Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Chapitre V et VI : Histoire d’Horus et Typhon. Plusieurs Auteurs ont confondu Horus ou Orus avec Harpocrate ; mais je ne discuterai pas ici les raisons qui ont pu les y déterminer. Le sentiment le plus reçu est qu’Horus était fils d’Osiris et d’Isis, et le dernier des Dieux d’Egypte, non qu’il le fût en mérite, mais pour la détermination de son culte, et parce qu’il est en effet le dernier des Dieux Chymiques, étant l’or Hermétique, ou le résultat de l’oeuvre. C’est cet Orus ou Apollon, pour lequel Osiris entreprit un si grand voyage, et essuya tant de travaux et de fatigues. C’est le trésor des Philosophes, des Prêtres et des Rois d’Egypte ; l’enfant Philosophique né d’Isis et d’Osiris, ou si mieux aimé, Apollon né de Jupiter et de Latone. Mais des Auteurs, dira-t-on, ont regardé Apollon, Osiris et Isis comme enfants de Jupiter et de Junon ; Apollon ne peut donc pas être fils d’Isis et d’Osiris. Quelques Auteurs disent même que le Soleil fut le premier Roi d’Egypte, ensuite Vulcain, puis Saturne, enfin Osiris et Horus. Tout cela je l’avoue, pourrait causer de l’embarras, et présenter des difficultés insurmontables dans un système historique ; mais quant à l’oeuvre Hermétique, il ne s’en trouve aucune ; nouvelle preuve qu’elle était l’objet de toutes ces fictions. L’agent et le patient dans l’oeuvre étant homogènes, se réunissent pour produire un troisième semblable a eux, procédant des deux ; le Soleil et la Lune sont ses père et mère, dit Hermès, et les autres Philosophes après lui. Ces noms de Soleil et de Lune donnés à plusieurs choses, causent une équivoque qui occasionne toutes ces difficultés ; c’est de cette source que sont sorties toutes les qualités de père, de mère, fils, fille, aïeul, frère, soeur, oncle, époux et épouse ; et tant d’autres noms semblables, qui servent à expliquer les prétendus incestes, et les adultères si souvent répétés dans les Fables anciennes, il faudrait être Philosophe Hermétique ou Prêtre d’Egypte pour développer tout cela ; mais Harpocrate recommande le secret, et l’on ne doit pas espérer qu’il soit violé au moins clairement. Ce qu’on peut conclure de la bonne foi et de l’ingénuité plutôt que de l’indiscrétion de quelques Adeptes, est, que la matière de l’oeuvre est le principe radical de tout ; mais qu’elle est en particulier le principe actif et formel de l’or ; c’est pourquoi elle devient or Philosophique par les opérations de l’oeuvre imitées de celles de la Nature. Cette matière se forme dans les entrailles de la terre, et y est portée par l’eau des pluies mimées de l’Esprit universel, répandu dans l’air, et cet esprit tire fa fécondité des influences du Soleil et de la Lune, qui par ce moyen deviennent le père et la mère de cette matière. La terre est la matrice où cette semence est déposée, et se trouve par-là sa nourrice. L’or qui s’en forme est le Soleil terrestre. Cette matière ou le sujet de l’oeuvre est composée de deux substances, l’une fixe, l’autre volatile : la première ignée et active ; la seconde humide et passive, auxquelles on a donné les noms de Ciel et Terre, Saturne et Rhée ; Osiris et Isis ; Jupiter et Junon ; et le principe igné ou feu de nature qui y est renfermé, a été nommé Vulcain, Prométhée, Vesta, etc. De cette manière Vulcain et Vesta qui est le feu de la partie humide et volatile, sont proprement les père et mère de Saturne, de même que le ciel et la, terre, parce que les noms de ces Dieux ne se donnent pas seulement à la matière encore crue et indigeste prise avant la préparation que lui donne l’Artiste de concert avec la Nature ; mais encore pendant la préparation et les opérations qui la suivent. Toutes les fois que cette matière devient noire, elle est le Saturne Philosophique, fils de Vulcain et de Vesta, qui sont eux-mêmes enfants du Soleil, par les raisons que nous avons dites. Quand la matière devient grise après le noir, c’est Jupiter : devient- elle blanche, c’est la Lune, Isis, Diane ; et lorsqu’elle est parvenue au rouge, c’est Apollon, Phoebus, le Soleil, Osiris. Jupiter est donc fils de Saturne, Isis et Osiris fils de Jupiter. Mais comme la. couleur grise n’est pas une des principales de l’oeuvre, la plupart des Philosophes n’en font pas mention, et passant tout d’un coup de la noire à la blanche, Isis et Osiris Sont rapprocher de Saturne, et deviennent naturellement ses enfants premiers nés, conformément aux inscriptions que nous avons rapportées. Isis et Osiris Sont donc frère et soeur, soit qu’on les regarde comme principes de l’oeuvre, soit qu’on les considère comme enfants de Saturne ou de Jupiter. Isis se trouve même mère d’Osiris, puisque la couleur rouge naît de la blanche. Mais, dira-t-on, comment sont-ils époux et épouse ? Si on fait attention à tout ce que nous avons dit, on verra qu’ils le sont tous sous les points de vue où l’on peut les considérer ; mais ils le sont plus ouvertement dans la production du Soleil Philosophique appelé Horus, Apollon, ou Soufre des Sages ; puisqu’il est formé de ces deux substances fixe et volatile, réunies en un tout fixe et nommé Orus, lorsqu’on fait abstraction de la préparation, ou première opération de l’oeuvre, ( ce qui est assez d’usage parmi les Philosophes, qui ne commencent leurs traités de l’Art sacerdotal, ou Hermétique, qu’à la seconde opération) comme l’or Philosophique est déjà fait, et qu’il faut l’em-ployer pour base du second oeuvre ; alors le Soleil se trouve premier Roi d’Egypte ; il contient le feu de nature dans son sein : et ce feu agissant sur les matières, produit la putréfaction, et la noirceur, voilà de nouveau Vulcain fils du Soleil, et Saturne fils de Vulcain. Osiris et Isis viendront ensuite ; enfin Orus, pour la réunion de son père et de sa mère. C’est à cette seconde opération qu’il faut appliquer ces expressions des Philosophes : il faut marier la mère avec le fils ; c’est-à-dire, qu’après la première coction on doit le mêler avec la matière crue donc il est sorti, et le cuire de nouveau jusqu’à ce qu’ils soient réunis, et ne fassent qu’un. Pendant cette opération, la matière crue dissout et putréfie la matière digérée : c’est la mère qui tue son enfant, et le met dans son ventre pour renaître et ressusciter. Pendant cette dissolution, les Titans tuent Orus, et sa mère le ramené ensuite de la mort à la vie. Le fils alors moins affectionné envers sa mère, qu’elle ne l’était envers lui, disent les Philosophes (La Tourbe.), fait mourir sa mère, et règne en sa place. C’est-à-dire, que le fixe ou Orus fixe le volatil ou Isis y qui l’avait volatilisé ; car tuer, lier, fermer, inhumer, congeler, coaguler ou fixer, sont des termes synonymes dans le langage des Philosophes ; de même que donner la vie, ressusciter, ouvrir, délier, voyager, signifient la même chose que volatiliser. Isis et Osiris sont donc à juste titre réputés les principaux Dieux de l’Egypte avec Horus qui règne en effet le dernier, puisqu’il est le résultat de tout l’Art sacerdotal. C’est peut-être ce qui l’a fait confondre par quelques-uns avec Harpocrate, Dieu du secret, parce que l’objet de ce secret n’était autre qu’Orus, qu’on avait aussi raison d’appeler le Soleil ou Apollon, puisqu’il est le Soleil ou l’Apollon des Philosophes. Si les Antiquaires avaient étudié la Philosophie Hermétique, ils n’auraient pas été embarrassés pour trouver la raison qui engageait les Egyptiens à représenter Horus sous la figure d’un enfant, souvent même emmailloté. Ils y auraient appris qu’Orus est l’enfant Philosophique né d’Isis et d’Osiris, ou de la femme blanche et de l’homme rouge (Le Code de vérité.) ; c’est pour cela qu’on le voie souvent dans les monuments entre les bras d’Isis qui l’allaite. Ces explications, serviront de flambeaux aux Mythologues, pour pénétrer dans l’obscurité des Fables qui font mention d’adultères, d’incestes du père avec sa fille, tel que celui de Cynire avec Myrrha; du fils avec sa mère, tel qu’on le rapporte d’OEdipe ; du frère avec la soeur, comme celui de Jupiter et Junon, etc. Les parricides, matricides, etc. ne seront plus que des allégories intelligibles et dévoilées, et non des actions qui font horreur à l’humanité, et qui n’auraient point dû trouver place dans l’histoire. Les amateurs de la Philosophie Hermétique y trouveront comment il faut entendre les textes suivants des Adeptes. « Faites les noces, dit Geber, mettez l’époux avec l’épouse au lit nuptial ; répandez sur eux une rosée céleste : l’épouse concevra un fils qu’elle allaitera ; quand il sera devenu grand, il vaincra ses ennemis, et sera couronné d’un diadème rouge ». « Venez, fils de la Sagesse, dit Hermès (Sept. chap.), et réjouissons-nous dès ce moment, la mort est vaincue, notre fils est devenu Roi, il a un habit rouge, et il a pris sa teinture du feu. Un monstre disperse mes membres (Belin dans la Tourbe.) après les avoir séparés, mais ma mère les réunit. Je suis le flambeau des miens ; je manifeste en chemin la lumière de mon père Saturne ». « J’avoue la vérité, dit l’Auteur du grand secret, je suis un grand pécheur ; j’ai coutume de courtiser, et de m’amuser avec ma mère qui m’a porté dans son sein ; je l’embrasse avec amour ; elle conçoit et multiplie le nombre de mes enfants, elle augmente mes semblables, suivant ce que dit Hermès ; mon père est le Soleil, et ma mère est la Lune ».« Il faut, dit Raymond Lulle (Codic. 4.), que la mère qui avait engendré un fils soit ensevelie dans le ventre de ce fils, et qu’elle en soit engendrée à son tour. » Si Osiris se flatte d’une excellence bien supérieure à celle des autres hommes, parce qu’il a été engendré d’un père sans semence ; l’enfant Philosophique a la même prérogative, et sa mère, malgré sa conception et son enfantement demeure toujours vierge, suivant ce témoignage de d’Espagnet (Can. 58.) : « Prenez, dit-il, une vierge ailée ; engrossée de la semence spirituelle du premier mâle, conservant néanmoins la gloire de sa virginité intacte, malgré sa grossesse. » Je ne finirais pas, si je voulais donner tous les textes des Philosophes qui ont un rapport palpable avec les particularités de l’histoire d’Osiris, d’Isis et d’Horus. Ceux-ci suffiront à ceux qui voudront se donner la peine de les comparer et d’en faire l’application. CHAPITRE VI : Histoire de Typhon. Diodore (L. I. c. 2.) fait naître Typhon des Ti-tans. Plutarque (De Iside et Osiride.) le dit frère d’Osiris et d’Isis : quelques autres avancent qu’il naquit de la Terre, lorsque Junon irritée la frappa du pied ; que la crainte qu’il eut de Jupiter, le fit sauver en Egypte, ou ne pouvant supporter la chaleur du climat, il se précipita dans un lac où il périt. Hésiode nous en fait une peinture des plus affreuses (Theog.), qu’Appollodore semble avoir copiée. La Terre, disent-ils, outrée de fureur de ce que Jupiter avait foudroyé les Titans, se joignit avec le Tartare, et faisant un dernier effort, elle enfanta Typhon. Ce monstre épouvantable avait une grandeur et une force supérieure à tous les autres ensemble. Sa hauteur était si énorme, qu’il surpassait de beaucoup les plus hautes montagnes, et sa tête pénétrait jusqu’aux astres. Ses bras étendus touchaient de l’orient à l’occident, et de ses mains sortaient cent dragons furieux, qui dardaient sans cesse leur langue à trois pointes. Des vipères sans nombre sortaient de ses jambes et de ses cuisses, et se repliant par différentes circonvolutions, s’étendaient sur toute la longueur de son corps, avec des sifflements si horribles, qu’ils étonnaient les plus intrépides. Sa bouche n’exhalait que des flammes ; ses yeux étaient des charbons ardents, avec une voix plus terrible que le tonnerre ; tantôt il meuglait comme un taureau, tantôt il mugissait comme un lion ; et quelquefois il aboyait comme un chien. Tout le haut de son corps était hérissé de plumes, et la partie inférieure était couverte d’écaillés. Tel était ce Typhon redoutable aux ; Dieux mêmes, qui osa lancer contre le Ciel des rochers et des montagnes, en faisant des hurlements affreux ; les Dieux en furent tellement épouvantés, que ne se croyant pas en sûreté dans le Ciel, ils se sauvèrent en Egypte, et se mirent à l’abri des poursuites de ce monstre, en s’y cachant sous la forme de divers animaux. On a cherché à expliquer moralement, historiquement et physiquement ce que les anciens Auteurs ont dit de Typhon. Les applications qu’on en a faites ont été quelquefois assez heureuses ; mais il n’a jamais été possible aux Mythologues d’expliquer sa fable en entier dans le même système. Son mariage avec Echidna, le rendit père de divers monstres, dignes de leur origine, tels que la Gorgone, le Cerbère, l’Hydre de Lerne, le Sphinx, l’Aigle qui dévorait le malheureux Prométhée, les Dragons gardiens de la Toison d’or et du Jardin des Hespérides, etc. Les Mythologues, pour se tirer de l’embarras où les jetait cette fable qui devenait pour eux un des mystères des plus obscurs de la Mythologie (M. l’Abbé Banier. Mythol. T. I. p. 468.), se sont avisés de dire que les Grecs et les Latins ignorants l’origine de cette fable, n’ont fait que l’obscurcir davantage, en voulant la transporter, selon leur coutume, de l’histoire d’Egypte dans la leur. Fondés sur les traditions, qu’ils avaient apprises par leur commerce avec les Egyptiens, ils firent de Typhon un monstre également horrible et bizarre, que la jalouse Junon avait fait sortir de terre pour se venger de Latone sa rivale. Ce que nous en rapportent Diodore (Liv. I.) et Plutarque (In Iside.) n’est pas du goût de M. l’Abbé Banier ; sans doute parce qu’ils ne sont point en cela favorables à son système. Ces deux Auteurs, dit il (T. I. p. 468.), « n’ont pas laissé, selon le génie de leur nation, de mêler dans ce qu’ils rapportent plusieurs fictions ridicules ; et d’ailleurs peu exacts dans la chronologie, et ne sachant que fort confusément les premières histoires du monde renouvelé après le Déluge, au nombre desquelles est sans doute celle que M j’explique (de Typhon ), ce sont des guides qu’il ne faut suivre qu’avec de grands ménagements. » Quoique M. l’Abbé Banier ait raison de penser que ces Auteurs n’étaient pas au fait du fond de l’histoire de Typhon, il n’en est pas moins vrai qu’ils avaient recueilli ce qu’ils en disent, de la tradition conservée chez les Egyptiens. S’ils y ont mêlé quelques circonstances pour l’adapter aux fables, de leur pays, ils en ont conservé le fond, qui se trouve également fabuleux. En vain Gérard Vossius (De Idol. 1. l. 26.) prétend-il qu’Og, Roi de Basan, est le même que Typhon, sur la ressemblance des deux noms ; car, dit-il, celui de Typhon vient de uro, sccendo, et celui de Og, signifie ussit, ustulavit. En vain M. Huet (Demonst. Ev. prop.) en fait-il le législateur des Hébreux, devenu odieux aux Egyptiens, par la perte de leurs fils aînés : M. l’Abbé Sevin n’a pas plus raison de le mettre à la place de Chus ; ni M. l’Abbé Banier à celle de Sebon, en suivant dans cette occasion le sentiment de Plutarque, qui s’appuie de l’autorité de Manethon. Il ne serait pas possible de concilier Plutarque avec lui-même. Bochart a mieux réussi (Chan.) que tous les Auteurs ci-dessus, en pensant que Typhon est le même qu’Encelade ; mais il a deviné sans savoir pourquoi, puisqu’il ignorait la raison qui engageait les Poètes à les nommer indifféremment l’un pour l’autre, et à les faire périr tous deux de la même manière. Les Poètes, bien mieux que les Historiens, nous ont conservé le vrai fond des fables, et les ont, à proprement parler, moins défigurées que les Historiens, parce qu’ils se contentaient de les rapporter, en les embellissant à la vérité quelquefois, mais sans s’embarrasser de discuter pourquoi, comment et dans quel temps ces choses avaient pu se faire ; au lieu que les Historiens, cherchant à les accommoder à l’histoire, en ont supprimé des traits, y ont mêlé leurs conjectures, ont quelquefois substitué d’autres noms, etc. Mais enfin que conclure de tant de sentiments différents ? qu’il faut chercher ce que nous devons penser de Typhon dans les traits dont les Historiens, les Poètes et les Mythologues sont d’accord, où dans lesquels ils différent peu. Les Poètes et les Mythologues disent tous de concert que Typhon fut précipité sous le mont Etna, et les Anciens qui n’ont pas placé là son tombeau, ont choisi pour cela des lieux Sulfureux, et connus par les feux souterrains, comme dans la Campanie, ou près du mont Vésuve, ainsi que le prétend Diodorc (L. 4.), ou dans les champs Phlégéens, comme le raconte Strabon (L. 5.), ou dans un lieu de l’Asie, d’où il sort de terre quelquefois de l’eau, d’autrefois du feu, au rapport de Pausanias (In Arcad.). En un mot, dans toutes les montagnes, et tous les autres lieux où il y avait des exhalaisons sulfureuses. Les Egyptiens racontaient enfin qu’il avait été foudroyé, et qu’il était péri dans un tourbillon de feu. Rapprochons tout cela avec quelques circonstances de la vie de Typhon ; et à moins que de vouloir fermer opiniâtrement les yeux à la lumière, on sera obligé de convenir que toute l’histoire de ce prétendu Monstre n’est qu’une allégorie, qui fait partie de celle que les Prêtres Egyptiens, ou Hermès lui-même avait inventées, pour voiler l’Art Sacerdotal ; puisque, suivant M. l’Abbé Banier même (Mythol. T. I. p. 478.), les Poètes et les Historiens Grecs et Latins nous ont conservé parmi leurs fables les plus absurdes, les traditions de l’Egypte, c’est à ces traditions primitives qu’il faut nous en tenir. Elles nous apprennent que Typhon était frère d’Osiris ; qu’il le persécuta jusqu’à le faire mourir de la façon dont nous l’avons dit ; qu’il fut ensuite vaincu par Isis, secourue par Horus ; et qu’il périt enfin par le feu. Les Historiens rapportent aussi que les Egyptiens avaient la Mer en abomination, parce qu’ils croyaient qu’elle était elle-même Typhon, et l’appelaient écume ou salive de Typhon (Kirch. Obelis. Pamph. p. 155.), noms qu’ils donnaient aussi au sel marin. Pythagore, instruit par les Egyptiens, disait que la Mer était une larme de Saturne. La raison qu’ils en avaient, était que la Mer, selon eux, était un principe de corruption, puisque le Nil qui leur procurait tant de biens, se viciait par son mé-lange avec elle. Ces traditions nous apprennent encore que Typhon fit périr Orus dans la Mer où il le précipita, et qu’Isis sa mère le ressuscita après l’en avoir retiré. Nous avons dit qu’Osiris était le principe igné, doux et génératif que le Nature emploie dans la formation des mixtes ; et qu’Isis en était l’humide radical ; car il ne faut pas confondre l’un avec l’autre, puisqu’ils différent entre eux comme la fumée et la flamme, la lumière et l’air, le soufre et le mercure. L’humeur radicale est dans les mixtes le siège et la nourriture du chaud inné, ou feu naturel et céleste, et devient comme le lien qui l’unie avec le corps élémentaire ; cette vertu ignée est comme la forme et l’âme du, mixte. C’est pourquoi elle fait l’office de mâle, et l’humeur radicale fait, en tant qu’humide, la fonction de femelle ; ils sont donc comme frère et soeur, et leur réunion constitue la base du mixte. Mais ces mixtes ne sont pas composés de la seule humeur radicale ; dans leur formation, des parties homogènes, impures et terrestres se joignent à lui pour compléter le corps du mixtes ; et ces impuretés grossières et terrestres sont le principe de sa corruption, à cause de leur soufre combustible, âcre et corrosif, qui agit sans cesse sur le soufre pur et incombustible. Ces deux soufres ou feux sont donc deux frères, mais des frères ennemis ; et par la destruction journalière des individus, on a lieu de se convaincre que l’impur l’emporte sur le pur. Ce sont les deux principes bons et mauvais donc nous avons parlé dans les chapitres premier et second de ce livre. Cela posé, il n’est pas difficile de concevoir pourquoi on faisait de Typhon un monstre effroyable, toujours disposé à faire du mal, et qui avait l’audace même de faire la guerre aux Dieux. Les métaux abondent en ce soufre impur et combustible, qui les ronge en les faisant tourner en rouille chacun dans son espèce. Les Dieux avaient donné leurs noms aux métaux ; et c’est pourquoi Hérodote (In Euterpe.) dit que les Egyptiens ne comptaient d’abord que huit grands Dieux, c’est-à-dire, les sept métaux, et le principe dont ils étaient composés. Typhon était né de la terre, mais de la terre grossière, étant le principe de la corruption. Il fut la cause de la mort d’Osiris, parce que la corruption ne se fait que par la solution que nous avons expliquée en parlant de la mort de ce Prince. Les plumes qui couvraient la partie supérieure du corps de Typhon, et sa hauteur qui portait sa tête jusqu’aux nues, indiquent sa volatilité et sa sublimation en vapeurs. Ses cuisses, ses jambes couvertes d’écailles et les serpents qui en sortent de tous côtés, sont le symbole de son aquosité corrompante et putréfactive. Le feu qu’il jette par la bouche, marque son adustibilité corrosive, et désigne sa fraternité pré-tendue avec Osiris, parce que celui-ci est un feu caché naturel et vivifiant, l’autre est un feu tyrannique et destructif. C’est pourquoi d’Espagnet l’appelle le tyran de la Nature, et le fratricide du feu naturel, ce qui convient parfaitement à Typhon. Les serpents sont chez les Philosophes l’hiéroglyphe ordinaire de la dissolution et de la putréfaction, aussi convient-on que Typhon ne diffère point du serpent Python, tué par Apollon. On sait aussi qu’Apollon et Horus étaient pris pour le même Dieu. Ce Monstre ne se contenta pas d’avoir fait mourir son frère Osiris, il précipita aussi son neveu Horus dans la mer, après s’en être saisi par le secours d’une Reine d’Ethiopie. On ne pouvait désigner plus clairement la résolution en eau de l’Horus ou l’Apollon Philosophique, qu’en le disant précipité dans la mer ; la noirceur qui est la marque de la solution parfaite, et de la putréfaction appelée mort par les Adeptes, se voit dans cette Reine d’Ethiopie. Cette matière corrompue et putréfiée est précisément cette écume ou salive de Typhon, dans laquelle Orus fut précipité et submergé. Elle est véritablement une larme de Saturne, puisque la couleur noire est le Saturne Philosophique. Isis ressuscita enfin Horus ; c’est-à-dire, que l’Apollon Philosophique, après avoir été dissous, putréfié et devenu noir, passa de la noirceur à la blancheur appelée résurrection et vie, dans le style Hermétique. Le père et la mère se réunirent alors ensemble pour combattre Typhon, ou la corruption, et après l’avoir vaincu ils régnèrent glorieusement, d’abord la mère ou Isis, c’est-à-dire, la blancheur, et après elle Orus son fils, ou la rougeur. Sans recourir à tant d’explications, les seuls tombeaux supposés de Typhon nous font entendre ce qu’on pensait de ce Monstre, père de tant d’autres, que nous expliquerons dans les chapitres qui les concernent. Les uns disent que Typhon se jeta dans un marais où il périt ; d’autres qu’il fut foudroyé par Jupiter, et qu’il périt par le feu. Ces deux genres de mort sont bien différents ; et il n’y a que la Chymie Hermétique qui puisse accorder cette contradiction ; Typhon y périt en effet, et par l’eau et par le feu en même temps : car l’eau Philosophique, ou le menstrue fétide, ou la mer des Philosophes, qui n’est qu’une même eau formée par la dissolution de la matière, est aussi un marais, puisque étant enfermée dans le vase elle n’a point de cours. Cette eau est un vrai feu, disent presque tous les Philosophes, puisqu’elle brûle avec bien plus de force et d’activité que ne fait le feu élémentaire. Les Chymistes brûlent avec le feu, et nous brûlons avec l’eau, disent Raymond Lulle et Riplée. Notre eau est un feu, ajoute ce dernier (12 Port.) , qui brûle et tourmente les corps bien plus que le feu d’enfer. Quand on dit que Jupiter le foudroya, c’est que la couleur grise ou le Jupiter des Philosophes est le premier Dieu Chymique qui triomphe des Titans, ou qui sort victorieux de la noirceur et de la corruption. Alors le feu naturel de la pierre commence à dominer. Horus vient au secours de sa mère, et Typhon demeure vaincu. Il suffit de comparer l’histoire, ou plutôt, la fable de Python avec celle de Typhon, pour voir clairement que les explications que je viens de donner expriment la véritable intention de celui qui a in-venté ces allégories. En effet, le Serpent Python naît dans la boue et le limon, et Typhon naquit de la terre ; le premier périt dans la fange même qui le vit naître, après avoir combattu contre Apollon ; le second meurt, dit-on, dans un ma-rais, après avoir fait la guerre aux Dieux, et particulièrement à Horus qui est le même qu’Apollon, et par lequel il fut vaincu. Ces faits ne de-mandent point d’explications.
Le double Ka Égyptien
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