Académie d'Hermès
Commentaires et explications du sens ésotérique des Vers Dorés par Fabre d’Olivet Septième examen. Il t’est donné pourtant de combattre et de vaincre Tes folles passions : apprends à les dompter. Il semble que Lysis, prévoyant les mauvaises inductions qu’on pouvait tirer de ce qu’il venait de dire, et comme s’il eût pressenti qu’on ne manquerait pas de généraliser l’influence de la Nécessité sur les actions des hommes, ait voulu d’avance s’opposer au dogme destructeur de la fatalité, en établissant l’empire de la Volonté sur les passions. Ceci est dans la doctrine de Pythagore, le vrai fondement de la liberté de l’homme : car il n’y a, selon ce philosophe, personne de libre que celui qui sait se commander, et le joug des passions est bien plus pesant et plus difficile à secouer que celui des plus cruels tyrans. Cependant Pythagore n’avait pas prescrit, suivant ce que dit Hiérocles, de détruire les passions, ainsi que les stoïciens renseignèrent par la suite ; mais seulement de veiller sur elles et d’en réprimer l’excès, parce que tout excès est vicieux. Il regardait les passions comme utiles à l’homme, et quoique produites en principe par la Nécessité, et données par un destin irrésistible, comme soumises néanmoins dans leur emploi à la Puissance libre de la volonté. Platon avait bien senti cette vérité, et l’avait fortement indiquée dans plusieurs endroits de ses ouvrages : on la trouve surtout dans le second dialogue d’Hippias, où ce philosophe montre évidemment, sans paraître eu avoir le dessein, que l’homme bon ou méchant, vertueux ou criminel, véridique ou menteur, n’est jamais tel que par la puissance de sa volonté, et que la passion qui le porte à la vertu ou au vice, à la vérité ou au mensonge, est nulle par elle-même ; en sorte qu’aucun homme n’est méchant que par la faculté qu’il a d’être bon ; ni bon, que par la faculté qu’il a d’être méchant. Mais l’homme a-t-il la faculté d’être bon ou méchant à son gré, et n’est-il pas irrésistiblement en traîné vers le vice ou la vertu? Voilà une question qui a exercé toutes les têtes pensantes de la Terre, et qui, selon les circonstances, a causé des orages plus ou moins violents. Il faut pourtant bien faire attention à une chose, c’est qu’avant l’établissement du christianisme et l’admission du péché originel, comme dogme fondamental de la religion, aucun fondateur de secte, aucun philosophe célèbre n’avait nié positivement le libre arbitre, et n’avait enseigné ostensiblement que l’homme fût nécessairement déterminé au Mal ou au Bien, et prédestiné de tout temps au vice ou à la vertu, au malheur ou au bonheur éternel. Il est bien vrai que cette fatalité cruelle paraissait souvent découler de leurs principes, comme une conséquence inévitable, et que leurs adversaires la leur reprochaient ; mais presque tous la repoussaient comme une injure ou une fausse interprétation de leur système. Le premier qui donna lieu à cette accusation, dans les temps anciens, fut un certain Mosèhus, philosophe phénicien, qui selon Strabon, vivait avant l’époque où l’on place la guerre de Troie, c’est-à-dire environ douze ou treize siècles avant notre ère. Ce philosophe s’étant détaché de la doctrine théosophique, seule connue de son temps, et ayant cherché la raison des choses dans les choses elles-mêmes, peut être considéré comme le vrai fondateur de la Physique : il fit, le premier, abstraction de la Divinité et de l’intelligence, et prétendit que l’Univers existant par lui-même était composé de particules indivisibles, qui, douées de figures et de mouvements divers, produisaient, par leurs combinaisons fortuites, une série infinie d’êtres, se générant, se détruisant, se renouvellent sans cesse. Ces particules, que les Grecs nommèrent atomes à cause de leur indivisibilité, constituèrent le système particulier qui porte encore ce nom. Leucippe, Démocrite, Epicure, l’adoptèrent en y ajoutant leurs propres idées ; et Lucrèce l’ayant naturalisé chez les Romains, favorisa son passage jusque dans ces temps modernes, où la plupart de nos philosophes n’ont fait que le renouveler sous d’autres formes [1]. Il n’y a point assurément de système d’où la nécessité fatale de toutes choses sorte plus inévitablement que de celui des atomes ; aussi est-il certain que Démocrite fut accusé d’admettre un destin nécessitant, quoiqu’il attribuât, comme Leibnitz, à chaque atome une nature animée et sensitive. On ne sait s’il répondit à cette accusation ; mais on a des preuves certaines qu’Épicure, qui avait moins de droit que lui de la repousser, puisqu’il regardait les atomes comme absolument inanimés, la repoussa néanmoins, et que ne voulant point admettre un dogme subversif de toute morale, il se déclara contre lui, et enseigna la liberté de l’homme. Ce qu’il y a de particulier, c’est que cette fatalité qui paraissait attachée au système des atomes, d’où les promoteurs matérialistes, fidèles à leur principe, banissaient l’influence de la Providence divine, découlait plus naturellement encore du système opposé, où les philosophes spiritualistes admettaient cette Providence dans toute l’étendue de sa puissance. Selon ce dernier système, une seule et même substance spirituelle remplissait l’Univers, et par ses modifications diverses y produisait tous les phénomènes dont les sens y sont affectés. Parménide, Melissus et Zénon d’Elée qui l’adoptèrent, le soutinrent avec beaucoup de succès : ils prétendirent que la matière n’est qu’une pure illusion, qu’il n’y a aucunes choses dans les choses, que les corps et tous leurs accidents ne sont que de pures apparences, et qu’ainsi rien n’existe réellement hors de l’esprit. Zénon d’Elée surtout, qui niait l’existence du mouvement, apportait contre cette existence des objections très difficiles à lever. Les philosophes stoïciens s’attachèrent plus ou moins fortement à cette opinion. Chrysippe, une des plus fermes colonnes du Portique, enseignait que Dieu est l’âme du Monde, et le Monde, l’extension universelle de cette âme. Il disait que par Jupiter il faut entendre la loi éternelle, la nécessité fatale, la vérité immuable de toutes les choses futures. Or il est évident que si, d’après l’expression énergique de Sénèque, ce principe unique de l’Univers a ordonné une fois pour obéir toujours à son propre commandement [2], les stoïciens ne pouvaient éviter le reproche qu’on leur adressait d’admettre la fatalité la plus absolue, puisque l’âme de l’homme n’étant selon eux qu’une portion de la Divinité, ses actions ne peuvent avoir d’autres causes que Dieu même qui les a voulues. Cependant, Chrysippe repoussait le reproche de la même manière qu’Epicure ; il soutenait toujours la liberté de l’homme, malgré la force irrésistible qu’il admettait dans la Cause unique ; et ce qui paraissait une contradiction manifeste, il enseignait que l’âme ne pèche que par l’impulsion de sa propre volonté, et qu’ainsi nul ne doit être reçu à s’excuser de ses fautes sur la destinée. Mais il suffit de réfléchir un moment sur la nature des principes posés par Epicure, par Chrysippe, et par tous ceux qui les avaient précédés ou qui les ont suivis dans leurs opinions divergentes, pour voir que les conséquences tirées par leurs adversaires étaient justes, et qu’ils ne pouvaient les réfuter sans se contredire. Toutes les fois qu’on a prétendu et qu’on prétendra fonder l’Univers sur l’existence d’une seule nature matérielle ou spirituelle, et faire découler de cette seule nature l’explication de tous les phénomènes, on s’est exposé à des difficultés insurmontables, et on s’exposera. C’est toujours en demandant quelle est l’origine du Bien et du Mal, qu’on a fait irrésistiblement crouler tous les systèmes de ce genre, depuis Moschus, Leucippe et Epicure, jusqu’à Spinosa et Leibnitz ; depuis Parménide, Zénon d’Elée et Chrysippe, jusqu’à Berkley et Kant. Car, qu’on ne s’y trompe point, la solution du problème sur le libre arbitre dépend de la connaissance préalable de l’origine du mal, tant qu’on ne pourra point répondre nettement à cette question : d’où vient le Mal ? On ne pourra pas non plus répondre à celle-ci : l’homme est-il libre ? Et que, l’on ne s’y trompe point encore, la connaissance de l’origine du mal, si elle a été acquise, n’a jamais été ouvertement divulguée : elle était profondément ensevelie avec celle de l’unité de Dieu dans les mystères antiques, et n’en sortait qu’enveloppée d’un triple voile. Les initiés s’imposaient un silence sévère sur ce qu’ils appelaient les souffrances de Dieu, sa mort, sa descente aux enfers et sa résurrection. Ils savaient que le serpent était en général le symbole du Mal, et que c’était sous cette forme que Python avait combattu et d’abord déchiré Apollon. Les théosophes ne faisaient point un dogme public de l’unité de Dieu, précisément à cause de l’explication qu’il aurait fallu donner de l’origine du bien et du mal ; car sans cette explication, le dogme en lui-même aurait été incompréhensible. Moyse le sentit parfaitement, et dans le dessein qu’il avait conçu de frapper le peuple dont il était le législateur, d’un caractère aussi extraordinaire qu’indélébile, en fondant son culte sur la publicité d’un dogme jusqu’alors caché au fond des sanctuaires et réservé aux seuls initiés, il ne balança pas à divulguer ce qu’il savait touchant la création du Monde et l’origine du mal. Il est vrai que la manière dont il le fit, couvrait, sous une simplicité et une clarté apparentes, une profondeur et une obscurité presque insondables ; mais la forme qu’il donnait à ce redoutable mystère, suffisait pour appuyer auprès du vulgaire le dogme de l’unité de Dieu, et c’était tout ce qu’il voulait. Or, il est de l’essence de la théosophie d’être dogmatique, et celle de la physique d’être sceptique : le théosophe parle à la foi, le physicien à la raison : la doctrine de l’un exclut la discussion que le système de l’autre admet et même nécessite. Jusqu’alors la théosophie dominant sur la Terre avait enseigné l’influence de la volonté, et la tradition qui s’en était conservée chez toutes les nations du Monde, durant une suite incalculable de siècles, lui donnait la force d’une démonstration. Chez les Indiens, Krishnen ; chez les Persans, Zoroastre ; en Chine, Kong-Tzée ; en Egypte, Thaôth ; parmi les Grecs, Orphée ; Odin même au soin de la Scandinavie ; partout les législateurs des peuples avaient lié la liberté de l’homme au dogme consolateur de la Providence divine [3]. Les peuples accoutumés à révérer dans le polythéisme l’infinité divine, et non son unité, ne trouvaient point étrange d’être guidés, protégés et surveillés dune part, tandis qu’ils restaient, de l’autre, libres de leurs mouvements ; et ils ne s’inquiétaient point de trouver la source du bien et du mal, puisqu’ils la voyaient dans les objets de leur culte, dans ces mêmes Dieux, dont la plupart n’étant ni essentiellement bons, ni essentiellement mauvais, étaient censés leur inspirer les vertus ou les vices qui, librement accueillis par eux, les rendaient dignes de récompense ou de châtiment [4]. Mais lorsque la physique parut, elle changea la face des choses. Les physiciens, substituant l’observation de la nature et l’expérience à la contemplation mentale et à l’inspiration des théosophes, se flattèrent de rendre sensible ce qui était intelligible, et promirent de fonder sur des preuves de fait et de raisonnement tout ce qui jusqu’alors n’avait eu que des preuves de sentiment et d’analogie. Ils mirent au jour le grand mystère de l’Unité universelle, et transformant cette Unité intellectuelle en substance corporelle, la placèrent dans l’eau, dans l’espace infini, dans l’air, dans le feu, d’où ils tirèrent tour à tour l’existence essentielle et formelle de toutes les choses. Les uns, attachés à l’école d’Ionie, posaient comme une maxime fondamentale, qu’il n’y a qu’un principe de tout ; et les autres, attachés à celle d’Elée, partaient de cet axiome que rien ne se fait de rien. Les premiers cherchaient le comment, et les autres le pourquoi des choses ; et tous se réunissaient à dire qu’il n’y a point d’effet sans cause. Leurs divers systèmes, basés sur des principes de raisonnement qui paraissaient incontestables, et appuyés d’une série de conclusions imposantes, eurent d’abord un succès prodigieux ; mais cet éclat pâlit considérablement lorsque bientôt les disciples de Pythagore, et peu après ceux de Socrate et de Platon, ayant reçu de leur maître la tradition théosophique, vinrent arrêter ces physiciens sophistiques au milieu de leurs triomphes, et leur demandant la cause du mal physique et du mal moral, leur prouvèrent qu’ils l’ignoraient ; et que, de quelque façon qu’ils la déduisissent de leur système, ils ne pouvaient éviter d’établir une fatalité absolue, destructive de la liberté de l’homme, laquelle, en ôtant la moralité des actions, en confondant le vice et la vertu, l’ignorance et la sagesse, ne fait plus de l’Univers qu’un épouvantable Chaos. Ceux-ci avaient beau repousser le reproche, et prétendre que la conséquence était fausse, leurs adversaires les poursuivant sur leur propre terrain, leur criaient : Si le principe que vous admettez est bon, d’où vient que les hommes sont méchants et misérables ? Si cet unique principe est mauvais, d’où sortent les biens et les vertus ? Si la nature est l’expression de ce seul principe, comment n’est-elle point constante, et pourquoi sème-t-elle son gouvernement de biens et de maux ? Les matérialistes recouraient vainement à une certaine déviation dans les atomes, et les spiritualistes à une certaine cause adjuvante, assez semblable à la grâce efficace ; les théosophes ne les quittaient pas qu’ils ne les eussent enfermés dans un cercle vicieux, en leur faisant avouer, tantôt que le Principe unique et tout-puissant ne peut songer à tout, tantôt que le vice est utile, et que sans lui il n’y aurait pas de vertu ; paradoxes dont ils n’avaient point de peine à montrer l’absurdité et les conséquences révoltantes. Parcourez toutes les nations du Monde, feuilletez tous les livres qu’il vous plaira, jamais vous ne trouverez la liberté de l’homme, le franc arbitre de ses actions, l’influence de sa volonté sur ses passions, que dans la seule tradition théosophique : Partout où vous verrez des systèmes physiques ou métaphysiques, des doctrines de quelques sortes qu’elles soient, fondées sur un seul principe de l`Univers matériel ou spirituel, concluez hardiment que la fatalité absolue en résulte, et que leurs auteurs se trouvent dans la nécessité de faire de deux choses l’une : ou d’expliquer l’origine du Bien et du Mal, ce qui leur est impossible ; ou d’établir le libre arbitre à priori, ce qui est une contradiction manifeste de leurs raisonnements. Si vous aimez à pénétrer dans les profondeurs métaphysiques, examinez ce point décisif sur cette matière. Moyse fonda son culte sur l’unité de Dieu, et il expliqua l’origine du mal ; mais il se trouva forcé, par la nature même de ce redoutable mystère, d’envelopper son explication d’un tel voile, qu’il resta impénétrable pour tous ceux qui n’en reçurent pas la révélation traditionnelle ; en sorte que la liberté de l’homme ne subsista dans son culte qu’à la faveur de la tradition théosophique, et qu’elle s’y affaiblit et en disparut entièrement avec cette même tradition : c’est ce que prouvent les deux sectes opposées des Pharisiens et des Saducéens qui le divisèrent [5]. Les premiers, attachés à la tradition et allégorisant le texte du Sepher [6], admettaient le libre arbitre ; les autres, la rejetant au contraire, et suivant le sens littéral, établissaient un destin irrésistible auquel tout était soumis. Les Hébreux les plus orthodoxes, et ceux-mêmes qui passaient pour les voyants ou les prophètes de la nation, ne faisaient aucune difficulté d’attribuer à Dieu la cause du Mal [7]. Ils y étaient évidemment autorisés par l’histoire de la chute du premier homme, et par le dogme du péché originel, qu’ils prenaient selon le sens que le vulgaire y attachait. Aussi est-il arrivé, après l’établissement du christianisme et de l’islamisme, que ce dogme, reçu par l’un et l’autre culte, dans toute son étendue et dans toute son obscurité littérale, y a nécessairement amené la prédestination qui n’est, sous un autre mot, que la fatalité des anciens. Mashomed, plus enthousiaste que savant, et plus fort d’imagination que de raisonnement, n’a point hésité un moment à l’admettre comme un résultat inévitable de l’unité de Dieu, qu’il annonçait d’après Moyse [8]. Il est vrai que quelques docteurs chrétiens, lorsqu’ils ont été capables d’en sentir les conséquences, ont nié cette prédestination, et ont voulu, soit en allégorisant le dogme du péché originel, comme Origène, soit en le rejetant tout à fait, comme Pélage, établir le libre arbitre et la puissance de la volonté ; mais il est facile de voir, en lisant l’histoire de l’église, que les chrétiens les plus rigides, tels que Saint-Augustin et l’autorité ecclésiastique elle-même, ont toujours soutenu la prédestination comme découlant nécessairement de la Toute-Puissance et de la Prescience divines, sans lesquelles il n’est point d’Unité. La longueur de cet examen me force à suspendre les preuves que j’allais donner de cette dernière assertion ; mais j’y reviendrai plus loin. [1] Huet. Cens Phil. Cartesian. c. 8. p. 213. Si l’on examine bien les systèmes de Descartes, de Leibnitz et de Newton, on verra qu’en dernière analyse ils se réduisent ou aux atomes, ou aux forces inhérentes qui les meuvent [2] Semel jussit, semper paret, a dit Sénèque. Les lois que Dieu s’est prescrites à lui-même, ajoute-t-il, il ne saurait les révoquer, parce qu’elles ont été dictées par ses propres perfections ; et que le même plan, le même dessein lui ayant plu une fois, doit lui plaire éternellement. (Senec. Proef. ad. Quoest. nat.) [3] La doctrine de Krishnen se trouve spécialement consignée dans le Bhagwat-Ghita, l’un des Pouranas les plus estimés des Brahmes. On trouve dans le Zend-Avesta, et dans le Boun-Dehesh, celle de Zoroastre. Les Chinois ont le Tchun-Tsieou de Kong-Tzée, monument historique élevé à la gloire de la Providence. On a dans le Poemander et l’Asclepius, les idées de Thaôth. Le Livre de Synésius sur la Providence, contient les dogmes des Mystères. Enfin, on peut consulter à la suite de l’Edda, le discours sublime d’Odin, intitulé Havamâl. Le fond de tous ces ouvrages est le même [4] Ceci, comme je l’ai dit dans mon 2ème examen, ne doit s’entendre que du vulgaire. Le savant et l’initié ramenaient facilement à l’Unité cette infinité de Dieux, et connaissaient ou cherchaient l’origine du mal, sans la connaissance de laquelle l’Unité divine est inexplicable [5] Le nom donné à la secte des Pharisiens, signifie en général ce qui est éclairé, illuminé, glorifié, illustré [6] Le nom originel du Livre de Moyse est (sepher) : le nom de Bible, que nous lui donnons, dérive du grec Bibloj, adopté par la traduction dite des Septante [7] Ceci se fonde sur un grand nombre de passages, dont il suffit de citer les suivants. On trouve dans Amos, ch. III, v. 6 : "Arrive-t-il dans une ville quelque malheur dont Jhôah, ne soit pas l’auteur" ? Et dans Ezéchiel, ch. XXI, v. 3. "Ainsi, dit Jhôah, voici, je m’élèverai contre toi, Israël, je tirerai mon épée de son fourreau, je frapperai sur le juste et sur le méchant... sur le juste et sur le méchant... da midi au nord... afin que toute nature humaine sache que moi... Jhôah j’ai tiré l’épée" [8] Mahomed disait de lui-même, qu’il ne possédait point les trésors célestes, qu’il ignorait les mystères, qu’il ne pouvait rien dire de l’essence de l’âme (Koran, ch. 6 et 17) ; et comme il admettait le texte littéral du Sepher, il ne pouvait pas faire autrement que d’annoncer la prédestination. "Dieu, disait-il, tient dans ses mains, les clefs de l’avenir. Lui seul le connaît. Les nations ne sauraient reculer ni avancer l’instant de leur chute" (Koran, c. 6 et 3)
Les Vers Dorés la tradition d’Hermès chez Pythagore Livre : Les Vers Dorés de Pythagore, par Fabre d’Olivet
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