Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
Le double Ka Égyptien
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Livre premier : Introduction, suite. Le troisième sens dont ces hiéroglyphes étaient susceptibles, fut celui de la morale ou des rè-gles de conduite. Et le quatrième enfin était proprement celui de la haute sagesse. On expliquait, par ces prétendues histoires des Dieux, tout ce qu’il y avait de sublime dans la Religion, dans Dieu, et dans l’Univers. C’est là où les Philosophes puisèrent tout ce qu’ils ont dit de la Divinité. Ils n’en faisaient pas un secret à ceux qui pouvaient le comprendre. Les Philosophes Grecs en furent instruits dans la fréquentation qu’ils eurent avec les Prêtres, et l’on en a de grandes preuves dans tous leurs ouvrages. Tous les Auteurs en conviennent ; on nomme même ceux de qui ces Philosophes prirent des leçons. Eudoxe eut, dit-on, pour maître Conophée de Memphis ; Solon, Sonchis de Saïs ; Pythagore, OEnuphée d’Héliopolis, etc. Mais quoi-qu’ils n’eurent rien de caché pour la plupart de ces Philosophes, quant à ce qui regardait la Divinité, et la Philosophie tant morale que physique, ils ne leur apprirent cependant pas à tous cet Art sacerdotal donc nous avons parlé. Qui dit Art, dit une chose pratique. La connaissance de Dieu n’est pas un art, non plus que la connaissance de la morale, ni même de la Philosophie. Les anciens Auteurs nous apprennent qu’Hermès enseigna aux Egyptiens l’Art des métaux et l’Alchimie. Le P. Kircher avoue lui-même, sur le témoignage de l’Histoire et de toute l’Antiquité, qu’Hermès avait voilé l’art de faire de l’or sous l’ombre des énigmes et des hiéroglyphes ; et des mêmes hiéroglyphes qui servaient à ôter au peuple la connaissance des mystères de Dieu et de la Nature. « Il est si constant, dit cet Auteur (OEdypus. Egypt. T. II. p. 2. De Alchym. c. I.), que ces premiers hommes possédaient l’art de faire l’or, soit en le tirant de toutes sortes de matières, soit en transmuant les métaux, que celui qui en douterait, ou qui voudrait le nier, se montrerait parfaitement ignorant dans l’histoire. Les Prêtres, les Rois et les Chefs de famille en étaient les seuls instruits. Cet Art fut toujours conservé dans un grand Secret, et ceux qui en étaient possesseurs gardèrent toujours un profond silence à cet égard, de peur que les laboratoires et le sanctuaire les plus cachés de la Nature, étant découverts au peuple ignorant, il ne tournât cette connaissance au détriment et à la ruine de la République. L’ingénieux et prudent Hermès prévoyant ce danger qui menaçait l’Etat, eut donc raison de cacher cet Art de faire de l’or sous les mêmes voiles et les mêmes obscurités hiéroglyphiques, donc il se servait pour cacher au peuple profane la partie de la Philosophie qui concernait Dieu, les Anges et l’Univers. » Le P. Kircher n’est point suspect sur cet article, puisqu’il a combattu la pierre Philosophale dans toutes les circonstances où il a eu occasion d’en parler. Il faut donc que l’évidence et la force de la vérité lui aient arraché de tels aveux ; sans cela il est assez difficile de le concilier avec lui-même. Il dit dans fa Préface sur l’Alchimie des Egyptiens : « Quelque Aristarques s’élèvera sans doute contre moi de ce que j’entreprends de parler d’un Art que bien des gens regardent comme odieux, trompeur, sophistique, plein de supercheries, pendant que beaucoup d’autres personnes en ont une idée comme d’une science qui manifeste le plus haut degré de la sagesse divine et humaine. Mais qu’il sache que m’étant proposé d’expliquer, en qualité d’OEdipe, tout ce que les Egyptiens ont voilé sous leurs hiéroglyphes, je dois traiter de cette science qu’ils avaient ensevelie dans les mêmes ténèbres des symboles. Ce n’est pas que je l’approuve, ou que je pense qu’on puisse tirer de cette science aucune utilité quant à la partie qui concerne l’art de faire de l’or ; mais parce que toute la respectable Antiquité en parle, et nous l’a transmise sous le sceau d’une infinité d’hiéroglyphes et de figures symboliques. Il est certain que de tous les arts et de toutes les sciences qui irritent la curiosité humaine, et auxquelles l’homme s’applique, je n’en connais point qui ait été attaquée avec plus de force, et qui ait été mieux défendue. » Il rapporte dans le cours de l’ouvrage un grand nombre de témoignages d’Auteurs anciens, pour prouver que cette science était connue chez les Egyptiens ; qu’Hermès l’enseigna aux Prêtres ; et qu’elle était tellement en honneur dans ce pays-là, que c’était un crime digne de mort de la divulguer à d’autres qu’aux Prêtres, aux Rois et aux Philosophes de l’Egypte. Le même Auteur conclut, malgré cous ces té-moignages (De Alchym. AEgypt. C.7), que les Egyptiens ne connaissaient point fa pierre Philosophale, et que leurs hiéroglyphes n’avaient point sa pratique pour objet. Il est surprenant que s’étant donner la peine de lire les Auteurs qui en traitent, pour expliquer par eux l’hiéroglyphe Hermétique dont il donne la figure, et que les copiant, pour ainsi dire, mot pour mot à cet effet, tels que sont les douze traités du Cosmopolite, et l’Arcanum Hermeticae Philosophiae opus de d’Espagnet, etc. le P. Kircher ose soutenir que cette figure et les autres hiéroglyphes ne regardent pas la pierre Philosophale, dont les Auteurs que je viens de citer traitent, comme on dit, ex professo. Puisque tout ce que ces A meurs disent concerne la pierre Philosophale, le P. Kircher n’a dû employer leurs raisonnements que pour cet objet. « Les Egyptiens, dit-il (Loc. cit.) , n’avaient point en vue la pratique de cette pierre ; et s’ils touchent quelque chose de la préparation des métaux, et qu’ils dévoilent les trésors les plus secrets des minéraux ; ils n’entendaient pas pour cela ce que les Alchimistes anciens et modernes entendent ; mais ils indiquaient une certaine substance du monde inférieur analogue au Soleil ; douée d’excellentes vertus, et de propriétés si surprenantes, qu’elles sont fort au-dessus de l’intelligence humaine, c’est-à-dire, une quintessence cachée dans tous les mixtes, imprégnée de la vertu de l’esprit universel du monde, que celui qui, inspiré de Dieu et éclairé de ses divines lumières, trouverait le moyen d’extraire, deviendrait par son moyen exempt de toutes infirmités, et mènerait une vie pleine de douceur et de satisfactions. Ce n’était donc pas de la pierre Philosophale qu’ils parlaient, mais de l’élixir donc je viens de parler. » Si ce que nous venons de rapportée du Père Kircher n’est pas précisément la pierre Philosophale, je ne sais pas en quoi elle consiste. Si l’idée qu’il en avait n’était pas conforme à celle que nous en donnent les Auteurs, tout ce qu’il dit contre elle ne la regarde pas. On peut en juger, tant par ce que nous avons dit jusqu’ici, que par ce que nous en dirons dans la suite. L’objet des Philosophes Hermétiques anciens ou modernes, fut toujours d’extraire d’un certain sujet, par des voies naturelles, cet élixir ou cette quintessence, dont parle le P. Kircher ; et d’opérer, en suivant les lois de la Nature, de manière à le séparer des parties hétérogènes dans lesquelles il est enveloppé, afin de le mettre en état d’agir sans obstacles, pour délivrer les trois règnes de la nature de leurs infirmités ; ce qu’on ne saurait guère nier être possible ; puisque cet esprit universel étant l’âme de la Nature, et la base de tous les mixtes, il leur est parfaitement analogue, comme il l’est par ses effets et ses propriétés avec le Soleil ; c’est pourquoi les Philosophes disent que le Soleil est son père, et la Lune sa mère. Il ne faut pas confondre les Philosophes Hermétiques ou les vrais Alchimistes avec les Souffleurs : ceux-ci cherchent à faire de l’or immédiatement avec les matières qu’ils emploient ; et les autres cherchent à faire une quintessence, qui puisse servir de panacée universelle pour guérir toutes les infirmités du corps humain, et un élixir pour transmuer les métaux imparfaits en or. C’est proprement les deux objets que se proposaient les Egyptiens, suivant tous les Auteurs tant anciens que modernes. C’est cet Art sacerdotal donc ils faisaient un si grand mystère ; et que les Philosophes tiendront toujours enveloppé dans l’obscurité des symboles et les ténèbres des hiéroglyphes. Ils se contenteront de dire avec Haled (Comment, in Hermet.) : « Qu’il y a une essence radicale, primordiale, inaltérable dans tous les mixtes, qu’elle se trouve dans toutes les choses et en tous lieux ; heureux celui qui peut comprendre et découvrir cette secrète essence, et la travailler comme il faut ! Hermès dit aussi que l’eau est le secret de cette chose, et l’eau reçoit sa nourriture des hommes. Marcunes ne fait pas de difficulté d’assurer que tout ce qui est dans le monde se vend plus cher que cette eau ; car tout le monde la possède, tout le monde en a besoin. Abuamil dit, en parlant de cette eau, qu’on la trouve en tout lieu, dans les plaines, les vallées, sur les montagnes ; chez le riche et le pauvre, chez le fort et le faible. Telle est la parabole d’Hermès et des Sages, touchant leur pierre ; c’est une eau, un esprit humide, dont Hermès a enveloppé la connaissance sous des figures symboliques les plus obscures, et les plus difficiles à interpréter. » La matière d’où se tire cette essence renferme un feu caché et un esprit humide ; il n’est donc pas surprenant qu’Hermès nous l’ait représentée sous l’emblème hiéroglyphique d’Osiris, qui veut lire feu caché (Kirch. OEdip. AEgypt. T. I. p. 176.), et d’Isis, qui étant prise pour la Lune, signifie une nature humide. Diodore de Sicile confirme cette vérité, en disant, que les Egyptiens qui regardent Osiris et Isis comme des Dieux, disent qu’ils parcourent le monde sans cesse ; qu’ils nourrissent et font croître tout, pendant les trois saisons de l’année, le Printemps, Eté et Hiver ; et que la nature de ces Dieux contribue infiniment à la génération des animaux, parce que l’un est igné et spirituel, l’autre humide et froid ; que l’air est commun à tous deux ; enfin que tous les corps en sont engendrés, et que le Soleil et la Lune perfectionnent la nature des choses. Plutarque nous assure de son côté, que tout ce que les Grecs nous chantent et nous débitent des Géants, des Titans, des crimes de Saturne, et des autres Dieux, du combat d’Apollon avec Python, des courses de Bacchus, des recherches et des voyages de Cérès, ne différent point de ce qui regarde Osiris et Isis ; et que tout ce qu’on a inventé de semblable avec assez de liberté dans les fables que l’on divulgue, doit être entendu de la même manière, comme ce qui s’observe dans les mystères sacrés, et que l’on dit être un crime de le dévoiler au peuple. Tout étant dans la Nature engendré du chaud et de l’humide, les Egyptiens donnèrent à l’unie nom d’Osiris, à l’autre celui d’Isis, et dirent qu’ils étaient frère et soeur, époux et épouse. On les prit toujours pour la Nature même, comme nous le verrons dans la suite. Quand on voudra ne pas recourir à des subtilités, il sera aisé de découvrir ce que les Egyptiens, les Grecs, etc. entendaient par leurs hiéroglyphes et leurs fables. Ils les avaient si ingénieusement imaginés, qu’ils cachaient plusieurs choses sous la même représentation, comme ils n’entendaient aussi qu’une même chose par di-vers hiéroglyphes et divers symboles : les noms, les figures, les histoires mêmes étaient variés ; mais le fond et l’objet n’étaient point différents. On sait, et il ne faut qu’ouvrir les ouvrages des Philosophes Hermétiques, pour voir au premier coup d’oeil qu’ils ont dans tous les temps, non seulement suivi la méthode des Egyptiens pour traiter de la pierre Philosophale, mais qu’ils ont aussi employé les mêmes hiéroglyphes et les mêmes fables en tout ou en partie, suivant la manière dont ils étaient affectés. Les Arabes ont imité de plus près les Egyptiens, parce qu’ils traduisirent dans leur langue un grand nombre des traités Hermétiques et autres, écrits en langue et style Egyptiens. La proximité du pays, et par conséquents la fréquentation et le commerce plus particulier des deux Nations peut aussi y avoir beaucoup contribué. Cette unanimité d’idées, et cet usage non interrompu depuis tant de siècles forment, sinon une preuve sans réplique, du moins une présomption que les hiéroglyphes des Egyptiens et les fables avaient été imaginés en vue du grand oeuvre, et inventés pour instruire de sa théorie et de sa pratique quelques personnes seulement, pendant qu’à cause des abus et des inconvénients qui en résulteraient, on tiendrait l’une et l’autre cachées au peuple, et à ceux qu’on n’en jugerait pas dignes. Je ne suis donc pas le premier qui ait eu l’idée d’expliquer ces hiéroglyphes et ces fables par les principes, les opérations et le résultat du grand oeuvre, appelé aussi pierre Philosophale, et Médecine dorée. On les voit répandus presque dans tous les ouvrages qui traitent de cet Art mystérieux. Quelques Chymistes ont même fait des traités dans la même vue que moi. Fabri de Castelnaudari donna dans le siècle dernier quelque chose sur les- travaux d’Hercule, sous le titre d’Hercules Philochymicus ; Jacques Tolle voulut embrasser toute la fable dans un petit ouvrage intitulé : Fortuita. Il n’est pas surprenant que l’un et l’autre n’aient pas réussi parfaitement. Le premier paraît avoir lu les Philosophes Hermétiques, mais assez superficiellement, pour n’avoir pas été en état d’en faire une concordance judicieuse, et de pénétrer dans leurs véritables principes. Le second trop entêté de la Chymie vulgaire ne jurait que par Basile Valentin, qu’il n’en entendait sans doute pas, puisqu’il l’explique presque toujours à la lettre, quoique suivant Olaus Bornchius (Prospect. Chym. Celebr.), Basile Valentin soit un des Auteurs Hermétiques des plus difficiles à entendre, tant à cause des altérations qu’on a mises dans ses traités, que par le voile obscur des énigmes, des équivoques, et des figures hiéroglyphiques dont il les a farcis. Michel Maïer a fait un grand nombre d’ouvrages sur cette matière ; on peut en voir l’énumération dans le Catalogue des Auteurs Chymistes, métallurgistes, et Philosophes Hermétiques que M. l’Abbé Lenglet du Fresnoy a inséré dans son histoire de la Philosophie Hermétique, D’Espagnet estimait entre autres ouvrages de Maïer son traite des Emblèmes, parce qu’ils représentent, dit-il, avec assez de clarté aux yeux des clairvoyants ce que le grand oeuvre a de plus secret, et de plus caché. J’ai lu avec attention plusieurs des traités de Michel Maïer, et ils m’ont été d’un si grand secours, que celui qui a pour titre Arcana Arcanissima, a servi de canevas à mon ouvrage, au moins pour sa distribution, car je n’ai pas toujours suivi ses idées. Cet Auteur embrouillait ses raisonnements quand il ne voulait ou ne pouvait pas expliquer cer-tains traits de la fable, soit que le secret si recommandé aux Philosophes lui tint fort à coeur, et qu’il craignît d’être indiscret, soit (comme on pourrait le croire) que sa discrétion fût forcée. Les Philosophes Hermétiques qui ont employé les allégories de la fable, sont pour le moins aussi obscurs que la fable même, pour ceux qui ne sont pas Adeptes ; ils n’ont répandu de lumière sur elle qu’autant qu’il en fallait pour nous faire comprendre que ses mystères n’étaient pas des mystères pour eux. « Souvenez-vous bien de ceci, dit Basile Valentin (Traité du Vitriol.) : travaillez de manière que Paris puisse défendre la belle et noble Hélène ; empêchez que la ville de Troye ne soit ravagée de nouveau par les Grecs ; faites en sorte que Priam et Ménélas ne soient plus en guerre et en affliction ; Hector et Achille seront bientôt d’accord ; ils ne combattront plus pour le sang royal ; ils auront alors une Monarchie qu’ils laisseront même en paix à tous leurs descendants. » Cet Auteur introduit tous les principaux Dieux de la fable dans ses douze Clefs. Raymond Lulle parle souvent de l’Egypte et de l’Ethiopie. L’un enfin emploie une fable, l’autre une autre ; mais toujours allégoriquement. Toutes les explications que je donnerai sont prises de ces Auteurs, ou appuyées sur leurs textes et leurs raisonnements ; elles seront si naturelles, qu’il sera aisé d’en conclure que la véritable Chymie, fut la source des fables, qu’elles en renferment tous les principes et les opérations, et qu’en vain se donne-t-on la torture pour les expliquer nettement par d’autres moyens. Je ne pense pas que tout le monde en convienne ; l’usage s’est introduit d’expliquer les Antiquités par l’histoire et la morale ; cet usage a même prévalu, et s’est accrédité au point que le préjugé fait regarder toute autre application comme des rêveries. On regardera celles-ci dans tel point de vue qu’on voudra, peu m’importe. J’écris pour ceux qui voudront me lire, pour ceux qui ne pouvant sortir du labyrinthe ou ils se trouvent engagés, en suivant les systèmes ci-dessus, chercheront ici un fil d’Ariadne, qu’ils y trouveront certainement ; pour ceux qui, versés dans la lecture assidue des Philosophes Hermétiques, sont plus en état de porter un jugement sain et désintéressé. Ils y trouveront de quoi fixer leurs idées vagues et indéterminées sur la matière du grand oeuvre, et sur la manière de la travailler. Quant à ceux qui, aveuglés par le préjugé ou par de mauvaises raisons, prêtent aux égyptiens, aux Pythagore, aux Platon, aux Socrate et aux autres grands hommes des idées aussi absurdes que celles de la pluralité des Dieux, je les prie seulement de concilier, avec ce sentiment, l’idée de la haute Sagesse que l’on remarque dans tous leurs écrits, et qu’on leur accorde avec raison. Je les renverrai à une lecture de leurs ouvrages plus sérieuse et plus réfléchie, pour y trouver ce qui leur avait échappé. Je n’ai garde d’ambitionner les applaudissements de ceux à qui la Philosophie Hermétique est tout-à-fait inconnue. Ils ne pourraient guère juger de cet ouvrage que comme un aveugle juge des couleurs.
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