Livre des Métamorphoses d’Ovide, dans la grande tradition d'Hermès. Scylla et Circé (XIV, 1-75) Déjà le dieu qui habite les ondes de l’Eubée a laissé derrière lui l’Etna assis sur le corps des Géants, et la terre des Cyclopes où le soc et des boeufs attelés n’ouvrent point de sillons. Déjà Glaucus s’est éloigné de Zancle et de Rhégium qui s’élève sur le bord opposé, et de ce détroit fameux en naufrages, resserré entre les confins de l’Ausonie et ceux de la Sicile : il fend, de sa main puissante, les flots de la mer Tyrrhénienne, aborde les collines couvertes de plantes où règne Circé, et arrive à son palais rempli d’animaux immondes ou sauvages. Dès qu’il aperçoit la fille du Soleil, qu’il l’a saluée, et en a été salué à son tour : "Déesse, dit-il, prends pitié d’un dieu qui t’implore. Car toi seule, si je t’en parais digne, peux me rendre plus légères les peines de l’amour. Qui mieux que moi reconnaît le pouvoir des plantes, puisque c’est par elles que j’ai changé de nature ? Apprends la cause du mal qui me possède. Sur le rivage d’Italie qui regarde Messine, j’ai vu, j’ai aimé Scylla ; et, je rougis de le dire, promesses et prières, caresses, amour, elle a tout méprisé. "Ô toi ! s’il est quelque vertu dans les paroles magiques, que ta bouche sacrée les prononce ; ou si la force des plantes l’emporte, emploie celles dont tu as éprouvé les charmes les plus puissants. Je ne te demande ni d’affaiblir mon amour, ni de guérir ma blessure : il ne s’agit point d’éteindre mes feux, il faut qu’elle les partage." Il dit, et Circé (car aucune mortelle ne fut plus prompte à s’enflammer à de tels discours, soit que la source de ce penchant soit en elle, soit que Venus ait voulu se venger du Soleil en livrant sa fille aux fureurs de l’amour) répond en ces termes : "Tu ferais mieux de suivre la femme qui ne te fuirait pas, qui désirerait ce que tu désires, et brûlerait avec toi des mêmes feux. Certes, tu méritais d’être aimé. Tu pouvais toi-même prétendre à te voir recherché ; et, si tu promettais du retour, crois-moi, tu serais recherché encore. N’en doute point, et que ta confiance naisse de ta beauté. Moi, déesse et la fille brillante du Soleil, moi à qui les enchantements de la voix et des herbes donnent tant de pouvoir, je désire d’être à toi. Méprise donc qui te méprise, aime celle qui t’aime, et venge d’un même coup, toi d’une ingrate, et moi d’une rivale." "Ah ! reprit Glaucus, on verra les forêts verdir au sein des mers, et l’algue marine croître sur les montagnes, avant que mon amour pour Scylla soit changé !" La fille du Soleil est indignée, et ne pouvant, ni ne voulant perdre le dieu qu’elle aime, sa haine s’enflamme contre celle qu’il lui préfère. Soudain, dans la fureur de ses feux méprisés, elle choisit d’exécrables herbes, en exprime les sucs horribles, et prononce, en les broyant, des paroles infernales. Elle prend sa robe d’azur, traverse la foule des bêtes immondes qui la flattent sur son passage, s’éloigne de sa cour, et, se dirigeant vers Rhégium, s’élance sur les vagues agitées que séparent les deux rives, marche comme sur un rivage solide, et court à pieds secs sur le sommet des flots. Il était une grotte arrondie, aux détours sinueux, où, loin des feux du jour et du courroux des vagues, lorsque au milieu de sa carrière, le Soleil raccourcissait les ombres, Scylla venait chercher, dans une onde tranquille, la fraîcheur et le repos. Circé infecte l’antre, et le souille de ses poisons les plus puissants ; elle y répand les sucs qu’elle a tirés de ses racines funestes, murmure, à trois reprises, des mots mystérieux et nouveaux, et neuf fois répète ses noirs enchantements. Scylla vient, et déjà elle était à moitié descendue dans l’onde, lorsqu’elle se voit entourée de monstres hurlants. D’abord elle ne croit pas qu’ils fassent partie de son corps : elle s’éloigne, fuit et craint leur rage écumante ; mais, en fuyant, elle entraîne les monstres : elle cherche ses flancs, ses jambes, et ses pieds : partout à leur place elle ne trouve que des gueules de Cerbère, qu’une horrible ceinture de chiens aboyants sans parties inférieures, attachés par le dos autour de son corps. Glaucus pleura celle qu’il aimait ; il détesta l’amour de Circé et l’usage qu’elle avait fait de son art si funeste. Scylla ne quitta point le lieu témoin de son malheur ; et bientôt elle se vengea de sa rivale en faisant périr les compagnons d’Ulysse. Elle allait aussi submerger les vaisseaux des Troyens, lorsqu’elle fut changée en rocher, écueil redoutable qu’on voit encore dans cette mer, et que le nautonier évite d’approcher. Livre des Métamorphoses d’Ovide : Les Cercopes (XIV, 75-100) Les Troyens, à force de rames, s’étaient éloignés de Scylla et de l’avide Charybde. Déjà ils voyaient les rivages de l’Ausonie, lorsque la tempête les jette sur les Syrtes africains : Didon y reçoit Énée dans son palais : elle l’aime ; et lorsque cet époux trop cher l’abandonne, elle ne peut plus supporter la vie. L’infortunée, feignant un sacrifice aux dieux, fait élever un bûcher, s’étend sur ce lit funèbre, s’y perce le sein, et, trompée par Énée, trompe elle-même toute sa cour. Après avoir quitté les nouveaux murs qui s’élèvent au milieu des sables de la Libye, Énée est reporté vers le mont Éryx, où le reçoit Aceste, son ami. Il offre un sacrifice sur le tombeau de son père, et se rembarque sur les vaisseaux, où, par ordre de Junon, Iris avait porté la flamme. Il laisse bientôt derrière lui le royaume d’Éole, et les îles où le soufre enflammé s’élance dans les airs, et les écueils des perfides Sirènes. Privé de son pilote, Palinure, il côtoie les îles d’Inarimé, de Prochyté, et de Pithécuses aux stériles rochers, qui a conservé le nom de ses habitants. Le souverain des dieux, irrité de la mauvaise foi et des parjures des Cercopes, fit prendre à ce peuple trompeur la figure d’un animal difforme, et, sous de nouveaux traits, les Cercopes parurent différer de l’homme et lui ressembler. Leurs membres se contractèrent, leur nez s’aplatit, presque effacé de leur front ; Jupiter sillonna leur visage de vieilles rides, couvrit leur corps d’un poil fauve, et les relégua dans cette île. Déjà il leur avait ôté l’usage de la parole, dont ils ne se servaient que pour le parjure, et il ne leur laissa, pour pouvoir se plaindre, qu’un rauque murmure. Livre des Métamorphoses d’Ovide : La Sibylle (XIV, 101-153) Après avoir franchi ces îles, et laissé à droite les murs de Parthénope, à gauche le tombeau du trompette Misène, Énée aborde aux rivages de Cumes, qu’infecte l’algue marécageux. Il pénètre dans l’antre de la Sibylle antique, et la prie de le conduire, par l’Averne, auprès des mânes de son père. La Sibylle lève enfin les yeux qu’elle a longtemps tenus baissés vers la terre, et, pleine du dieu qui l’agite et l’inspire : "Tu demandes, dit-elle, de grandes choses, héros célèbre dont le bras s’est signalé par l’épée, dont la piété a été éprouvée dans les flammes. Mais rassure-toi, ta prière est accordée. Je vais te conduire : tu verras les demeures de l’Élysée, et les derniers royaumes du monde, et l’ombre de ton père. Il n’est point de chemin inaccessible à la vertu." Elle dit, et, montrant le rameau d’or dans la forêt de la déesse de l’Averne, elle commande au héros de le détacher du tronc : il obéit, et vit les richesses du formidable Pluton, les mânes de ses aïeux, et la vieille ombre du magnanime Anchise. Il connut les lois de l’empire des morts, et les dangers qui l’attendaient dans de nouvelles guerres Revenant sur ses pas, toujours guidé par la Sibylle, Énée trompe, en s’entretenant avec elle, la fatigue du retour. Tandis qu’à travers d’épais crépuscules, il poursuit cet horrible chemin : "Que tu sois, dit-il, une déesse favorable aux mortels, ou que tu sois seulement une mortelle agréable aux dieux, je t’honorerai toujours comme une divinité, et je reconnaîtrai que, par toi, j’ai pu descendre aux sombres lieux où règne la mort, et m’échapper vivant de son empire. Pour des bienfaits si grands, dès que j’aurai revu la lumière des cieux, j’élèverai des temples en ton honneur, et l’encens fumera sur tes autels." La Sibylle le regarde, soupire, et dit : "Je ne suis point déesse : ne juge point digne de l’honneur de l’encens une faible mortelle. Et, afin qu’ignorant mon destin, tu ne t’égares, apprends qui je suis. L’immortalité m’était promise par Apollon, des jours sans fin m’étaient offerts pour prix de ma virginité. Mais, tandis qu’il espère, et que, par ses dons, il cherche à me séduire : "Choisis, dit-il, vierge de Cumes, forme des voeux, et tes voeux seront accomplis." Je lui montre du sable amassé dans ma main, et je le prie, insensée que j’étais, de m’accorder des années égales en nombre à ces grains de poussière. "J’oubliai de demander, en même temps, le don de ne point vieillir ; cependant il me l’offrait, il me promettait une jeunesse éternelle, si je voulais répondre à ses désirs. Je rejetai les dons d’Apollon, et je suis vierge encore. Mais l’âge le plus heureux a fui; la pesante vieillesse est venue d’un pas chancelant, et je dois la supporter longtemps ; car, quoique déjà sept siècles se soient écoulés devant moi, il me reste à voir encore trois cents moissons et trois cents vendanges, avant que mes années égalent en nombre les grains de sable qui mesurent ma vie. Le temps viendra où un plus long âge raccourcira mon corps, où, consumés par la vieillesse, mes membres seront réduits à la plus légère étendue. Alors je ne paraîtrai avoir pu ni charmer un dieu, ni mériter de lui plaire. Peut-être Apollon lui-même ne me reconnaîtra plus, ou il niera de m’avoir aimée. Et tel sera mon changement, qu’invisible à tous les yeux, je ne serai connue que par la voix : les destins me laisseront la voix." Livre des Métamorphoses d’Ovide : Achéménide chez Polyphème (XIV, 154-222) Tandis que la Sibylle parlait ainsi, le héros troyen, traversant les chemins profonds de l’Averne, sort enfin du royaume des morts, et rentre dans la ville de Cumes. Il fait aux dieux les sacrifices accoutumés, et aborde au rivage qui ne portait pas encore le nom de sa nourrice. Là, dégoûté de ses longs voyages, s’était arrêté Macarée, né à Ithaque, et l’un des compagnons du sage Ulysse. Il venait de reconnaître Achéménide, qui fut abandonné sur les rochers de l’Etna. Surpris de le retrouver et de le revoir vivant : "Quel hasard, ou quel dieu, dit-il, a conservé Achéménide ? Comment un Grec se trouve-t-il sur une flotte barbare ? et quelle terre cherches-tu avec les Troyens ? " Achéménide, que ne couvrent plus de vils lambeaux attachés avec des épines, Achéménide, redevenu lui-même, répond : "Que je revoie encore l’horrible Polyphème et le sang humain découlant de ses lèvres, si les vaisseaux d’Ithaque et si ma patrie me sont désormais plus chers que les Troyens, si je respecte moins Énée que mon père ! Jamais, quoi que je puisse faire, je ne reconnaîtrai assez les bienfaits de ce héros. Si je te parle et si je respire, si je vois le ciel et sa vive lumière, puis-je être ingrat et oublier que c’est à lui que je le dois ! C’est par lui que ma vie ne s’est point éteinte dans la bouche du Cyclope ; et maintenant je puis mourir, mon corps sera reçu dans un tombeau, et non dans les entrailles de ce monstre. "Juge, à moins que la frayeur ne m’eût ôté tout sentiment, quel fut mon désespoir, lorsque, abandonné sur le rivage, je vous vis gagner la haute mer ! Je voulus crier, mais je craignis de me livrer à l’ennemi : la voixd’Ulysse avait été presque fatale à votre vaisseau. Je vis le Cyclope déraciner et pousser dans les ondes un immense rocher. Je le vis jeter, de son bras gigantesque, des rocs énormes, qu’on eût dit lancés par des machines de guerre ; et je frissonnai, craignant que les flots soulevés par ces masses, n’engloutissent, ou que ces masses elles-mêmes ne brisassent, votre navire, oubliant, en ce moment, qu’il ne me portait pas. "À peine la fuite vous avait dérobés à une mort horrible, le Cyclope furieux parcourt tout l’Etna et le remplit de ses gémissements. Privé de son oeil, il écarte de la main les arbres pour s’ouvrir un passage, heurte les rochers, et, tendant ses bras ensanglantés sur l’onde, s’emporte en exécrations contre les Grecs : "Oh ! s’écriait-il, si quelque hasard me ramenait Ulysse ou quelqu’un de ses compagnons, sur qui s’exerçât ma colère, dont je pusse dévorer les entrailles, et de ma main déchirer les membres palpitants ; dont le sang inondât ma gorge altérée, et dont les ossements brisés criassent sous mes dents, combien la perte de mon oeil me deviendrait insensible ou légère !" "Ainsi parla le Cyclope en ajoutant d’autres imprécations. Je pâlissais d’horreur voyant son visage souillé de carnages récents, ses mains cruelles, la vaste orbite où fut son oeil, ses membres effroyables, et sa barbe épaissie dans le sang humain. La mort était devant mes yeux, mais la mort était le moindre de mes maux. Déjà je me voyais, surpris par le monstre, descendre vivant dans ses entrailles. J’avais toujours présente l’horrible image du temps où je l’avais vu saisir deux de mes compagnons, meurtrir trois ou quatre fois leurs corps sur la terre, se jeter sur eux comme un lion affamé, dévorer leurs membres déchirés, leurs intestins, leurs chairs encore vivantes, la moelle de leurs os brisés, et les engloutir dans son avide sein, La terreur m’avait envahi, et le sang s’était arrêté dans mes veines, en voyant le monstre mâcher ces mets funestes, les rejeter de sa bouche, et les vomir entassés dans des flots de vin. "Je ne voyais dans ma misère que l’attente d’un sort pareil. De longs jours s’écoulèrent, tandis que, caché, tremblant au moindre bruit, craignant la mort et désirant de mourir, n’ayant pour assouvir ma faim que le gland, l’herbe, et les feuilles des forêts ; je vivais seul, privé de tout, sans espoir, réservé aux souffrances et à la mort. Enfin, j’aperçus au loin un navire, je courus au rivage, mes gestes suppliants excitèrent la pitié, et un Grec fut reçu sur un vaisseau troyen. "Mais toi-même, ô le plus cher de mes compagnon, apprends-moi tes aventures, celles d’Ulysse et de tous ceux qui se sont confiés à la mer avec toi."
Tiepolo : Mercure et Énée
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D’Hermès à Ovide la tradition du monde : Livre des Métamorphoses, l'hermétisme de l'analogie.
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