Le double Ka Égyptien
Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Chapitre IX : Canope. Les Mythologues ont hasardé bien des conjectures physiques, astronomiques et morales sur les Canopes ; il s’en trouve même d’assez ingénieuses : mais on n’est pas plus éclairci après cela, et chacun a tourné l’allégorie du côté qui frappait le plus son imagination, sans néanmoins qu’aucun ait touché le but que s’étaient proposé les Egyptiens dans l’invention et les représentations du Dieu Canope. S’ils avaient suivi mon système, ils n’auraient pas eu besoin de se mettre l’esprit si fort à la torture, pour deviner ce que pouvait signifier ce Dieu cruche. Il ne leur aurait fallu que des yeux, et ils n’auraient pas perdu leur temps à subtiliser en vain. Qu’on montre à un Philosophe Hermétique un Canope, il n’hésitera pas à dire ce que c’est, n’eût-il jamais entendu parler du Canope d’Egypte, ni des hiéroglyphes donc ils sont couverts ; parce qu’il y reconnaîtra une représentation symbolique de tout ce qui est nécessaire à l’oeuvre des Sages. En effet, ce Dieu n’est-il pas toujours représenté dans les monuments Egyptiens sous la forme d’un vase surmonté d’une tête d’homme ou de femme, toujours coiffée, et la coiffure serrée d’un bandeau, à peu prés comme on coiffe une bouteille, pour empêcher la liqueur de s’éventer, ou de s’évaporer ? Faut-il donc être un OEdipe pour deviner une chose qui se manifeste par elle-même ? Un Canope n’est autre chose que la représentation du vase dans lequel on met la matière de l’Art Sacerdotal ; le col du vase est désigné par celui de la figure humaine ; la tête et la coiffure montre la manière dont il doit être scellé, et les hiéroglyphes dont sa superficie est remplie, annoncent aux spectateurs les choses que ce vase contient, et les différents changements de formes, de couleurs et de manières d’être de la matières. « Le vase de l’Art, dit d’Espagnet (Can. 113.), doit être de forme ronde ou ovale, ayant un col de la hauteur d’une palme ou davantage, l’entrée sera étroite. Les Philosophes en ont fait un mystère, et lui ont donné divers noms. Ils l’ont appelé cucurbite, ou vase aveugle, parce qu’on lui ferme l’oeil avec le sceau Hermétique, pour empêcher que rien d’étranger ne s’y introduise, et que les esprits ne s’en évaporent. » Les Mythologues se sont persuadé mal à propos que le Dieu Canope était uniquement l’hiéroglyphe de l’élément de l’eau. Ceux qui sont percés de petits trous, ou qui ont des mamelles par lesquels l’eau s’écoule, ont été faits à l’imitation des Canopes, non pour représenter simplement l’élément de l’eau ; mais pour indiquer que l’eau mercurielle des Philosophes contenue dans les Canopes, est le principe humide et fécondant de la Nature. C’est de cette eau que l’on parlait, quand on dit à Plutarque que Canope avait été le pilote du vaisseau d’Osiris ; parce que l’eau mercurielle conduit et gouverne tout ce qui se passe dans l’intérieur du vase. La morsure d’un serpent, dont Canope fut atteint, marque la putréfaction du mercure, et la mort qui s’ensuivit indique la fixation de cette substance volatile. Tout cela est très bien signifié par les hiéroglyphes des Canopes. Comme je les ai déjà expliqués pour la plupart dans les chapitres précédents, le Lecteur pourra y avoir recours. Quant aux animaux, nous en parlerons dans la suite. A une des embouchures du Nil était une ville du nom Canope, où ce Dieu avait un temple superbe. S. Clément d’Alexandrie (Strom, 1. 6.) dit qu’il y avait dans cette ville une Académie des sciences la plus célèbre de toute l’Egypte : qu’on y apprenait toute la Théologie Egyptienne, les Lettres hiéroglyphiques ; qu’on y initiait les Prêtres dans les mystères Sacrés, et qu’il n’y avait pas un autre lieu où on les expliquât avec plus d’attention et d’exactitude ; c’est pour cette raison que les Grecs y faisaient de si fréquents voyages. Sans doute qu’en donnant des instructions sur le Dieu Canope, on se trouvait dans la nécessité d’expliquer en même temps tous les mystères voilés sous l’ombre des hiéroglyphes, dont la superficie de ce Dieu était remplie ; au lieu que dans les autres villes où l’on adorait Osiris et Isis, etc. on ne se trouvait que dans le cas de faire l’histoire que du Dieu ou de la Déesse qui y étaient révérés en particulier. Voilà les principaux Dieux de l’Egypte, dans lesquels on comprend tous les autres. Hérodote (L. 2.) nomme aussi Pan comme le plus ancien de tous les Dieux de ce pays ; et dit qu’en langue Egyptienne on le nommait Mondes. Diodore (L.1.p. 16.) nous assure qu’il était en si grande vénération dans ce pays-là, qu’on voyait sa statue dans tous les temples, et qu’il fût un de ceux qui accompa-gnèrent Osiris dans son expédition des Indes. Mais comme ce Dieu n’indique autre chose que le principe générant de tout, et qu’on le confond en conséquence avec Osiris, je n’en dirai rien de plus. Nous dirons ces deux mots de Sérapis dans la troisième section. On décerna aussi les honneurs du culte à Saturne, Vulcain, Jupiter, Mercure, Hercule, etc. Nous en traiterons dans les livres suivants, lorsque nous expliquerons la Mythologie des Grecs. SECTION SECONDE. Rois d’Egypte et Monuments élevés dans ce pays-là. L’histoire ne nous apprend Sur les premiers Rois d’Egypte, rien de plus certain que sur ceux de la Grèce et des autres Nations. La Royauté n’était pas héréditaire chez les Egyptiens, suivant Diodore. Ils élisaient pour Rois ceux qui s’étaient rendus recommandables, soit par l’invention de quelques arts utiles, soit par leurs bienfaits envers le peuple. Le premier dans ce genre, si nous en voulons croire les Arabes, fut Hanuch ; le même qu’Henocfils de Jared, qui fut aussi nommé Idris ou Idaris, et que le P. Kircher dit (OEdip. AEgypt. T. I.p. 66. et suiv.) être le même qu’Osiris, sur le témoignage d’Abenéphi et de quelques autres Arabes. Mais sans nous amuser à discuter si ces Arabes et Manéthon I. ou le Sybennite disent la vérité pour ce qui a précédé le Déluge, c’est de cette époque remarquable que nous devons dater. Plusieurs Auteurs sont même persuadés que Manéthon, qui était Prêtre d’Egypte, n’a formé ses Dynasties, et n’a écrit beaucoup d’autres choses que conformément aux tables qui avaient été inventées et divulguées longtemps avant lui. Ce sentiment est d’autant mieux fondé, que ces fables contenaient l’histoire de la succession prétendue des Rois du pays, pour cacher leur véritable objet, dont les Prêtres faisaient un mystère, et un secret qu’il leur était défendu de révéler sous peine de la vie. Manéthon, comme Prêtre, fut donc obligé d’écrire conformément à ce que l’on débitait au peuple. Mais le secret auquel il était tenu, ne l’obligeant pas à défigurer ce qu’il y avait de vrai dans l’histoire, il a bien pu nous le conserver au moins en partie. La discussion de la succession des Rois d’Egypte m’entraînerait dans une dissertation qui n’entre point dans le plan que je me suis proposé. Je laisse ce soin à ceux qui veulent entre-prendre l’histoire de ce pays-là. Il suffit, pour remplir mon objet, de rapporter les Rois que les Auteurs citent comme ayant laissé des monuments qui prouvent que l’Art Sacerdotal ou Hermétique était connu et en vigueur dans l’Egypte. Le premier qui s’y établit après le Déluge fut Cham, fils de Noé, qui, suivant Abénéphi (Kirch. loc. cit. p. 85.), fut nommé Zoroastre et Osiris, c’est-à-dire, feu répandu dans toute la Nature. A Cham succéda Mesraïm. La chronique d’Alexandre (L. 1.) donne le surnom de Zoroastre à celui-ci, et Opmecrus le nomme Osiris. Le portrait que les Auteurs font de Cham et de Mesraïm ou Misraïm, est celui d’un Prince idolâtre, sacrilège, adonné à toutes sortes de vices et de débauches, et ne peut convenir à Osiris, qui n’était occupé qu’à remettre le vrai culte de Dieu en vigueur, à faire fleurir la Religion et les Arts, et à rendre ses peuples heureux sous la conduite prudente, sage et religieuse de l’incomparable Hermès Trismégiste. Ce seul contraste devrait faire abandonner l’opinion de ceux qui soutiennent que Cham, ou Misraïm son fils étaient les mêmes qu’Osiris, Il est bien plus naturel de penser que le prétendu Zoroastre ou Osiris, qui signifient feu caché ou, feu répandu dans tout l’Univers, n’eut jamais d’autre Royauté que l’empire de la Nature, que de regarder ce nom comme surnom d’un homme, fût-il Roi, puisqu’il ne saurait même convenir à toute l’humanité réunie. La chronique d’Alexandrie fait Mercure successeur de Misraïm, et dit qu’il régna 35 ans ; elle ajoute qu’il quitta l’Italie pour se rendre eu Egypte, où il philosophait sous un habit tressé d’or ; qu’il y enseigna une infinité de choses, que les Egyptiens le proclamèrent Dieu, et l’appelaient le Dieu d’or, à cause des grandes richesses qu’il leur procurait. Plutarque (De Iside et Osiride.) donne à Mercure 38 ans de règne. C’est sans doute ce même Mercure qui, suivant Diodore, fut donné pour conseil à Isis. Mais si les choses sont ainsi, où placera-t-on le règne des Dieux ? Si Vulcain, le Soleil, Jupiter, Saturne, etc. ont été Rois d’Egypte, et que chacun n’ait pas régné moins de douze cents ans, comme nous l’avons dit ci-devant ; il n’est pas possible de concilier tout cela, quand même on dirait que ces noms des Dieux n’étaient que des surnoms donnés à de véritables Rois. La chose deviendra encore moins vraisemblable, si l’on veut s’en rapporter à la chronique d’Alexandrie, qui donne Vulcain pour successeur à Mercure, et le Soleil pour successeur à Vulcain. Après le Soleil elle met Sosin, ou Sothin, ou Sochin. Après Sosin, Osiris, puis Horus, ensuite Thulen, qui pourrait être le même qu’Eusebe nomme Thuois, et Hérodote Thonis. Diodore bouleverse tout l’ordre de cette prétendue succession ; et la confusion qui naît de-là, forme un labyrinthe de difficultés donc il n’est pas possible de se tirer. Mais enfin il faut s’en tenir à quelque chose ; c’est pourquoi nous dirons avec Hérodote et Diodore (Diod. 1. l.p.2.c.I.), que le premier Roi qui régna en Egypte après les Dieux, fut un homme appelé Ménas ou Mènes, qui apprit aux peuples le culte des Dieux et les cérémonies qu’on devait y observer. Ainsi commença donc le règne des hommes en Egypte, qui dura, suivant quelques-uns, jusqu’à la cent quatre-vingtième Olympiade, temps au-quel Diodore fut en Egypte, et auquel régnait Ptolémée IX, surnommé Denis. Ménas donna aux Egyptiens des lois par écrit, qu’il disait avoir promulguées par ordre de Mercure, comme le principe et la cause de leur bon-heur. On voit que Mercure se trouve partout, soit pendant le règne des Dieux que les Auteurs font durer un peu moins de huit mille ans, et donc le dernier fut Horus, soit pendant le règne des hommes, qui commença à Ménas ; d’où l’on doit conclure, contre le sentiment du P. Kircher (OEdip. T. I. p. 93.), que ce Ménas ne peut être le même que Mythras et Osiris, puisque ce dernier fut le père d’Horus. Mais suivons Diodore. La race de Ménas donna 52 Rois en 1040. ans. Busiris fut ensuite élu, et huit de ses descendants lui succédèrent. Le dernier des huit, qui se nommait aussi Busiris, fit bâtir la ville de Thèbes, ou la ville du Soleil. Elle avait cent quarante stades d’enceinte ; Strabon lui en donne quatre-vingt de, longueur : elle avait cent portes, deux cents hommes passaient par chacune avec leurs chariots et leurs chevaux (Homer. Iliad. 9.v.381.). Tous les édifices en étaient superbes et d’une magnificence au-delà de ce qu’on peut imaginer. Les successeurs de ce Busiris se firent une gloire de contribuer à l’ornement de cette ville. Ils la décorèrent de temples, de statues d’or, d’argent, d’ivoire de grandeur colossale. Ils y firent élever des obélisques d’une seule pierre, et la rendirent enfin supérieure à toutes les villes du monde. Ce sont les propres termes de Diodore de Sicile, qui est en cela d’accord avec Strabon. Cette ville devenue célèbre dans tout le monde, et dont les Grecs ne sachant rien pendant longtemps que par oui dire, n’ont pu en parler que d’une manière fort suspecte, fut bâtie en l’honneur d’Orus ou Apollon, le même que le Soleil, dernier des Dieux qui furent Rois en Egypte ; et non pas en l’honneur de l’astre qui porte ce nom, comme les monuments qu’on y voyait le témoignent. Une ville si opulente, si remplie d’or et d’argent, apportés en Egypte par Mercure, qui, comme nous l’avons dit d’après les Auteurs, apprit aux Egyptiens la manière de le faire, n’est-elle pas une preuve convaincante de la science des Egyptiens, quant à la Philosophie ou l’Art Hermétique ? Il y avait dans cette même ville, continue Diodore, quarante-sept mausolées de Rois, dont dix-sept subsistaient encore du temps de Ptolémée Lagus. Après les incendies arrivés du temps de Cambyse, qui en transporta l’or et l’argent dans la Perse, on y trouva encore 500 talens pesants d’or, et 1300 d’argent. Busiris, fondateur de cette ville, était fils de Roi, par conséquent Philosophe instruit de l’Art Sacerdotal ; il était même Prêtre de Vulcain. L’entrée en était défendue aux étrangers. Ce fut sans doute une des raisons qui engagèrent les Grecs à décrier si hautement ce Busiris, le même dont il est fait mention dans les travaux d’Her-cule. Mais de quoi n’est pas capable l’envie, la jalousie ? Les Grecs ne pouvaient qu’aboyer après ces richesses qu’ils ne voyaient qu’en perspective. Les Obélisques seuls suffiraient pour prouver que ceux qui les faisaient élever, étaient parfaitement au fait de l’Art Hermétique. Les hiéroglyphes donc ils étaient revêtus, les dépenses excessives qu’il fallait faire, et jusqu’à la matière, ou plutôt le choix affecté de la pierre, décèlent cette science. Je n’apporterai même pas en preuves ce que dit le P. Kircher, que l’on doit la première invention des Obélisques à un fils d’Osiris, qu’il nomme Meframuthisis, qui faisait sa résidence à Héliopolis, et qui en éleva le premier, parce qu’il était instruit des sciences d’Hermès, et qu’il fréquentait habituellement les Prêtres. Je dirai seulement avec le même Auteur, qu’afin que tout fût mystérieux dans ces Obélisques, les inventeurs des caractères hiéroglyphiques firent même choix d’une matière convenable à ces mystères. « La pierre de ces Obélisques, dit le même Auteur (Loc. sit), était une espèce de marbre dont les couleurs différentes semblaient avoir été jetées goutte à goutte ; sa dureté ne le cédait point à celle du porphyre, que les Grecs appellent puropoicilon, les Latins Pierres de Thèbes, et les Italiens Granito rosso. La carrière d’où l’on tirait ce marbre était près de cette fameuse ville de Thèbes, où résidaient autrefois les Rois d’Egypte, auprès des montagnes qui regardaient l’Ethiopie, et les sources du Nil, en tirant vers le midi. Il n’est point de sortes de marbres que l’Egypte ne fournisse ; je ne vois pas par quelle raison les Hiéromyste choisissaient pour les Obélisques celle-là plutôt qu’une autre. Il y avait certainement quelque mystère caché là-dessous, et c’était sans doute en vue de quelque secret de la Nature. » On dira peut-être que la dureté, la ténacité faisait préférer ce marbre à tout autre, parce qu’il était propre à résister aux injures du temps. Mais le porphyre, si commun dans ce pays-là, était bien aussi solide, et par conséquent aussi durable. Pourquoi d’ailleurs n’y regardait-on pas de si près quand il s’agissait d’élever d’autres monuments plus grands ou plus petits que les Obélisques, et l’on employait alors d’autres espèces de marbres ? Je dis donc, ajoure le même Auteur, que ces Obélisques étant élevés en l’honneur de la Divinité Solaire, on choisissait, pour les faire une matière dans laquelle on connaissait quelques propriétés de cette Divinité, ou qui avait quelque analogie de ressemblance avec elle. Le P. Kircher avait raison de soupçonner du mystère dans la préférence que l’on donnait à ce marbre, dont les couleurs étaient constamment au nombre de quatre. Il n’a même pas mal rencontré, lorsqu’il dit que c’était à cause d’une espèce d’analogie avec le Soleil ; il aurait pu assurer la chose, s’il avait suivi notre système, pour le guider dans ses explications. Car il aurait vu clairement que les couleurs de ce marbre sont précisément celles qui surviennent à la matière que l’on emploie dans les opérations du grand oeuvre, pour faire le soleil philosophique, en l’honneur et en mémoire duquel on élevait ces Obélisques. On en jugera par la description suivante qu’en fait le même Auteur (Ibid. p. 50.) : « La Nature a mélangé quatre substances pour la composition de ce Pyrite Egyptien ; la principale, qui en fait comme la base et le fond, est d’un rouge éclatant, dans laquelle sont comme incrustés des morceaux de cristal, d’autres d’améthystes, les uns de couleur cendrée, les autres bleus, d’autres enfin noirs, qui sont semés ça et là dans toute la substance de cette pierre. Les Egyptiens ayant donc observé ce mélange, jugèrent cette matière comme la plus propre à représenter leurs mystères. » Un Philosophe Hermétique ne s’exprimerait pas autrement que le P. Kircher ; mais il aurait des idées bien différentes. On sait, et nous l’avons répété assez souvent, que les trois couleurs principales de l’oeuvre sont la noire, la blanche et la rouge. Ne sont-ce pas celles de ce marbre ? La couleur cendrée n’est-elle pas celle que les Philosophes appellent Jupiter, qui se trouve intermédiaire entre la noire nommée Saturne, et la blanche appelée Lune ou Diane ? La rouge qui domine dans ce marbre ne désigne-t-elle pas clairement celle qui, dans les livres des Philosophes Hermétiques, est comparée à la couleur des pavots des champs, et constitue la perfection du Soleil ou Apollon des Sages ? La bleue n’est-elle pas celle qui précède la noirceur dans l’oeuvre, que Flamel (Explic. des fig. hiéroglyp.) et Philalèthe (Enarrat. Method. 3. Gebri Medic.) disent être un signe que la putréfaction n’est pas encore parfaite ? Nous en parlerons plus au long dans le chapitre de Cérès au IVe. Livre, lorsque nous expliquerons ce que c’était que le lac Cyanée, par lequel se sauva Pluton en enlevant Proserpine. Voilà tout le mystère dévoilé. Voilà le motif de la préférence que les Egyptiens donnèrent à ce marbre pour en former les Obélisques, et c’était, comme l’on voit, avec raison, puisqu’il s’agissait de les élever en l’honneur d’Horus ou du Soleil Philosophique, et de représenter sur leurs surfaces des hiéroglyphes, sous les ténèbres desquels étaient ensevelies et la matière dont Horus se faisait, et les opérations requises pour y parvenir. Je ne prétends cependant pas que ce fût l’objet unique de l’érection de ces Obélisques et des Pyramides. Je sais que toute la Philosophie de la Nature y était hiéroglyphiquement renfermée en général, et que Pythagore, Socrate, Platon, et la plupart des autres Philosophes Grecs puisèrent leur Science dans cette source ténébreuse, où l’on ne pouvait pénétrer, à moins que les Prêtres d’Egypte n’y portassent le flambeau de leurs instructions ; mais je sais aussi que les Philosophes disent (Cosmop. novum lumen Chemic. D’Espagnet, Raymond Lulle, etc.) que la connaissance du grand oeuvre donne celle de toute la Nature, et qu’on y voit toutes ses opérations et ses procédés comme dans un miroir. Pline n’est pas d’accord avec Diodore sur le Roi d’Egypte qui le premier fit élever des Obélisques. Pline (L. 36. c. 8.) en attribue l’invention à Mitrès ou Mitras : Trabes ex os fecêre Reges , quodam certamine Obeliscos vocantes Solis Numini sacratos ; radio sum ejus argumentum in effigie est, et ita significat in nomme AEgyptio. Primns omnium id instituit Mitres, qui id urbe Solis ( Heliopoliseu Thebis intellige ) primus regnabat, somnio jussus, et hoc ipsum scriptum in eo . Mais sans doute que cette différence ne vient que de ce que Mitrès ou Mithras signifiait le soleil, et Ménas la Lune. Il y a même grande apparence que ce Mithras et ce Ménas étaient les mêmes qu’Osiris et Isis ; non qu’ils aient en effet fait élever des Obélisques, puisqu’ils n’ont jamais existé sous forme humaine ; mais parce que c’est en leur honneur qu’on les éleva. On ne prouve pas mieux leur existence réelle en disant qu’ils bâtirent Memphis (Hérodote in Euterp.) ou quelque autre ville d’Egypte ; puisque Vulcain, Neptune et Apollon ne sont pas, moins des personnages fabuleux pour avoir bâtit la ville de Troyes, comme nous le prouverons dans le cours de cet Ouvrage, et particulièrement dans le VIe. Livre. Sans m’attacher scrupuleusement à la succession chronologique des Rois d’Egypte, puisque leur histoire entière n’entre point dans mon plan, je passe à quelques-uns de ceux qui ont laissé des monuments particuliers de l’oeuvre Hermétique, et je m’en tiens à Diodore de Sicile pour évitée les discussions. Simandius, au rapport d’Hécatée et de Diodore, fit des choses surprenantes à Thèbes, et surpassa ses prédécesseurs en ce genre. Il fit ériger un monument admirable par sa grandeur, et par l’art avec lequel il était travaillé. Il avait dix stades, la porte par où l’on y entrait, avait deux arpents de longueur, et quarante-cinq coudées de hauteur. Sur ce monument était une inscription en ces termes : JE SUIS SIMANDIUS ROI DES ROIS. SI QUELQU’UN DESIRS SAVOIR CE QUE J’AI ETE ET OU JE SUIS, QU’IL CONSIDERE MES OUVRAGES.
263
- Hermès
- Accueil
  - Livre d'Hermès
  - Salle d'Hermès
  - Hermès Corp 0
  - Hermès Corp 1
  - Hermès Corp 2
  - Hermès Corp 3
  - Hermès Corp 4
  - Hermès Corp 5
  - Hermès Corp 6
  - Hermès Corp 7
  - Hermès Corp 8
  - Hermès Corp 9
  - Hermès Corp 10
  - Hermès Corp 11
  - Hermès Corp 12
  - Hermès Corp 13
  - Hermès Corp 14
  - Hermès Corp 15
  - Hermès Corp 16
  - Hermès Corp 17
  - Hermès Corp 18
  - Hermès Corp 19
  - Hermès Corp 20
  - Hermès Corp 21
  - Hermès Corp 22
  - Hermès Corp 23
  - Hermès Corp 24
  - Hermès & Roy 1
  - Hermès & Roy 2
  - Hermès & Roy 3
  - Hermès & Roy 4
  - Hermès & Roy 5
  - Hermès & Roy 6
  - Hermès & Roy 7
  - Hermès & Roy 8
  - Fables Lévi 1
  - Fables Lévi 2
  - Fables Lévi 3
  - Fables Lévi 4
  - Fables Lévi 5
  - Fables Lévi 6
  - Fables Lévi 7
  - Fables Lévi 8
  - Fables Lévi 9
  - Fables Lévi 10
  - Fables Lévi 11
  - Fables Lévi 12
  - Ovide 1
  - Ovide 2
  - Ovide 3
  - Ovide 4
  - Ovide 5
  - Ovide 6
  - Ovide 7
  - Ovide 8
  - Ovide 9
  - Ovide 10
  - Ovide 11
  - Ovide 12
  - Ovide 13
  - Ovide 14
  - Ovide 15
  - Ovide 16
  - Ovide 17
  - Ovide 18
  - Ovide 19
  - Ovide 20
  - Ovide 21
  - Ovide 22
  - Ovide 23
  - Ovide 24
  - Ovide 25
  - Ovide 26
  - Ovide 27
  - Ovide 28
  - Ovide 29
  - Ovide 30
  - Ovide 31
  - Ovide 32
  - Ovide 33
  - Ovide 34
  - Ovide 35
  - Ovide 36
  - Ovide 37
  - Ovide 38
  - Ovide 39
  - Ovide 40
  - Ovide 41
  - Ovide 42
  - Ovide 43
  - Ovide 44
  - Ovide 45
  - Ovide 46
  - Ovide 47
  - Ovide 48
  - Ovide 49
  - Ovide 50
  - Ovide 51
  - Ovide 52
  - Ovide 53
  - Ovide 54
  - Ovide 55
  - VD F Olivet 1
  - VD F Olivet 2
  - VD F Olivet 3
  - VD F Olivet 4
  - VD F Olivet 5
  - VD F Olivet 6
  - VD F Olivet 7
  - VD F Olivet 8
  - VD F Olivet 9
  - VD F Olivet 10
  - VD F Olivet 11
  - VD F Olivet 12
  - VD F Olivet 13
  - VD F Olivet 14
  - VD F Olivet 15
  - VD F Olivet 16
  - VD F Olivet 17
  - VD F Olivet 18
  - VD F Olivet 19
  - VD F Olivet 20
  - VD F Olivet 21
  - VD F Olivet 22
  - VD F Olivet 23
  - VD F Olivet 24
  - VD F Olivet 25
  - VD F Olivet 26
  - Pythagore 1
  - Pythagore 2
  - Pythagore 3
  - Tablettes de Thoth
  - Tablette 1
  - Tablette 2
  - Tablette 3
  - Tablette 4
  - Tablette 5
  - Tablette 6
  - Tablette 7
  - Tablettes 8
  - Tablette 9
  - Tablette 10
  - Tablette 11
  - Tablette 12
  - Tablette 13
  - Tablette 14
  - Tablette 15
  - Salle du Corpus
  - Corpus avis
  - Livre 1 corpus
  - Livre 2 corpus
  - Livre 3 corpus
  - Livre 4 corpus
  - Livre 5 corpus
  - Livre 6 corpus
  - Livre 7 corpus
  - Livre 8 corpus
  - Livre 9 corpus
  - Livre 10 corpus
  - Livre 11 corpus
  - Livre 12 corpus
  - Livre 13 corpus
  - Livre 14 corpus
  - Livre 15 corpus
  - Livre 16 corpus
  - Livre 17 corpus
  - Intro table Em
  - Table Emeraude
  - T Emeraude A 1
  - T Emeraude A 2
  - T Emeraude A 3
  - Livre SIH intro
  - Livre SIH 1
  - Livre SIH 2
  - Livre SIH 3
  - Livre SIH 4
  - Livre SIH 5
  - Livre SIH 6
  - Livre SIH 7
  - Livre SIH 8
  - Livre SIH 9
  - Salle ésotérisme
  - Koot Houmi 1
  - Koot Houmi 2
  - Koot Houmi 3
  - Koot Houmi 4
  - Koot Houmi 5
  - Koot Houmi 6
  - Koot Houmi 7
  - Koot Houmi 8
  - Koot Houmi 9
  - Koot Houmi 10
  - Koot Houmi 11
  - Koot Houmi 12
  - Koot Houmi 13
  - Koot Houmi 14
  - Koot Houmi 15
  - Koot Houmi 16
  - Koot Houmi 17
  - Koot Houmi 18
  - RC et FM 1
  - RC et FM 2
  - RC et FM 3
  - Salle d'Alchimie
  - Espagnet 1
  - Espagnet 2
  - Espagnet 3
  - Espagnet 4
  - Espagnet 5
  - Espagnet 6
  - Espagnet 7
  - Espagnet 8
  - Espagnet 9
  - Espagnet 10
  - Ariadne 1
  - Ariadne 2
  - Ariadne 3
  - Ariadne 4
  - Ariadne 5
  - Ariadne 6
  - Ariadne 7
  - Ariadne 8
  - Ariadne 9
  - Ariadne 10
  - FEG Pernety 1
  - FEG Pernety 2
  - FEG Pernety 3
  - FEG Pernety 3D
  - FEG Pernety 4
  - FEG Pernety 5
  - FEG Pernety 6
  - FEG Pernety 7
  - FEG Pernety 8
  - FEG Pernety 9
  - FEG Pernety 10
  - FEG Pernety 11
  - FEG Pernety 12
  - FEG Pernety 13
  - FEG Pernety 14
  - FEG Pernety 15
  - FEG Pernety 16
  - FEG Pernety 17
  - FEG Pernety 18
  - FEG Pernety 19
  - FEG Pernety 20
  - FEG Pernety 21
  - FEG Pernety 22
  - FEG Pernety 22D
  - FEG Pernety 23
  - FEG Pernety 24
  - FEG Pernety 25
  - FEG Pernety 25D
  - FEG Pernety 26
  - FEG Pernety 27
  - FEG Pernety 28
  - FEG Pernety 28D
  - FEG Pernety 29
  - FEG Pernety 29D
  - FEG Pernety 30
  - FEG Pernety 31
  - FEG Pernety 32
  - FEG Pernety 33
  - FEG Pernety 33D
  - FEG Pernety 34
  - FEG Pernety 35
  - FEG Pernety 35D
  - FEG Pernety 36
  - FEG Pernety 37
  - FEG Pernety 38
  - FEG Pernety 39
  - FEG Pernety 40
  - FEG Pernety 41
  - FEG Pernety 42
  - FEG Pernety 43
  - FEG Pernety 44
  - FEG Pernety 45
  - FEG Pernety 46
  - FEG Pernety 47
  - FEG Pernety 48
  - FEG Pernety 49
  - FEG Pernety 50
  - FEG Pernety 51
  - FEG Pernety 52
  - FEG Pernety 53
  - FEG Pernety 54
  - FEG Pernety 55
  - FEG Pernety 56
  - FEG Pernety 57
  - FEG Pernety 58
  - FEG Pernety 59
  - Noce chimique 1
  - Noce chimique 2
  - Noce chimique 3
  - Noce chimique 4
  - Noce chimique 5
  - Noce chimique 6
  - Noce chimique 7
  - Noce chimique 16
  - Noce chimique 8
  - Noce chimique 9
  - Noce chimique 10
  - Noce chimique 11
  - Noce chimique 12
  - Noce chimique 13
  - Noce chimique 14
  - Noce chimique 15
  - Cantique 1
  - Cantique 2
  - Cantique 3
  - Cantique 4
  - Cantique 5
  - Cantique 6
  - Cantique 7
  - Cantique 8
  - Cantique 9
  - Cantique 10
  - Cantique 11
  - Cantique 12
  - Cantique 13
  - Cantique 14
  - Chrysopée 1
  - Chrysopée 2
  - Etoile 1
  - Etoile 2
  - Etoile 3
  - Basile Valentin 1
  - Basile Valentin 2
  - Basile Valentin 3
  - Basile Valentin 4
  - Basile Valentin 5
  - Basile Valentin 6
  - Basile Valentin 7
  - Givry 1
  - Givry 2
  - Givry 3
  - Givry 4
  - Givry 5
  - Givry 6
  - Givry 7
  - Givry 8
  - Givry 9
  - Givry 10
  - Givry 11
  - Givry 12
  - Givry 13
  - Givry 14
  - Irshou 1
  - Irshou 2
  - Irshou 3
  - Irshou 4
  - Irshou 5
  - Irshou 6
  - Irshou 7
  - Irshou 8
  - Irshou 9
  - Lettre Koot 1
  - Lettre Koot 2
  - Lettre Koot 3
  - Lettre Koot 4
  - Lettre Koot 5
  - Livre Liebniz 1
  - Livre de Liebniz 2
  - Livre de Liebniz 3
  - Grand arcane int
  - Grand arcane 1
  - Grand arcane 2
  - Grand arcane 3
  - Grand arcane 4
  - Grand arcane 5
  - Grand arcane 6
  - Grand arcane 7
  - Grand arcane 8
  - Grand arcane 9
  - Grand arcane 10
  - Grand arcane 11
  - Grand arcane 12
  - Grand arcane 13
  - Grand arcane 14
  - Grand arcane 15
  - Grand arcane 16
  - Grand arcane 17
  - Grand arcane 18
  - Grand arcane 19
  - Grand arcane 20
  - Grand arcane 21
  - Grand arcane 22
  - Grand arcane 23
  - Grand arcane 24
  - Grand arcane 25
  - Grand arcane 26
  - Grand arcane 27
  - Grand arcane 28
  - Grand arcane 29
  - Salle occultisme
  - Boehme 1
  - Boehme 2
  - Boehme 3
  - Boehme 4
  - Boehme 5
  - Boehme 6
  - Boehme 7
  - Cit Eliphas 1
  - Cit Eliphas 2
  - Cit Eliphas 3
  - Cit Eliphas 4
  - Cit Eliphas 5
  - Cit Eliphas 6
  - Clav Salomon 1
  - Clav Salomon 2
  - Clav Salomon 3
  - Clav Salomon 4
  - Clav Salomon 5
  - Clav Salomon 6
  - Clav Salomon 7
  - Clav Salomon 8
  - Clav Salomon 9
  - Clav Salomon 10
  - Clav Salomon 11
  - Clav Salomon 12
  - Clav Salomon 13
  - Clav Salomon 14
  - Clav Salomon 15
  - Clav Salomon 16
  - Clav Salomon 17
  - Clav Salomon 18
  - Voix silence 1
  - Voix silence 2
  - Voix silence 3
  - Voix silence 4
  - Voix silence 5
  - Voix silence 6
  - Voix silence 7
  - Voix silence 8
  - Voix silence 9
  - Voix silence 10
  - Voix silence 11
  - Voix silence 12
  - Voix silence 13
  - Voix silence 14
  - Voix silence 15
  - Voix silence 16
  - Voix silence 17
  - Voix silence 18
  - Evang Thomas 1
  - Evang Thomas 2
  - Evang Thomas 3
  - Evang Thomas 4
  - Evang Thomas 5
  - Evanf Thomas 6
  - Evang Thomas 7
  - Evang Thomas 8
  - Lao Tseu 1
  - Lao Tseu 2
  - Lao Tseu 3
  - Lao Tseu 4
  - Lao Tseu 5
  - Lao Tseu 6
  - Lao Tseu 7
  - Lao Tseu 8
  - Lao Tseu 9
  - Livre Hénoc 1
  - Livre Hénoc 2
  - Livre Hénoc 3
  - Livre Hénoc 4
  - Livre Hénoc 5
  - Livre Hénoc 6
  - Livre Hénoc 7
  - Bhagavad Gita 1
  - Bhagavad Gita 2
  - Bhagavad Gita 3
  - Bhagavad Gita 4
  - Bhagavad Gita 5
  - Bhagavad Gita 6
  - Bhagavad Gita 7
  - Bhagavad Gita 8
  - Bhagavad Gita 9
  - Bhagavad Gita 10
  - Bhagavad Gita 11
  - Bhagavad Gita 12
  - Bhagavad Gita 13
  - Bhagavad Gita 14
  - Bhagavad Gita 15
  - Bhagavad Gita 16
  - Bhagavad Gita 17
  - Bhagavad Gita 18
  - Bhagavad Gita 19
  - Méditation 1
  - Méditation 2
  - Méditation 3
  - Méditation 4
  - Médiation 5
  - Méditation 6
  - Méditation 7
  - Méditation 8
  - Méditation 9
  - Méditation 10
  - Meditation 11
  - Méditation 12
  - Méditation 13
  - Méditation 14
  - Méditation 15
  - Méditation 16
  - Méditation 17
  - Méditation 18
  - Méditation 19
  - Méditation 20
  - Méditation 21
  - Méditation 22
  - Médiation 23
  - Méditation 24
  - Meditation 25
  - Méditation 26
  - Méditation 27
  - Méditation 28
  - Méditation 29
  - Méditation 30
  - Méditation 31
  - Méditation 32
  - Méditation 33
  - Méditation 34
  - Méditation 35
  - Méditation 36
  - Méditation 37
  - Méditation 38
  - Méditation 39
  - Méditation 40
  - Méditation 41
  - Méditation 42
  - Méditation 43
  - Méditation 44
  - Méditation 45
  - Méditation 46
  - Méditation 47
  - Méditation 48
  - Méditation 49
  - Méditation 50
  - Méditation 51
  - Méditation 52
  - Méditation 53
  - Méditation 54
  - Méditation 55
  - Méditation 56
  - Méditation 57
  - Méditation 58
  - Méditation 59
  - Méditation 60
  - Méditation 61
  - Méditation 62
  - Méditation 63
  - Méditation 64
  - Méditation 65
  - Méditation 66
  - Méditation 67
  - Méditation 68
  - Méditation 69
  - Méditation 70
  - Méditation 71
  - Méditation 72
  - Méditation 73
  - Méditation 74
  - Méditation 75
  - Méditation 76
  - Méditation 77
  - Méditation 78
  - Méditation 79
  - Méditation 80
  - Méditation 81
  - Méditation 82
  - Méditation 83
  - Méditation 84
  - Méditation 85
  - Méditation 86
  - Méditation 87
  - Méditation 88
  - Méditation 89
  - Méditation 90
  - Méditation 91
  - Méditation 92
  - Méditation 93
  - Méditation 94
  - Méditation 95
  - Info travaux
  - Téléchargements
- Cabbale
- Tarot
- Contact
- Blogs & forums
.