aussi la matière Philosophique par un ou plusieurs Taureaux, comme on le voit dans la fable du Minotaure, renfermé dans le Labyrinthe de Crète, vaincu par Thésée, avec le Secours du filet d’Ariadne ; par les Boeufs qu’Hercule enleva à Gérion ; ceux d’Augias ; par les Boeufs du Soleil, qui paissaient en Trinacrie, ceux que Mercure vola ; par les Taureaux que Jason fut obligé de mettre sous le joug, pour parvenir à enlever la Toison d’or, et bien d autres qu’on peut voir dans les Fables. Tous ces Boeufs n’étaient pas noirs et blancs comme devait l’être Apis, puisque ceux de Gérion étaient rouges ; mais il faut observer que la couleur noire et la blanche qui lui succède dans les opérations de l’oeuvre, ne sont pas les deux seules qui surviennent à la matière ; la couleur rouge vient aussi après la blanche, et ceux qui ont inventé ces fables ont eu en vue ces différentes circonstances. Les voiles du vaisseau de Thésée étaient noires, même après qu’il eût vaincu le Minotaure, et celles du vaisseau d’Ulysse l’étaient aussi, lorsqu’il partit pour reconduire Chryseis à son père ; mais il en prit de blanches pour son retour, parce que les deux circonstances étaient bien différences, comme nous le verrons dans leurs histoires. Apis devait être un Taureau jeune, sain, hardi ; c’est pourquoi les Philosophes disent qu’il faut choisir la matière fraîche, nouvelle et dans toute sa vigueur ; ne la prenez point si elle n’est fraîche et crue dit Haimon (Epitre.). On n’entretenait Apis que pendant quatre ans, et son logement était dans le temple de Vulcain. Après ce temps là on le faisait noyer dans la fontaine des Prêtres, et l’on en cherchait un nouveau tout semblable pour lui succéder, c’est que la première oeuvre étant finie dans le fourneau Philosophique, il faut commencer la seconde semblable à la première. Suivant le témoignage de Morien (Entretien du Roi Calid.). Le fourneau secret des Philosophes est le temple de Vulcain, où l’on entretenait un feu perpétuel, pour indiquer que le feu Philosophique doit être aussi conservé sans interruption, c’est pourquoi ils ont donné à leur fourneau secret le nom d’Athanor. On sait que Vulcain ne signifie que le feu. Si ce feu s’éteignait un instant, et que la matière sentît le moindre froid, Philalèthe, Raymond Lulle, Arnaud de Villeneuve et tous les Philosophes assurent que l’oeuvre serait perdue. Ils apportent à ce sujet l’exemple de la poule qui couve : si les oeufs se refroidissent un instant seulement, le poussin périra. Les quatre saisons des Philosophes, et les quatre couleurs principales qui doivent paraître dans chaque oeuvre, sont indiquées par les quatre an-nées d’entretien d’Apis ; ces quatre ans, pris même dans le sens naturel, signifiaient aussi quelque chose ; mais lorsque les Philosophes parlent du temps que dure chaque disposition, pour me servir du terme de Morien, ils en parlent aussi mystérieusement que du reste, et ne veulent pas déclarer pourquoi on noie le Taureau dans la cinquième année. Nous donnerons quelques éclaircissements là-dessus, lorsque nous traiterons des fêtes et des jeux des Anciens, dans le quatrième livre de cet Ouvrage. De même que le Taureau était le Symbole du chaos Philosophique, de même aussi les autres animaux signifiaient ou les différentes qualités de la matière, comme sa fixité, sa volatilité, sa ponticité, sa vertu résolutive, dévorante, ses couleurs variées, suivant les différents progrès de l’oeuvre, ses propriétés relatives aux éléments et à la nature de ces animaux. Le peuple les ayant vu sculptés ou peints auprès d’Osiris, d’Apis, d’Isis, de Typhon, d’Horus, etc. commencèrent d’abord à n’avoir qu’un certain respect pour eux, relatif aux prétendus Dieux, auprès desquels il les voyaient. Ce respect se fortifia peu à peu ; la superstition se mit de la partie, et l’on crut qu’ils méritaient un culte particulier comme Apis avait le sien. On ne vit pas plus de difficultés, et l’on ne trouva pas plus d’extravagance à adorer un Bélier, qu’a rendre un culte à un Boeuf ; le Lion valait bien le Bélier, on lui décerna le sien, et ainsi des autres, selon que le peuple était affecté. Les superstitions se couvent à la sourdine, elles s’enracinent au point qu’il n’est presque pas possible de les détruire. Les Prêtres n’en sont souvent instruits que lorsque le remède deviendrait capable d’aigrir le mal. Le progrès va toujours son train, il se fortifie de plus en plus. Les successeurs d’Hermès pouvaient bien désabuser le peuple d’Egypte de ces erreurs ; ils le faisaient sans doute : nous en avons une preuve dans la réponse que le Grand Prêtre fit à Alexandre, dans les instructions qu’ils donnèrent aux Grecs et aux autres Nations, qui surent prendre des leçons en Egypte : mais il fallait à ces Prêtres de la circonspection et de la prudence ; en détrompant le peuple, ils couraient risque de dévoiler leur secret. Si, par exemple, en expliquant l’expédition d’Osiris, ils avaient dit qu’on ne devait pas l’entendre d’une expédition réelle, et que les prétendus enseignements qu’il donnait aux différentes Nations sur la manière de cultiver les terres, de les ensemencer, et d’en cueillir les fruits, devaient s’entendre de la culture d’un champ bien différent que celui des terres communes ; on leur aurait demandé quel était ce champ ? auraient-ils dit, sans violer leur serment, que ce champ était la terre feuillée des Philosophes (Maïer Atalenta fugiens, Embl.VI), où tous les Adeptes disent qu’il faut semer leur or ? Basile Valentin en a fait l’emblème de sa huitième clef. Ils auraient été ensuite dans la nécessité de dire ce qu’ils entendaient par cette terre feuillée. C’est dans le même sens que les Grecs parlaient de Cérès, de Triptolême, de Denis, etc. Cette erreur du peuple, à l’égard des animaux, le conduisit insensiblement dans ces cultes ridicules qu’on reproche aux Egyptiens. L’ignorance fit prendre le symbole pour la réalité ; ainsi de superstitions en superstitions, d’erreurs en erreurs, le mal s’accrut toujours, et infecta presque tout le monde ; chaque ville prit occasion de se choisir un Dieu à sa fantaisie, et en prit le nom, comme si quelque Dieu ; sous la forme de cet animal, en avait été le fondateur. On vit alors Bubaste, ainsi nommée de Boeuf, Léoncopolis de Lion, Lycopolis de Loup, etc. Strabon (Georg. 1. 17.), parlant du culte que les Egyptiens rendaient aux animaux, dit que les Saites et les Thébains adoraient particulièrement le Boeuf ; les Latopoltiains, le Latus, poisson du Nil ; les Lycopoluains, le Loup ; les Hermopolitains, le Cynocéphale, les Babyloniens, la Baleine. Ceux de Thèbes adoraient aussi l’Aigle ; les Mendesiens, le Bouc et la Chèvre ; les Atribites, le Rat, l’Araignée. Nous ne parlerons que de quelques-uns, tels que le Chien, le Loup, le Chat, le Bouc, l’Ichneumon, le Cynocéphale, le Crocodile, l’Aigle, l’Epervier, et l’Ibis : on pourra juger des autres par ceux ci.
Le double Ka Égyptien
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