Le double Ka Égyptien
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Chapitre III : Histoire d’Osiris. Osiris et Isis devenus époux, donnèrent tous leurs soins à faire le bonheur de leurs sujets. Comme ils vivaient dans une parfaite union, ils y travaillèrent de concert ; ils s’appliquèrent à polir leur peuple, à leur enseigner l’agriculture, à leur donner des lois, et à leur apprendre les arts nécessaires à la vie (Diodore de Sicile, 1.I. c. I. et Plutarque de Iside et Osiride.), ils leur apprirent entre autres l’usage des instruments et la mécanique, la fabrique des armes, la culture de la vigne et de l’olivier, les caractères de l’écriture dont Mercure, ou Hermès, ou Thaut les avait instruit. Isis bâtit, en l’honneur de ses pères Jupiter et Junon, un Temple célèbre par sa grandeur et sa magnificence. Elle en fit construire deux autres petits d’or, l’un en l’honneur de Jupiter le céleste, l’autre moindre en l’honneur de Jupiter le terrestre, ou Roi son père, que quelques-uns ont appelé Ammon. Vulcain était trop recommandable pour erre oublié : il eut aussi un Temple superbe, et chaque Dieu, continue Diodore, eut son Temple, son culte, ses Prêtres, ses sacrifices. Isis et Osiris instruisirent aussi leurs sujets de la vénération qu’ils doivent avoir pour les Dieux, et l’estime qu’ils devaient faire de ceux qui avaient inventé les arts, ou qui les avaient perfectionnés. On vit dans la Thébaïde des ouvriers en toutes sortes de métaux. Les uns forgeaient les armes pour la chasse des bêtes ; les instruments et les outils propres à la culture des terres et aux autres arts ; des Orfèvres firent des petits Temples d’or, et y placèrent des statues des Dieux, composées de même métal. Les Egyptiens prétendent même, ajoute notre Auteur, qu’Osiris honora et révéra particulièrement Hermès, comme l’inventeur de beaucoup de choses utiles à la vie. C’est Hermès, disent-ils, qui le premier a montré aux hommes la manière de coucher par écrit leurs pensées, et de mettre leurs expressions en ordre, pour qu’il en résultât un discours suivi. Il donna des noms convenables à beaucoup de choses ; il institua les cérémonies que l’on devait observer dans le culte de chaque Dieu. Il observa le cours des astres, inventa la musique, les différents exercices du corps, l’arithmétique, la médecine, l’art des métaux, la lyre à trois cordes ; il régla les trois tons de la voix, l’aigu pris de l’Eté ; le grave pris de l’Hiver, et le moyen du Printemps. Le même apprit aux Grecs la manière d’interpréter les termes, d’où ils lui donnèrent le nom d’Hermès, qui signifie interprète. Tous ceux enfin qui du temps d’Osiris firent usage des lettres sacrées, l’apprirent de Mercure. Osiris ayant ainsi disposé tout avec sagesse, et rendu ses Etats florissants, conçut le dessein de rendre tout l’Univers participant du même bon-heur. Il assembla pour cet effet une grande armée, moins pour conquérir le monde par la force des armes, que par la douceur et l’humanité, persuadé qu’en civilisant les hommes, et leur apprenant la culture des terres, l’éducation des animaux domestiques, et tant d’autres choses utiles, il lui en resterait une gloire éternelle. Avant que de partir pour son expédition, il régla tout dans son Royaume. Il en donna la régence à Isis, et laissa près d’elle Mercure pour son conseil, avec Hercule, qu’il constitua intendant des Provinces. Il partagea ensuite son Royaume en divers gouvernements. La Phénicie et les côtes maritimes échurent à Busiris ; la Lybie, l’Ethiopie, et quelques pays circonvoisins à Anthée. Il partie ensuite, et fut si heureux dans son expédition, que tous les pays où il alla se soumirent à son empire. Osiris emmena avec lui son frère que les Grecs appellent Apollon, l’inventeur du laurier. Anubis et Macédon, fils d’Osiris, mais d’une valeur bien différente, suivirent leur père ; le premier avait un chien pour enseigne, le second un loup. Les Egyptiens prirent de là occasion de représenter l’un avec une tête de chien, l’autre avec une tête de loup ; et d’avoir beaucoup de respect et de vénération pour ces animaux. Osiris se fit aussi accompagner de Pan, en l’honneur duquel les Egyptiens bâtirent dans la suite une ville dans la Thébaïde, à laquelle ils donnèrent le nom de Chemnim, ou Taille du pain. Maron et Triptolême furent encore de la partie ; l’un pour apprendre aux peuples la culture de la vigne, l’autre, celle des grains. Osiris partit donc, et l’on a soin de faire remarquer qu’il eut une attention particulière pour l’entretien de sa chevelure, jusqu’à son retour. Il prit son chemin par l’Ethiopie, où il trouva des Satyres, dont les cheveux descendaient jusqu’à la ceinture. Comme il aimait beaucoup la musique et la danse, il mena avec lui un grand nombre de musiciens ; mais on remarquait particulièrement neuf jeunes filles sous la conduite d’Apollon, que les Grecs appelèrent les neuf Muses, et disaient qu’Apollon avait été leur maître ; d’où ils lui donnèrent le nom de musicien, et d’inventeur de la musique. Dans ce temps-là, disent les Auteurs, le Nil à la naissance du Chien Syrius, c’est-à-dire, au commencement de la canicule, inonda la plus grande partie de l’Egypte, et celle en particulier à laquelle Prométhée présidait. Ce sage Gouverneur, outré de douleur à la vue de la désolation de son pays et de ses habitants, voulait de désespoir se donner la mort. Hercule vint heureusement au secours, et fit tant par ses conseils et ses travaux, qu’il fit rentrer le Nil dans son lit. La rapidité de ce fleuve, et la profondeur de ses eaux, lui firent donner le nom d’Aigle. Osiris était alors en Ethiopie, où voyant que le danger d’une telle inondation menaçait tout ce pays, il fit élever des digues sur les deux rives du fleuve, de manière qu’en contenant les eaux dans leur lit, ces digues laissaient néanmoins échappée autant d’eau qu’il en fallait pour féconder le terrain. Delà il traversa l’Arabie, et parvint jusqu’aux extrémités des Indes, où il bâtit plusieurs villes, à l’une desquelles il donna le nom de Nysa, en mémoire de celle où il avait été élevé, et y planta le lierre, le seul arbrisseau qu’on élève dans ces deux villes. Il parcourut beaucoup d’autres pays de l’Asie, et vint ensuite en Europe par l’Hellespont. En traversant la Thrace, il tua Lycurgue, Roi barbare, qui s’opposait à son passage, et mit le vieillard Maron à sa place. Il établit Macédon le fils Roi de Macédoine, et envoya Triprolême dans l’Attique pour y enseigner l’agriculture. Osiris laissa partout des marques de ses bienfaits, ramena les hommes, alors entièrement sauvages, aux douceurs de la société civile ; leur apprit à bâtir des villes et des bourgs, et revint enfin en Egypte par la mer Rouge, comblé de gloire, après avoir fait élever dans les lieux où il avait passé, des colonnes et d’autres monuments sur lesquels croient gravés ses exploits. Ce grand Prince quitta enfin les hommes pour aller jouir de la société des Dieux. Isis et Mercure lui en décernèrent les honneurs, et instituèrent des cérémonies mystérieuses dans le culte qu’on devait lui rendre, pour donner une grande idée du pouvoir Osiris. Telle est l’histoire de l’expédition de ce prétendu Roi d’Egypte, suivant ce qu’en rapporte Diodore de Sicile, qui la raconte sans doute de la manière qu’on la débitait dans le pays. Le genre de la mort de ce Prince n’est pas moins intéressant ; nous en ferons mention ci-après, lorsque nous aurons fait quelques remarques sur les principales circonstances de sa vie. Il n’est pas surprenant que l’on ait supposé Osiris (Diod. loc. cit.) très religieux et plein de vénération envers Vulcain et Mercure ; il tenait de ces Dieux tout ce qu’il était. Suivant l’Auteur cité, Vulcain était Son aïeul, inventeur du feu, et le principal agent de la Nature, pendant qu’Osiris croit lui-même un feu caché. Mais de quel feu Vulcain était-il supposé l’inventeur ? Pense-t-on que ce soit celui dont Diodore parle en ces termes ? « La foudre ayant mis le feu à un arbre pendant l’hiver, la flamme se communiqua aux arbres voisins. Vulcain y accourut, et se sentant réchauffé, recréé et ranimé par la chaleur, fournit au feu de nouvelles matières combustibles, et l’ayant entretenu par ce moyen, il fit venir d’autre ; hommes pour être témoins de ce spectacle, et s’en préconisa l’inventeur. » Je ne crois pas qu’on adopte ce sentiment de Diodore. Ce feu n’est autre que celui de nos cuisines, qui était très connu même avant le Déluge. Caïn et Abel l’employèrent dans leurs sacrifices ; Tubalcain en fit usage dans les ouvrages de fer, de cuivre et autres métaux. On ne saurait dire que par Vulcain, Diodore ou les Egyptiens aient eu en vue Caïn ou Abel. Ce feu dont on attribue l’invention à Vulcain, était donc différent de celui de nos forges, quoiqu’on regarde communément Vulcain comme le Dieu des Forgerons. Ce feu, suivant les idées d’Hermès, était le feu dont les Philosophes font un si grand mystère ; ce feu dont l’invention, selon Artéphius, demande un homme adroit, ingénieux et Savant dans la Science de la Nature ; ce feu qui doit être administré géométriquement suivant le même Artéphius et d’Espagnet ; clibaniquement si nous en croyons Flamel, et par poids et mesure au rapport de Raymond Lulle. On peut dire d’un tel feu qu’il a été inventé, et non de celui de nos cuisines, qui est connu de tous, et qui, selon toutes les apparences, le fut dès le commencement du monde. Le peuple d’Egypte, duquel Diodore avait sans doute emprunté ce qu’il disait de Vulcain, ne connaissait pas d’autre feu que le commun ; il ne pouvait donc parler que de celui-là. Les Prêtres, les Philosophes instruits par Hermès, connaissaient cet autre feu qui est le principal agent de l’Art Sacerdotal ou Hermétique ; mais il se donnait bien de garde de s’expliquer à son sujet, parce qu’il faisait partie du secret qui leur était confié. Vulcain était ce feu-là même personnifié par eux, et se trouvait en effet par ce moyen aïeul d’Osiris, ou du feu caché dans la pierre des Philosophes, que d’Espagnet appelle minière de feu. Pour concilier toutes les contradictions appa-rentes des Auteurs sur la généalogie d’Osiris, il faut se mettre devant les yeux ce qui se passe dans l’oeuvre Hermétique, et les noms que les Philosophes ont donné dans tous les temps aux différents états et aux diverses couleurs principales de la matière dans le cours des opérations. Cette matière est composée d’une chose qui contient deux substances, l’une fixe et l’autre volatile, ou eau et terre. Ils ont appelé l’un mâle, l’autre femelle, de ces deux réunis naît un troisième, qui se trouve leur fils, sans différer de son père et de sa mère, qu’il renferme en lui, quant à la substance radicale. Le second oeuvre est semblable au premier. Cette matière mise dans le vase au feu Philosophique appelé Vulcain, ou inventé, dit-on, par Vulcain, se dissout, se putréfie et devient noire par l’action de ce feu. Elle est alors le Saturne des Philosophes, ou Hermétique, qui devient en conséquence fils de Vulcain, comme l’appelle Diodore. Cette couleur noire disparaît, la blanche et la rouge prennent la place successi-vement, la matière se fixe, et forme la pierre de feu de Basile Valentin (Char. triomph. de l’Antim.), la minière de feu de d’Espagnet, le feu caché signifié par Osiris. Voilà donc Osiris fils de Saturne. Il n’est pas moins aisé d’expliquer le sentiment de ceux qui le font fils de Jupiter, et voici comment. Lorsque la couleur noire s’évanouit, la matière passe par la grise avant d’arriver à la blanche, et les Philosophes ont donné le nom de Jupiter à cette couleur grise. Si l’on réfléchit un peu sérieusement sur ce que je viens de dire, on ne trouvera point d’embarras ni de difficultés à concevoir comment Osiris et Isis pouvaient être frère et soeur, mari et femme, fils de Saturne, fils de Vulcain, fils de Jupiter, comment même Osiris a pu être père d’Isis, puisque Osiris étant le feu caché de la matière, c’est lui qui lui donne la forme, la consistance, et la fixité qu’elle acquière dans la Suite. En deux mors, les Egyptiens entendaient par Isis et Osiris tant la substance volatile et la substance fixe de la matière de l’oeuvre, que la couleur blanche et la rouge qu’elle prend dans les opérations. Ces explications, dira quelqu’un, ne s’accordent point avec la fable, qui fait Vulcain fils de Jupiter et de Junon, et qui par conséquent ne saurait être père de Saturne. Je réponds à cela que ces contradictions ne sont qu’apparentes ; on en sera convaincu, lorsqu’on aura lu le chapitre qui regarde Vulcain en particulier, auquel je renvoie le Lecteur, pour retourner à Osiris et à son expédition. Au seul récit de cette histoire, il n’est point d’homme sensé qui ne la reconnaisse pour une fiction. Former le dessein d’aller conquérir route la terre, assembler pour cela une armée composée d’hommes et de femmes, de satyres, de musiciens, de danseuses ; se mettre en tête d’apprendre aux hommes ce qu’ils savaient déjà : cela n’est pas déjà trop bien concerté. Mais supposer qu’un Roi, avec une armée de cette espèce, ait parcouru l’Afrique, l’Asie, l’Europe jusqu’à leurs extrémités ; qu’il n’y ait même pas un endroit où il n’ait été, suivant cette inscription : Je suis le fils aîné de Saturne, sorti d’une tige illustre, et d’un sang généreux ; cousin du jour : il n’est point de lieu ou je n’aie été, et j’ai libéralement répandu mes bienfaits sur tout le genre humain (Diodore de Sicile.). Le fait n’est pas vraisemblable, et l’on ne concevrait pas comment M. l’Abbé Banier (Mytholog. T. I.) peut l’avoir raconté d’un aussi grand sang froid, si l’on ne savait pas qu’il adopte volontiers, sans beau-coup de critique, tout ce qui est favorable à son système, et même ce que rapportent des Auteurs, dont il dit en plus d’un endroit qu’il ne faut pas faire beaucoup de cas. Il est au moins inutile de recourir à l’expédition d’Osiris pour fixer le temps où l’on a commencé à cultiver les terres dans l’Attique, et les autres pays de l’Asie et de l’Europe. Les saintes écritures, le livre le plus ancien et le plus vrai de toutes les histoires, nous apprennent que l’agriculture était connue avant le Déluge même. Sans relever le faux et le ridicule d’une telle histoire prise à la lettre, il suffit de la présenter à un homme un peu versé dans la lecture des Philosophes Hermétiques, pour qu’il décide au premier récit, qu’elle en est un symbole palpable. Mais comme je dois supposer que bien des lecteurs n’ont pas toutes les opérations de cet art assez présentes, je vais passer en revue toutes les cir-constances principales de cette histoire. Isis et Osiris sont, comme nous l’avons dit, l’agent et le patient dans un même sujet. Osiris part pour son expédition, et dirige sa route d’abord par l’Ethiopie, pour parvenir à la mer Rouge, qui bordait l’Egypte, de même que l’Ethiopie. Ce n’était pas le chemin le plus court, mais c’est la route qu’il est nécessaire de tenir dans les opérations du grand oeuvre, où la couleur noire et la couleur rouge sont les deux ex-trêmes. La noirceur se manifeste d’abord dans le commencement des opérations signifiées par le voyage d’Osiris dans les Indes ; car, soit que d’Espagnet, Raymond Lulle, Philalèthe, etc. aient fait allusion à ce voyage d Osiris, ou à celui de Bacchus, soit pour d’autres raisons, ils nous disent qu’on ne peut réussir dans l’oeuvre, si l’on ne parcourt les Indes. Il faut donc passer d’abord en Ethiopie, c’est-à-dire, voir la couleur noire, parce qu’elle est l’entrée et la clef de l’art Hermétique. « Ces choses sont créées dans notre terre d’Ethiopie, disent Flamel (Désir désir.) et Rasis (Liv. des lumières.), blanchissez votre corbeau ; si vous voulez le faire avec le Nil d’Egypte, il prendra, après avoir passé par l’Ethiopie, une couleur blanchâtre ; puis le conduisant par les secrets de la Perse avec cela et avec cela, la couleur rouge se manifestera telle qu’est celle du pavot dans le désert. » Osiris étant en Ethiopie, fit élever des digues pour préserver le pays, non pas du débordement du Nil, mais d’une inondation capable de ravager le pays : car l’eau de ce fleuve est absolument nécessaire pour rendre le pays fertile. D’Espagnet dit à ce Sujet (Can. 88.) ; « Le mouvement de ce second cercle (de la circulation des éléments, qui se fait pendant la solution et la noirceur ) doit être lent particulièrement au commencement de sa révolution, de peur que les petits corbeaux ne se trouvent inondés et submergés dans leur nid, et que le monde naissant ne soit détruit par le déluge. » Ce cercle doit distribuer l’eau sur le terrain par poids, par mesure, et en proportion géométrique . Il faut donc élever des digues, soit pour faire rentrer le fleuve dans son lit, comme fit Hercule dans le territoire de Prométhée, soit pour l’empêcher d’inonder, comme fit Osiris en Ethiopie. L’Auteur de l’histoire feinte d’Osiris n’a rien oublié de ce qui était nécessaire pour donner hiéroglyphiquement une idée tant de ce qui compose l’oeuvre, que des opérations requises et des signes démonstratifs. Il fait d’abord remarquer que pendant le séjour d’Osiris en Ethiopie, le Nil déborda, et que ce Prince fit élever des digues pour garantir le pays des dégâts que son inondation aurait occasionnés. Cet Auteur a voulu désigner par là la résolution de la matière en eau, de même que par le débordement du Nil en Egypte, dans le territoire duquel Prométhée était Roi ou Gouverneur. L’Artiste du grand oeuvre doit faire attention que l’Ethiopie ne fut point inondée, et que le Gouvernement de Prométhée le fut. C’est que la partie de la matière terrestre qui se putréfie et noircie, surnage la dissolution ; au lieu que la fixe qui renferme le feu inné, que Prométhée vola au ciel pour en faire part aux hommes, demeure dans le fond du vase, et se trouve submergée. Les attentions que doit avoir dans cette occasion l’Artiste signifié par Hercule, est très bien exprimée dans la note ci-dessous (Leges motus hujus circuli funt utientè et paulatim decurrat, ac parce essundat, ne festinando à mensurâ cadat, et aquis obrurus ignis insitus, operis architectus hebescat, aut etiam extinguatur : ut alternis vicibus cibus et potus administrentur quo melior fiat digestio, ac optimum sicci et humidi temperamentum ; indissolubilis eniui utriusque colligatio finis ac scopus est operis ; propterea vide ut tantum irrigando adjicias, quantum assando desecerit, quo restauratio corroborando deperditarum vitium tantum restituat, quantum evacuatio debilitando abstulerit. D’Espagnet, Can. 89.). Nous expliquerons dans le chapitre de Bacchus, liv. 5. ce qu’on doit entendre par les Satyres ; et l’on trouvera dans celui d’Oreste ce qui concerne la chevelure d’Osiris. Les neuf Nymphes ou Muses, et les Musiciens qui sont à la suite d’Osiris, sont les parties volatiles, ou les neuf Aigles que senior dit être requises avec une partie fixe désignée par Apollon. Nous en parlerons plus au long dans le chapitre de Persée, où nous expliquerons leur généalogie, et leurs actions.
Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
257
- Hermès
- Accueil
  - Livre d'Hermès
  - Salle d'Hermès
  - Hermès Corp 0
  - Hermès Corp 1
  - Hermès Corp 2
  - Hermès Corp 3
  - Hermès Corp 4
  - Hermès Corp 5
  - Hermès Corp 6
  - Hermès Corp 7
  - Hermès Corp 8
  - Hermès Corp 9
  - Hermès Corp 10
  - Hermès Corp 11
  - Hermès Corp 12
  - Hermès Corp 13
  - Hermès Corp 14
  - Hermès Corp 15
  - Hermès Corp 16
  - Hermès Corp 17
  - Hermès Corp 18
  - Hermès Corp 19
  - Hermès Corp 20
  - Hermès Corp 21
  - Hermès Corp 22
  - Hermès Corp 23
  - Hermès Corp 24
  - Hermès & Roy 1
  - Hermès & Roy 2
  - Hermès & Roy 3
  - Hermès & Roy 4
  - Hermès & Roy 5
  - Hermès & Roy 6
  - Hermès & Roy 7
  - Hermès & Roy 8
  - Fables Lévi 1
  - Fables Lévi 2
  - Fables Lévi 3
  - Fables Lévi 4
  - Fables Lévi 5
  - Fables Lévi 6
  - Fables Lévi 7
  - Fables Lévi 8
  - Fables Lévi 9
  - Fables Lévi 10
  - Fables Lévi 11
  - Fables Lévi 12
  - Ovide 1
  - Ovide 2
  - Ovide 3
  - Ovide 4
  - Ovide 5
  - Ovide 6
  - Ovide 7
  - Ovide 8
  - Ovide 9
  - Ovide 10
  - Ovide 11
  - Ovide 12
  - Ovide 13
  - Ovide 14
  - Ovide 15
  - Ovide 16
  - Ovide 17
  - Ovide 18
  - Ovide 19
  - Ovide 20
  - Ovide 21
  - Ovide 22
  - Ovide 23
  - Ovide 24
  - Ovide 25
  - Ovide 26
  - Ovide 27
  - Ovide 28
  - Ovide 29
  - Ovide 30
  - Ovide 31
  - Ovide 32
  - Ovide 33
  - Ovide 34
  - Ovide 35
  - Ovide 36
  - Ovide 37
  - Ovide 38
  - Ovide 39
  - Ovide 40
  - Ovide 41
  - Ovide 42
  - Ovide 43
  - Ovide 44
  - Ovide 45
  - Ovide 46
  - Ovide 47
  - Ovide 48
  - Ovide 49
  - Ovide 50
  - Ovide 51
  - Ovide 52
  - Ovide 53
  - Ovide 54
  - Ovide 55
  - VD F Olivet 1
  - VD F Olivet 2
  - VD F Olivet 3
  - VD F Olivet 4
  - VD F Olivet 5
  - VD F Olivet 6
  - VD F Olivet 7
  - VD F Olivet 8
  - VD F Olivet 9
  - VD F Olivet 10
  - VD F Olivet 11
  - VD F Olivet 12
  - VD F Olivet 13
  - VD F Olivet 14
  - VD F Olivet 15
  - VD F Olivet 16
  - VD F Olivet 17
  - VD F Olivet 18
  - VD F Olivet 19
  - VD F Olivet 20
  - VD F Olivet 21
  - VD F Olivet 22
  - VD F Olivet 23
  - VD F Olivet 24
  - VD F Olivet 25
  - VD F Olivet 26
  - Pythagore 1
  - Pythagore 2
  - Pythagore 3
  - Tablettes de Thoth
  - Tablette 1
  - Tablette 2
  - Tablette 3
  - Tablette 4
  - Tablette 5
  - Tablette 6
  - Tablette 7
  - Tablettes 8
  - Tablette 9
  - Tablette 10
  - Tablette 11
  - Tablette 12
  - Tablette 13
  - Tablette 14
  - Tablette 15
  - Salle du Corpus
  - Corpus avis
  - Livre 1 corpus
  - Livre 2 corpus
  - Livre 3 corpus
  - Livre 4 corpus
  - Livre 5 corpus
  - Livre 6 corpus
  - Livre 7 corpus
  - Livre 8 corpus
  - Livre 9 corpus
  - Livre 10 corpus
  - Livre 11 corpus
  - Livre 12 corpus
  - Livre 13 corpus
  - Livre 14 corpus
  - Livre 15 corpus
  - Livre 16 corpus
  - Livre 17 corpus
  - Intro table Em
  - Table Emeraude
  - T Emeraude A 1
  - T Emeraude A 2
  - T Emeraude A 3
  - Livre SIH intro
  - Livre SIH 1
  - Livre SIH 2
  - Livre SIH 3
  - Livre SIH 4
  - Livre SIH 5
  - Livre SIH 6
  - Livre SIH 7
  - Livre SIH 8
  - Livre SIH 9
  - Salle ésotérisme
  - Koot Houmi 1
  - Koot Houmi 2
  - Koot Houmi 3
  - Koot Houmi 4
  - Koot Houmi 5
  - Koot Houmi 6
  - Koot Houmi 7
  - Koot Houmi 8
  - Koot Houmi 9
  - Koot Houmi 10
  - Koot Houmi 11
  - Koot Houmi 12
  - Koot Houmi 13
  - Koot Houmi 14
  - Koot Houmi 15
  - Koot Houmi 16
  - Koot Houmi 17
  - Koot Houmi 18
  - RC et FM 1
  - RC et FM 2
  - RC et FM 3
  - Salle d'Alchimie
  - Espagnet 1
  - Espagnet 2
  - Espagnet 3
  - Espagnet 4
  - Espagnet 5
  - Espagnet 6
  - Espagnet 7
  - Espagnet 8
  - Espagnet 9
  - Espagnet 10
  - Ariadne 1
  - Ariadne 2
  - Ariadne 3
  - Ariadne 4
  - Ariadne 5
  - Ariadne 6
  - Ariadne 7
  - Ariadne 8
  - Ariadne 9
  - Ariadne 10
  - FEG Pernety 1
  - FEG Pernety 2
  - FEG Pernety 3
  - FEG Pernety 3D
  - FEG Pernety 4
  - FEG Pernety 5
  - FEG Pernety 6
  - FEG Pernety 7
  - FEG Pernety 8
  - FEG Pernety 9
  - FEG Pernety 10
  - FEG Pernety 11
  - FEG Pernety 12
  - FEG Pernety 13
  - FEG Pernety 14
  - FEG Pernety 15
  - FEG Pernety 16
  - FEG Pernety 17
  - FEG Pernety 18
  - FEG Pernety 19
  - FEG Pernety 20
  - FEG Pernety 21
  - FEG Pernety 22
  - FEG Pernety 22D
  - FEG Pernety 23
  - FEG Pernety 24
  - FEG Pernety 25
  - FEG Pernety 25D
  - FEG Pernety 26
  - FEG Pernety 27
  - FEG Pernety 28
  - FEG Pernety 28D
  - FEG Pernety 29
  - FEG Pernety 29D
  - FEG Pernety 30
  - FEG Pernety 31
  - FEG Pernety 32
  - FEG Pernety 33
  - FEG Pernety 33D
  - FEG Pernety 34
  - FEG Pernety 35
  - FEG Pernety 35D
  - FEG Pernety 36
  - FEG Pernety 37
  - FEG Pernety 38
  - FEG Pernety 39
  - FEG Pernety 40
  - FEG Pernety 41
  - FEG Pernety 42
  - FEG Pernety 43
  - FEG Pernety 44
  - FEG Pernety 45
  - FEG Pernety 46
  - FEG Pernety 47
  - FEG Pernety 48
  - FEG Pernety 49
  - FEG Pernety 50
  - FEG Pernety 51
  - FEG Pernety 52
  - FEG Pernety 53
  - FEG Pernety 54
  - FEG Pernety 55
  - FEG Pernety 56
  - FEG Pernety 57
  - FEG Pernety 58
  - FEG Pernety 59
  - Noce chimique 1
  - Noce chimique 2
  - Noce chimique 3
  - Noce chimique 4
  - Noce chimique 5
  - Noce chimique 6
  - Noce chimique 7
  - Noce chimique 16
  - Noce chimique 8
  - Noce chimique 9
  - Noce chimique 10
  - Noce chimique 11
  - Noce chimique 12
  - Noce chimique 13
  - Noce chimique 14
  - Noce chimique 15
  - Cantique 1
  - Cantique 2
  - Cantique 3
  - Cantique 4
  - Cantique 5
  - Cantique 6
  - Cantique 7
  - Cantique 8
  - Cantique 9
  - Cantique 10
  - Cantique 11
  - Cantique 12
  - Cantique 13
  - Cantique 14
  - Chrysopée 1
  - Chrysopée 2
  - Etoile 1
  - Etoile 2
  - Etoile 3
  - Basile Valentin 1
  - Basile Valentin 2
  - Basile Valentin 3
  - Basile Valentin 4
  - Basile Valentin 5
  - Basile Valentin 6
  - Basile Valentin 7
  - Givry 1
  - Givry 2
  - Givry 3
  - Givry 4
  - Givry 5
  - Givry 6
  - Givry 7
  - Givry 8
  - Givry 9
  - Givry 10
  - Givry 11
  - Givry 12
  - Givry 13
  - Givry 14
  - Irshou 1
  - Irshou 2
  - Irshou 3
  - Irshou 4
  - Irshou 5
  - Irshou 6
  - Irshou 7
  - Irshou 8
  - Irshou 9
  - Lettre Koot 1
  - Lettre Koot 2
  - Lettre Koot 3
  - Lettre Koot 4
  - Lettre Koot 5
  - Livre Liebniz 1
  - Livre de Liebniz 2
  - Livre de Liebniz 3
  - Grand arcane int
  - Grand arcane 1
  - Grand arcane 2
  - Grand arcane 3
  - Grand arcane 4
  - Grand arcane 5
  - Grand arcane 6
  - Grand arcane 7
  - Grand arcane 8
  - Grand arcane 9
  - Grand arcane 10
  - Grand arcane 11
  - Grand arcane 12
  - Grand arcane 13
  - Grand arcane 14
  - Grand arcane 15
  - Grand arcane 16
  - Grand arcane 17
  - Grand arcane 18
  - Grand arcane 19
  - Grand arcane 20
  - Grand arcane 21
  - Grand arcane 22
  - Grand arcane 23
  - Grand arcane 24
  - Grand arcane 25
  - Grand arcane 26
  - Grand arcane 27
  - Grand arcane 28
  - Grand arcane 29
  - Salle occultisme
  - Boehme 1
  - Boehme 2
  - Boehme 3
  - Boehme 4
  - Boehme 5
  - Boehme 6
  - Boehme 7
  - Cit Eliphas 1
  - Cit Eliphas 2
  - Cit Eliphas 3
  - Cit Eliphas 4
  - Cit Eliphas 5
  - Cit Eliphas 6
  - Clav Salomon 1
  - Clav Salomon 2
  - Clav Salomon 3
  - Clav Salomon 4
  - Clav Salomon 5
  - Clav Salomon 6
  - Clav Salomon 7
  - Clav Salomon 8
  - Clav Salomon 9
  - Clav Salomon 10
  - Clav Salomon 11
  - Clav Salomon 12
  - Clav Salomon 13
  - Clav Salomon 14
  - Clav Salomon 15
  - Clav Salomon 16
  - Clav Salomon 17
  - Clav Salomon 18
  - Voix silence 1
  - Voix silence 2
  - Voix silence 3
  - Voix silence 4
  - Voix silence 5
  - Voix silence 6
  - Voix silence 7
  - Voix silence 8
  - Voix silence 9
  - Voix silence 10
  - Voix silence 11
  - Voix silence 12
  - Voix silence 13
  - Voix silence 14
  - Voix silence 15
  - Voix silence 16
  - Voix silence 17
  - Voix silence 18
  - Evang Thomas 1
  - Evang Thomas 2
  - Evang Thomas 3
  - Evang Thomas 4
  - Evang Thomas 5
  - Evanf Thomas 6
  - Evang Thomas 7
  - Evang Thomas 8
  - Lao Tseu 1
  - Lao Tseu 2
  - Lao Tseu 3
  - Lao Tseu 4
  - Lao Tseu 5
  - Lao Tseu 6
  - Lao Tseu 7
  - Lao Tseu 8
  - Lao Tseu 9
  - Livre Hénoc 1
  - Livre Hénoc 2
  - Livre Hénoc 3
  - Livre Hénoc 4
  - Livre Hénoc 5
  - Livre Hénoc 6
  - Livre Hénoc 7
  - Bhagavad Gita 1
  - Bhagavad Gita 2
  - Bhagavad Gita 3
  - Bhagavad Gita 4
  - Bhagavad Gita 5
  - Bhagavad Gita 6
  - Bhagavad Gita 7
  - Bhagavad Gita 8
  - Bhagavad Gita 9
  - Bhagavad Gita 10
  - Bhagavad Gita 11
  - Bhagavad Gita 12
  - Bhagavad Gita 13
  - Bhagavad Gita 14
  - Bhagavad Gita 15
  - Bhagavad Gita 16
  - Bhagavad Gita 17
  - Bhagavad Gita 18
  - Bhagavad Gita 19
  - Méditation 1
  - Méditation 2
  - Méditation 3
  - Méditation 4
  - Médiation 5
  - Méditation 6
  - Méditation 7
  - Méditation 8
  - Méditation 9
  - Méditation 10
  - Meditation 11
  - Méditation 12
  - Méditation 13
  - Méditation 14
  - Méditation 15
  - Méditation 16
  - Méditation 17
  - Méditation 18
  - Méditation 19
  - Méditation 20
  - Méditation 21
  - Méditation 22
  - Médiation 23
  - Méditation 24
  - Meditation 25
  - Méditation 26
  - Méditation 27
  - Méditation 28
  - Méditation 29
  - Méditation 30
  - Méditation 31
  - Méditation 32
  - Méditation 33
  - Méditation 34
  - Méditation 35
  - Méditation 36
  - Méditation 37
  - Méditation 38
  - Méditation 39
  - Méditation 40
  - Méditation 41
  - Méditation 42
  - Méditation 43
  - Méditation 44
  - Méditation 45
  - Méditation 46
  - Méditation 47
  - Méditation 48
  - Méditation 49
  - Méditation 50
  - Méditation 51
  - Méditation 52
  - Méditation 53
  - Méditation 54
  - Méditation 55
  - Méditation 56
  - Méditation 57
  - Méditation 58
  - Méditation 59
  - Méditation 60
  - Méditation 61
  - Méditation 62
  - Méditation 63
  - Méditation 64
  - Méditation 65
  - Méditation 66
  - Méditation 67
  - Méditation 68
  - Méditation 69
  - Méditation 70
  - Méditation 71
  - Méditation 72
  - Méditation 73
  - Méditation 74
  - Méditation 75
  - Méditation 76
  - Méditation 77
  - Méditation 78
  - Méditation 79
  - Méditation 80
  - Méditation 81
  - Méditation 82
  - Méditation 83
  - Méditation 84
  - Méditation 85
  - Méditation 86
  - Méditation 87
  - Méditation 88
  - Méditation 89
  - Méditation 90
  - Méditation 91
  - Méditation 92
  - Méditation 93
  - Méditation 94
  - Méditation 95
  - Info travaux
  - Téléchargements
- Cabbale
- Tarot
- Contact
- Blogs & forums
.